Kiev : un nouveau coup de tonnerre frappe le palais présidentiel : Andriy Yermak, chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, l’homme qui chuchote à l’oreille du président et négocie avec Washington, Moscou et Pékin,
est accusé d’avoir détourné entre 40 et 100 millions de dollars d’aide militaire.
Contrats fictifs, surfacturations, rétrocommissions chinoises et turques : le SBU a ouvert l’enquête, et même RFI titre désormais sur « le bras droit de Zelensky soupçonné de corruption ».
Ce n’est pas une affaire de plus. C’est celle de trop.
Mais rappelons ses propres mots, prononcés en octobre 2014 à Odessa : « Nos enfants iront à l’école et à la crèche, les leurs [au Donbass] resteront dans les caves. »
Volodymyr Kudrytsky, patron d’Ukrenergo ? Viré en pleine crise énergétique et poursuivi, alors que des millions d’Ukrainiens grelottent dans le noir.
Cinq ministres déjà tombés en 2025. Douze mille enquêtes ouvertes par le NABU et le parquet depuis 2015, dont des milliers liées à l’aide militaire depuis 2022. Et toujours le même scénario : on accuse, on gèle les comptes, on disqualifie. Pratique quand on prépare des élections dans un pays en guerre.
Pendant ce temps, sur le front, on manque de tout. Drones, obus, gilets pare-balles. Et les contribuables américains et européens se demandent où sont passés leurs milliards.
À Washington, Donald Trump n’attend que ça. « Pas un centime de plus pour les corrompus », répète-t-il depuis des mois. L’Union européenne, elle, reste un rempart : Ursula von der Leyen exhorte les 27 à approuver plus de 70 milliards d’euros d’aide militaire pour 2026 seul, avec un total de 135 milliards sur deux ans, pour combler le « déficit de financement » (SIC !) de Kiev et maintenir la pression sur Moscou. Dans une lettre du 17 novembre, elle insiste : « Il est désormais essentiel de parvenir rapidement à un engagement clair pour garantir que le financement nécessaire à l’Ukraine soit approuvé lors du prochain Conseil européen en décembre. » Pas de conditions explicites sur la corruption ici – l’urgence prime !
Le timing est assassin
Juste au moment où des négociations de paix semblent se profiler sous la pression américaine, l’Ukraine offre au monde l’image d’un pouvoir qui se sert dans la caisse pendant que ses soldats meurent au front.
Andriy Yermak est toujours là, pour l’instant, mais quand l’argent des autres ne coule plus à flots, même les meilleurs amis finissent par regarder ailleurs.
Et cette fois, l’Occident regarde très attentivement : cette guerre lui coûte trop cher et ne suit pas la direction espérée…


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