Dans un contexte où les débats sur les vaccins contre la COVID-19 continuent de diviser l’opinion publique, la biostatisticienne française Christine Cotton, ancienne dirigeante d’une entreprise de recherche clinique (CRO), a partagé sur X (anciennement Twitter) la version la plus récente de son rapport exhaustif sur les essais cliniques menés par Pfizer pour son vaccin à ARNm. Ce document de 432 pages, intitulé Évaluation des pratiques méthodologiques mises en œuvre dans les essais cliniques Pfizer dans le développement de ses vaccins à ARN-messager contre la COVID-19 en regard des Bonnes Pratiques Cliniques, est soumis à un copyright strict et ne peut être utilisé sans l’accord de l’auteure. Daté du 27 janvier 2025, il met en lumière de graves irrégularités méthodologiques et soulève des questions sur la validité des données qui ont conduit à l’autorisation et à la distribution massive du vaccin.
Le contexte de la publication
Le 26 janvier 2026, Christine Cotton, sous le pseudonyme @StatChrisCotton, a posté sur X un message annonçant la diffusion de cette mise à jour.
Elle y explique que le rapport a servi de base à plusieurs actions judiciaires, notamment des plaintes contre les autorités sanitaires, un recours pour abus de pouvoir contre l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) et une plainte pénale pour tromperie aggravée et administration d’une substance sans consentement.
Selon ses termes, ce document démontre que « le produit injecté à la population n’est pas celui de l’essai clinique aux 95% d’efficacité tant vantée par les politiques, journalistes et médecins de plateau ». Elle affirme également qu’au moment de l’autorisation, il n’existait « aucun résultat ni d’efficacité, ni de tolérance », et met en évidence des résultats incomplets, des risques multiples, des informations manquantes, ainsi que des problèmes méthodologiques graves, voire des fraudes, invalidant l’ensemble des conclusions.
Christine Cotton, qui se décrit comme une lanceuse d’alerte avec plus de 25 ans d’expérience dans l’industrie pharmaceutique, invite les lecteurs à au moins consulter la conclusion du rapport, qu’elle qualifie de « sans appel ». Elle dénonce ce qu’elle appelle « le plus gros scandale de l’histoire de l’industrie pharmaceutique », impliquant mensonges, manipulations de masse et refus de reconnaître les victimes. La publication, accompagné d’une image de la couverture du rapport, a rapidement généré des milliers d’interactions : plus de 5.000 likes, 2.800 reposts et près de 100.000 vues en quelques heures.
Résumé des principaux points du rapport
Le rapport évalue les pratiques méthodologiques employées par Pfizer dans le développement de ses vaccins à ARNm contre la COVID-19, en les confrontant aux Bonnes Pratiques Cliniques (BPC), des normes internationales régissant les essais sur l’humain pour garantir la fiabilité des données, la protection des participants et l’intégrité scientifique. Christine Cotton se concentre sur les essais pivots, y compris ceux pour les adultes, les adolescents, les enfants et les boosters, ainsi que sur les vaccins bivalents.
Parmi les critiques principales :
- Différences entre les Produits Testés et Distribués : L’auteure argue que le vaccin administré à la population (fabriqué via le « Processus 2″, une méthode industrielle à grande échelle) n’est pas identique à celui utilisé dans les essais cliniques principaux (basé sur le « Processus 1″, une production à petite échelle). Selon elle, seuls environ 250 participants ont reçu la version du Processus 2, ce qui remet en question la quantité de données de sécurité disponibles pour le produit final. Cela impliquerait que les affirmations d’une efficacité de 95 % ne s’appliquent pas au vaccin distribué.
- Problèmes Méthodologiques et Violations des BPC : Le document identifie de multiples irrégularités, telles que des données incomplètes, des éditions tardives des fichiers de cas (CRF) après les dates de coupure officielles, et des anomalies dans la gestion des événements indésirables. Par exemple, des effets secondaires graves auraient été requalifiés en « symptômes COVID » pour minimiser leur impact, et des participants auraient été exclus des analyses sans justification claire. Christine Cotton pointe également des fraudes potentielles, comme des incohérences dans les dates de cut-off et des modifications postérieures aux demandes d’autorisation.
- Efficacité, Tolérance et Immunogénicité : Les conclusions sur l’efficacité sont invalidées en raison de biais dans les essais, notamment le « crossover » (où les participants du groupe placebo reçoivent le vaccin après un certain temps, rendant les comparaisons impossibles). Pour la tolérance, le rapport note des risques multiples non évalués adéquatement, comme des effets sur les femmes enceintes ou les nourrissons. L’immunogénicité (capacité à induire une réponse immunitaire) est jugée mal documentée, avec des résultats partiels et des informations manquantes sur les variants.
- Autorisations et Suivi Post-Marketing : Christine Cotton critique les autorisations conditionnelles accordées sans données complètes, y compris pour les extensions aux enfants (dès 6 mois) et aux boosters. Elle analyse les rapports de pharmacovigilance (PSUR) et les plans de gestion des risques, soulignant des lacunes persistantes même après des années de distribution.
Le rapport structure ses analyses autour des essais clés : l’essai pivot C4591001 pour les adultes, les extensions pour les plus jeunes, et les études sur les vaccins bivalents. Il s’appuie sur des documents publics de Pfizer, des agences réglementaires (comme l’EMA et la FDA) et des audits indépendants, comme celui de DailyClout, auquel Cotton a contribué.
Réactions et controverse
La publication a suscité des réactions vives. De nombreux soutiens, comme ceux de l’avocate Elizabeth Oster ou de l’infirmière Marylouve, saluent le travail de Christine Cotton et lui souhaitent un prompt rétablissement (l’auteure mentionne ne pas aller mieux, sans préciser son état). D’autres expriment leur gratitude pour ses « alertes » et appellent à une reconnaissance judiciaire des victimes.
Cependant, des voix critiques se font entendre. Un utilisateur, a répondu avec une analyse détaillée débunkant le rapport, le qualifiant de « cathédrale de sable » et de « Gish Gallop » (une technique rhétorique noyant sous les arguments). Il argue que les processus 1 et 2 partagent le même ARNm (confirmé par séquençage), que les 3.410 « fantômes » correspondent à des réactions normales (comme la fièvre post-vaccinale), et que le crossover respecte la Déclaration d’Helsinki pour des raisons éthiques. Il lie à une contre-analyse complète, soulignant que les allégations de fraude ne tiennent pas face à la logique scientifique.
Des fact-checks, comme celui de Science Feedback, corroborent ces points : le Processus 2 a été testé sur des milliers de participants dans les essais, et les deux méthodes produisent un vaccin équivalent en composition. Ces critiques rappellent que Christine Cotton a déjà diffusé des informations contestées sur les vaccins, bien que ses analyses soient basées sur des données publiques.
Implications et appel à la vigilance
Ce rapport, bien que controversé, illustre les tensions persistantes autour de la transparence dans l’industrie pharmaceutique. Christine Cotton conclut que les essais de Pfizer invalident toute conclusion fiable sur l’efficacité, la tolérance et l’immunogénicité, appelant à une réévaluation des autorisations et à une reconnaissance des effets secondaires.
Elle insiste sur la vigilance future face aux campagnes de vaccination.
Compte tenu du copyright, ce résumé repose sur les éléments publics du post et du résumé introductif du document. Pour une lecture complète, consultez le site de l’auteure, en respectant les droits d’auteur. Alors que les débats scientifiques et judiciaires se poursuivent, ce document renforce l’appel à une enquête approfondie sur l’un des chapitres les plus discutés de la pandémie.


Laisser un commentaire