En janvier 2026, de nombreuses publications virulentes ont mis en lumière un dossier explosif : la vente de LMB Aerospace, un fleuron français de l’aéronautique et de la défense, à un groupe américain. Cette transaction, entachée d’une enquête judiciaire et approuvée par le gouvernement contre l’avis des experts militaires, s’inscrit dans une série de cessions qui érodent systématiquement l’indépendance nationale. Alors que la France prône le réarmement et la souveraineté, cette affaire révèle un système où les intérêts financiers priment sur la sécurité nationale, avec des soupçons de proximité entre le pouvoir et les fonds d’investissement.
L’acquisition controversée de LMB aerospace par Tikehau capital
LMB Aerospace, spécialisée dans la conception et la production de ventilateurs électriques haute performance et de systèmes de refroidissement, joue un rôle stratégique dans l’industrie française. Ses composants équipent des équipements vitaux comme les avions Rafale, les chars Leclerc, le porte-avions Charles-de-Gaulle, des sous-marins nucléaires, des hélicoptères militaires et même des TGV. Début 2022, le fonds d’investissement français Tikehau Capital a racheté cette entreprise dans des conditions opaques, bénéficiant de 150 millions d’euros d’argent public alloués pendant la pandémie pour soutenir des acteurs stratégiques de l’aéronautique.
Mais dès le début, des irrégularités émergent. Le Parquet national financier (PNF) ouvre une enquête préliminaire au début de 2025, suite au signalement d’un lanceur d’alerte – un ancien cadre de Tikehau.
Ce dernier fournit des documents internes indiquant que le fonds aurait obtenu des informations confidentielles sur les offres concurrentes lors du rachat de LMB.
Des perquisitions ont lieu en juillet 2025, confirmant des « versements suspects » qui auraient permis à Tikehau de remporter l’affaire (voir ici). Ces allégations soulèvent des questions sur la transparence et l’équité des transactions impliquant des actifs stratégiques.
La vente à Loar group : un profit juteux au détriment de la nation
Moins de quatre ans après son acquisition, Tikehau annonce en février 2025 des négociations exclusives pour vendre LMB à Loar Group, un spécialiste américain des composants aéronautiques et de défense coté à la Bourse de New York. Le montant : 367 millions d’euros, plus l’assomption de la dette, permettant à Tikehau de réaliser une plus-value magistrale d’environ 200 millions d’euros. La transaction est finalisée le 26 décembre 2025, après l’obtention des autorisations réglementaires.
Cette vente se fait contre l’avis de la Direction générale de l’armement (DGA), qui alerte sur les risques pour la souveraineté. Malgré cela, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, valide l’opération peu avant Noël 2025, sans imposer initialement l’entrée de Bpifrance au capital. Ultérieurement, une clause dite « bazooka » est activée : un fonds aéronautique français (géré par Airbus, Safran, Dassault, Thales et… Tikehau) acquiert une action de préférence dans l’entreprise cédée, censée préserver un minimum de contrôle. Mais pour les critiques, cela ne suffit pas : LMB passe sous contrôle américain, exposant la France à des dépendances technologiques et à des vetos potentiels sur ses exportations militaires.
Les liens troublants avec la « macronie »
Tikehau Capital est réputé proche du pouvoir macroniste. En juillet 2025, le fonds recrute Ombeline Gras, une ancienne conseillère d’Emmanuel Macron, comme directrice des projets spéciaux. Cette proximité alimente les soupçons d’un système où l’argent public sert à engraisser des acteurs privés, au détriment de l’intérêt national. Comme l’a dénoncé Philippot, « l’État est-il là pour laisser des fonds financiers s’engraisser sur le dos de nos fleurons les plus stratégiques ? »
Cette affaire rappelle le scandale Alstom, où Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, a supervisé la vente à General Electric en 2014, entraînant des pertes d’emplois et de savoir-faire. Depuis, les cessions se multiplient : en 2025-2026, Exaion (filiale blockchain d’EDF) à Mara Holdings (USA), Monaco Marine à Safe Harbor Marinas (USA), Opella à CD&R (USA), Biogaran à BC Partners (UK), et bien d’autres. Plus de 1 500 entreprises françaises ont été vendues à des intérêts américains depuis 2014, souvent avec des financements publics initiaux.
Un contexte de déclassement industriel et de soumission à l’UE
Ces ventes s’inscrivent dans une politique plus large sous Macron, accusée de transférer la souveraineté française à une Union européenne massivement rejetée par le peuple. Le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen (rejeté à 54,67 %) et celui de Maastricht en 1992 illustrent ce désaveu, pourtant ignoré par des traités ultérieurs. Les sondages récents montrent que seuls 33 % des Français font confiance à l’UE, avec 27 % favorables à un Frexit en 2025.
Les politiques macronistes accélèrent la désindustrialisation : fermetures d’usines comme Brandt (700-750 emplois perdus en 2025), accords de libre-échange comme Mercosur nuisant à l’agriculture, et un Pacte vert européen imposant des normes coûteuses. Dans la défense, l’ouverture aux fournisseurs non français affaiblit l’industrie nationale, favorisant l’Allemagne et les États-Unis. Le budget allemand de réarmement (plus de 100 milliards d’euros) et les doublons d’exportations d’armes soulignent une concurrence inégale au sein de l’UE. Résultat : la part de l’industrie dans le PIB français a chuté sous les 10 %, avec 2,5 millions d’emplois perdus depuis les années 1970.
Ces équipements stratégiques, comme le Rafale, le Leclerc et le Tigre, symbolisent ce qui est en jeu : une perte de contrôle sur les technologies de défense, rendant la France vulnérable à des pressions étrangères.
Les implications pour la souveraineté nationale
Cette affaire expose une menace croissante : la cession d’entreprises stratégiques transfère non seulement des technologies, mais aussi des emplois, des brevets et des revenus fiscaux. Avec des centaines d’opérations autorisées annuellement (seulement six refus en 2024-2025), la France devient attractive pour les investisseurs étrangers, mais au prix d’une dépendance accrue vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. Dans la défense, cela pourrait imposer l’aval de Washington pour exporter des Rafale.
Sur les réseaux, les réactions fusent : « La macronie a déjà cédé 4 fleurons en 2026. Et nous ne sommes qu’en janvier. » Des appels à une commission d’enquête parlementaire se multiplient, soulignant que ces ventes politisent l’économie et exposent à des chantages géopolitiques.
Un appel à la résistance
Le cas LMB Aerospace n’est pas isolé ; c’est le symptôme d’une politique qui vend la souveraineté française à des intérêts étrangers et à une UE fédéraliste rejetée par les citoyens. Face à cette hémorragie, il est urgent de renforcer les contrôles sur les investissements étrangers, de prioriser les achats nationaux et de réaffirmer l’indépendance. Sans cela, la France risque de devenir définitivement un simple vassal, perdant son rayonnement industriel et militaire. Une commission d’enquête s’impose pour faire la lumière sur ces « scandales d’État » et protéger l’avenir de la nation.


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