L’Espagne cède au laxisme migratoire : Pedro Sánchez régularise un demi-million de clandestins

L’Espagne cède au laxisme migratoire : Pedro Sánchez régularise un demi-million de clandestins

En cette année 2026, l’Espagne franchit un cap dans sa politique d’immigration permissive. Le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a annoncé une régularisation massive de près de 500.000 immigrés illégaux, une mesure qui suscite un tollé général au sein de l’opposition et au-delà des frontières, notamment en France.

Cette décision, présentée comme une réponse humanitaire et économique, apparaît plutôt comme une capitulation face aux exigences de la gauche radicale, risquant d’ouvrir grand les portes à une immigration incontrôlée.

Une régularisation aux conditions minimales

Selon les détails révélés, cette régularisation concerne environ un demi-million de personnes installées illégalement en Espagne, représentant près de la moitié des clandestins estimés dans le pays, sur une population totale de 49 millions d’habitants. La majorité d’entre eux, entre 80 et 90 %, proviennent d’Amérique latine, facilitant leur intégration linguistique mais posant des questions sur la sélection des profils. Les critères d’éligibilité sont d’une légèreté déconcertante : il suffit d’avoir résidé en Espagne avant le 31 décembre 2025, avec une présence continue d’au moins cinq mois, prouvée par des documents anodins comme des factures, des certificats municipaux ou des rapports médicaux. L’absence d’antécédents judiciaires ? Une simple déclaration sur l’honneur suffit, un aspect hautement polémique qui ouvre la voie à des abus potentiels.

Une fois le dossier déposé, les demandeurs obtiennent immédiatement un statut légal provisoire, leur permettant de résider et de travailler en Espagne pendant le traitement de leur demande. En cas d’acceptation, ils reçoivent un titre de séjour et de travail d’un an, renouvelable indéfiniment, tandis que leurs enfants mineurs bénéficient d’un permis de cinq ans. Cette procédure, qui entrera en vigueur dès avril 2026, marque un retour en force du laxisme migratoire, inédit depuis deux décennies en Espagne.

Pressions de la gauche radicale et contournement démocratique

Pedro Sánchez, à la tête d’un gouvernement minoritaire, cède aux pressions de ses alliés de l’extrême gauche, notamment Podemos et Sumar, qui militent depuis longtemps pour cette mesure. Ces partis dépeignent les clandestins comme victimes d’un « esclavage moderne », contraints au travail au noir dans des conditions indignes.

Pour éviter un débat parlementaire incertain, où la mesure n’aurait probablement pas obtenu de majorité, Sánchez opte pour un décret royal, une parade monarchique au service des euromondialistes.

Cette manœuvre contourne le Congrès des députés, où la droite nationale, du Parti populaire (PP) à Vox, s’oppose farouchement à cette régularisation en masse.

Le PP, équivalent des Républicains en France, plaide pour des régularisations au cas par cas, tandis que Vox dénonce une tentative de « remplacement du peuple espagnol« . Cette décision consolide la coalition fragile de Sánchez, mais au prix d’une fracture politique profonde.

Soutiens et justifications économiques controversées

Malgré l’opposition, une partie de la société civile espagnole appuie cette initiative. Une pétition populaire (ILP) a recueilli entre 600.000 et 700.000 signatures, soutenue par près de 900 associations, dont la Conférence des évêques d’Espagne et le Secours catholique (voir ici). Au-delà des arguments humanistes, le gouvernement invoque des motifs économiques : l’immigration aurait contribué à 80 % de la croissance espagnole ces six dernières années, avec un PIB en hausse de 2,8 % en 2025. Cette régularisation vise à sécuriser une main-d’œuvre bon marché dans des secteurs en tension comme l’agriculture, la construction, l’hôtellerie et le tourisme, où les salaires sont souvent précaires.

Pourtant, ces justifications masquent une réalité :

en intégrant ces travailleurs au système, l’Espagne renforce sa dépendance à une immigration low-cost, au détriment des nationaux et de la cohésion sociale.

Pedro Sánchez se positionne ainsi en « homme de gauche » face à une Europe qui durcit ses discours sur l’immigration.

Un appel d’air pour l’Europe ?

Si la plupart des régularisés sont hispanophones, limitant leur mobilité vers la France, cette mesure risque de créer un puissant appel d’air depuis l’Amérique du Sud et l’Afrique, particulièrement vers les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. À Bruxelles, personne ne contestera cette souveraineté espagnole, contrairement aux politiques d’expulsion menées ailleurs, comme au Danemark. Cette régularisation massive, loin d’être une solution, pourrait aggraver les tensions migratoires en Europe, où les pays voisins observent avec inquiétude ce virage laxiste.

En somme, la décision de Pedro Sánchez illustre les dérives d’une gauche soumise à ses extrêmes, priorisant l’idéologie sur la sécurité et l’identité nationale. L’Espagne, autrefois bouclier sud de l’Europe, semble aujourd’hui ouvrir une brèche béante.

Cette mesure controversée intervient alors que Pedro Sánchez est assailli par une série de scandales qui fragilisent son pouvoir. Des enquêtes pour corruption touchent ses proches, y compris son épouse Begoña Gómez et son frère David, dont le procès pour trafic d’influence a été reporté à mai 2026. Des allégations de harcèlement sexuel au sein du PSOE, ainsi que des affaires impliquant d’anciens ministres comme José Luis Ábalos, placé en détention provisoire, ajoutent à la pression.
L’accident ferroviaire d’Adamuz en janvier 2026, qui a fait des victimes et révélé une négligence flagrante des infrastructures, a déclenché des manifestations massives exigeant sa démission, avec des milliers de personnes dans les rues de Madrid accusant le gouvernement de prioriser la propagande sur la sécurité publique. Des pactes avec les séparatistes catalans et basques, perçus comme une trahison nationale, ainsi que des critiques sur sa politique économique et migratoire, alimentent un euroscepticisme croissant.
Malgré ses excuses publiques, Sánchez gouverne sur un fil, avec une opposition de droite (PP et Vox) appelant à des élections anticipées avant 2027, dans un contexte où sa coalition minoritaire vacille.

Cette régularisation massive pourrait bien être une manœuvre désespérée pour consolider ses alliances, mais elle risque d’aggraver sa chute face à une opinion publique exaspérée par ces dérives.

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