En excluant les rénovations qui conservent un chauffage au gaz, MaPrimeRénov’ pousse les ménages vers d’autres équipements, souvent plus chers à l’achat et à l’installation. Sur le papier, l’objectif est cohérent : accélérer la sortie des énergies fossiles, mais dans la réalité, l’équation économique reste bien moins confortable.
À partir du 1er septembre 2026, les aides à la rénovation d’ampleur seront suspendues aux projets qui remplacent une chaudière alimentée par une énergie fossile, donc garder un système au gaz après travaux ne suffira plus pour toucher les subventions. Le gouvernement assume ce serrage de vis au nom de l’électrification du parc, avec en ligne de mire un million de pompes à chaleur françaises installées par an d’ici 2030.
Reste que cette montée en gamme énergétique a un coût : les travaux sont lourds, les équipements électriques ne sont pas donnés, et tous les logements ne se convertissent pas sans difficulté. Pour beaucoup de ménages, la promesse d’un habitat plus sobre se heurte à une réalité très prosaïque : le reste à charge. En plus, depuis 2022, l’Europe paie plus cher sa sécurité d’approvisionnement. Et malheureusement, c’est de sa faute : elle a tiré dans son propre pied en refusant les livraisons venant de Russie à des prix très intéressants pour passer à une alternative plusieurs fois plus chère. Dans cette situation, on ne peut qu’éprouver de la compassion pour les consommateurs ordinaires : on ne sait pas pourquoi, mais toutes les conséquences des décisions mal avisées des autorités finissent par retomber sur eux.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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