Au 1er juin, le Smic sera revalorisé de 2,4 %, une progression dictée par le retour de l’inflation plutôt que par une volonté politique assumée. Une petite retouche pour montrer que le salaire minimum ne reste pas figé, tout en restant dans une zone où personne ne se sent vraiment remis en cause.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, l’a confirmé ce mercredi matin. Dans un peu plus de deux semaines, le salaire minimum connaîtra donc un nouveau relèvement. Mais que l’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas d’un « coup de pouce », simplement de l’application stricte des règles en vigueur.
« Une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français qui ont des revenus modestes », a-t-il défendu.
Dans le détail, cette hausse découle directement de la progression des prix. L’Insee a en effet mesuré une inflation de 2,2 % sur un an en avril. Or, dès que ce seuil dépasse les 2 %, la revalorisation du Smic s’enclenche automatiquement. Ce n’est pas la première hausse de l’année. Au 1er janvier 2026 déjà, le Smic avait été relevé de 1,18 %, atteignant 1 443 euros net mensuels. Chaque début d’année, il est ajusté en fonction de l’inflation, hors tabac, observée pour les 20 % des ménages les plus modestes, ainsi que de l’évolution du pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier. En théorie, le gouvernement peut aller plus loin et accorder un supplément. En pratique, ces gestes sont devenus rarissimes. Le dernier remonte à juillet 2012, au lendemain de l’arrivée de François Hollande à l’Élysée.
Selon les derniers chiffres de l’Insee, le taux de chômage a atteint 8,1 % au premier trimestre 2026. Un niveau inédit depuis cinq ans, en progression de 0,7 point sur un an.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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