Christianophobie en France : symptôme d’un malaise européen qui s’aggrave

Christianophobie en France : symptôme d’un malaise européen qui s’aggrave

La France, fille aînée de l’Église, voit aujourd’hui son patrimoine sacré pillé et son héritage spirituel contesté. Les faits divers se multiplient, mais derrière les vols opportunistes se cache une hostilité plus profonde :

une christianophobie rampante qui touche à la fois les biens, la liberté d’expression et l’application même des lois républicaines.

Ce n’est plus une impression, c’est un constat chiffré et documenté qui s’étend bien au-delà de nos frontières.

Les incidents récents : Paris et le Tarn sous le feu des voleurs

Le 7 mars 2026, à Paris, dans l’église Saint-Vincent-de-Paul du 10e arrondissement, un trésor inestimable a disparu en pleine journée : un morceau de la tunique du saint lui-même, conservé depuis le XVIIe siècle dans un médaillon précieux. Quelques jours plus tôt, dans le Sidobre tarnais, trois églises rurales ont été visitées avec une précision inquiétante. À Brassac, à Anglès et à Fontrieu, les sacristies ont été vidées de leurs calices, ostensoirs, patènes et ciboires en argent massif. Pas d’effraction spectaculaire, pas de tags blasphématoires, mais un travail chirurgical qui laisse les curés désemparés.

Le père Cormary, curé de la paroisse, ne mâche pas ses mots : « Le sacré ne rebute plus les voleurs. » Il lance même un appel public pour que les objets soient restitués, rappelant que leur valeur spirituelle dépasse de loin leur poids en métal précieux. Ces églises ouvertes au public, souvent peu sécurisées en zone rurale, deviennent des proies faciles. Les paroissiens sont invités à cacher les clés… sous les pots de fleurs. Une mesure de dernier recours qui en dit long sur le climat actuel.

La christianophobie en chiffres : une escalade invisible mais réelle

Ces vols ne sont pas des exceptions. Selon les observatoires spécialisés et les données du ministère de l’Intérieur, plus de 840 actes antichrétiens ont été recensés en 2025, soit une hausse de 9 % en un an. Au premier semestre 2025 déjà, plus de 400 incidents ont été enregistrés, en progression de 13 % par rapport à l’année précédente. Vols d’objets liturgiques, dégradations de vitraux, profanations de tombes, incendies volontaires : les églises deviennent des cibles privilégiées. En Europe, le tableau est encore plus sombre : 75 % des persécutions religieuses dans le monde visent aujourd’hui les chrétiens. En France, le phénomène touche particulièrement les zones rurales et les biens précieux, alimenté par la hausse du prix de l’argent et un climat de désacralisation généralisée.

Un malaise européen : l’affaire finlandaise, ou quand citer la Bible devient un délit

Ce qui se passe en France n’est pas isolé. En Finlande, l’affaire de Päivi Räsänen, ancienne ministre de l’Intérieur, et de l’évêque luthérien Juhana Pohjola, illustre parfaitement ce basculement judiciaire. Depuis 2019, ces deux figures sont poursuivies pour « incitation à la haine » après qu’une simple citation d’un verset de l’Épître aux Romains sur la page personnelle de Räsänen a été dénoncée comme homophobe. Acquittés deux fois par les tribunaux inférieurs, ils risquent désormais, devant la Cour suprême saisie en octobre 2025, jusqu’à deux ans de prison et la censure pure et simple de leurs écrits en ligne.

Päivi Räsänen refuse de s’excuser : ses paroles ne sont pas une opinion personnelle, mais la doctrine divine. Les procureurs, eux, affirment que même une citation biblique « inoffensive » peut devenir haineuse si elle heurte les sensibilités contemporaines. Ce « procès de la Bible » en bonne et due forme crée un précédent dangereux : demain, en Europe, exprimer sa foi chrétienne pourrait relever du délit.

L’héritage millénaire devient suspect au nom de l’inclusion.

Un symptôme clair du malaise continental où le christianisme, religion fondatrice, est traité comme une opinion dépassée à museler.

Ce malaise européen n’est que le reflet d’une christianophobie bien plus vaste qui frappe les Chrétiens d’Orient. En Irak, les communautés chaldéennes et syriaques peinent encore à se reconstruire après les destructions massives de Daech, confrontées à une violence persistante et un déclin démographique dramatique. Au Liban, des prêtres maronites ont été tués sous les bombardements récents, précipitant un exode massif des familles chrétiennes vers l’Europe. En Syrie, en Terre Sainte et ailleurs, les conflits armés et les discriminations quotidiennes vident les villages et les villes de leurs racines chrétiennes millénaires. Alors que 75 % des persécutions religieuses dans le monde visent les chrétiens, ces drames lointains rappellent cruellement que l’Europe, en tolérant l’effacement progressif de sa propre foi, risque d’accueillir demain des réfugiés qu’elle aura elle-même contribué à produire par son silence.

La laïcité à géométrie variable : l’exemple marseillais

En France même, la laïcité – principe républicain censé garantir la neutralité – s’applique désormais à deux vitesses. À Marseille, sous la mairie socialiste de Benoît Payan, l’hypocrisie est flagrante. Le 22 octobre 2025, la projection du film à succès Sacré-Cœur : Son règne n’a pas de fin (plus de 200.000 entrées) a été brutalement annulée au Château de la Buzine, lieu culturel municipal, au dernier moment. Motif invoqué : « prosélytisme » dans un espace public. Le film, qui commémore les révélations à sainte Marguerite-Marie Alacoque, était jugé trop chrétien pour être diffusé gratuitement. Pourtant, le même lieu accueille sans problème d’autres événements cultuels.

À l’inverse, le maire participe personnellement à la fête de l’Aïd-el-Kébir, promet l’extension de mosquées sur des terrains municipaux (Frais-Vallon, Les Cèdres) et valide la cession de parcelles publiques pour de nouveaux lieux de culte musulman. Il déclare même dans une mosquée : « Sans vous, Marseille n’est pas Marseille. » Le Festival du Kouskous, avec drapeaux algériens et berbères, reçoit soutien logistique et autorisations sans que la laïcité ne soit jamais invoquée. Deux poids, deux mesures : un film chrétien censuré, des mosquées subventionnées.

LFI et la laïcité sélective : refus pour les uns, soutien pour les autres

Cette logique n’est pas l’apanage d’un seul maire. Chez La France Insoumise (LFI), la laïcité devient un outil électoral. Le parti s’oppose farouchement au financement public de la basilique Notre-Dame de la Garde à Marseille, arguant que « c’est un symbole religieux, pas un bien public universel », et qu’il faut privilégier l’école ou le logement. En revanche, LFI défend bec et ongles le lycée musulman Averroès à Lille contre la fin des subventions régionales, qualifiant toute remise en cause d’« islamophobe » et « discriminatoire ». Elle soutient également la création de salles de prière islamiques dans les universités. Même sur le droit local des cultes en Alsace-Moselle, LFI propose de tout uniformiser… sauf quand il s’agit de projets musulmans.

Cette incohérence n’est pas un hasard : elle répond à un calcul politique clair. Séduire un électorat communautaire au prix de l’effacement progressif des racines chrétiennes qui ont façonné la France pendant quinze siècles.

Vers une prise de conscience nécessaire

Les reliques volées à Paris, les calices pillés dans le Tarn, les procès pour citation biblique en Finlande, les films chrétiens censurés à Marseille : tous ces faits convergent. Ils ne sont pas de simples faits divers ou des excès judiciaires isolés. Ils forment le symptôme visible d’une maladie plus profonde : le refus collectif de reconnaître que, sans christianisme, l’Europe perd son âme.

Les curés du Tarn l’ont compris : la naïveté n’est plus de mise. Cacher les objets précieux ne suffira pas. Il est temps de nommer la christianophobie pour ce qu’elle est, de défendre sans complexe notre héritage et de réclamer une laïcité véritablement égale pour tous. La France peut-elle encore se regarder dans le miroir de son histoire sans rougir ? Le patrimoine pillé et la foi bâillonnée sont un avertissement. Il est urgent d’agir avant que l’effacement ne devienne irréversible.

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