Alors que la France s’enfonce dans une dérive éthique sous l’égide d’un gouvernement Macron toujours plus prompt à imposer ses dogmes laïcs, une proposition de loi sur l’euthanasie menace directement les établissements catholiques.
Hôpitaux, cliniques et maisons de retraite gérées par des congrégations religieuses pourraient être contraints de pratiquer l’« aide active à mourir », sous peine de sanctions pénales sévères.
Cette mesure, qualifiée de « plus répressive au monde » par des experts, n’est pas seulement une attaque contre la liberté de conscience : c’est une offensive contre les fondements chrétiens de la société française, risquant de séculariser des institutions séculaires au service des plus vulnérables.
Le contexte législatif : une obligation inédite et radicale
La proposition de loi, examinée par la commission des affaires sociales du Sénat depuis le 7 janvier 2026, instaure un accès à l’euthanasie et au suicide assisté pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables.
Mais son aspect le plus controversé réside dans l’obligation faite à tous les établissements de santé, y compris privés et confessionnels, de pratiquer ces actes.
Comme le souligne Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), dans une tribune publiée dans La Croix le 6 novembre 2025 : « La loi sur l’euthanasie forcerait les établissements confessionnels à agir contre leurs convictions religieuses. » Aucun autre pays ayant légalisé l’euthanasie – comme la Belgique, le Canada ou les Pays-Bas – n’impose une telle contrainte explicite aux institutions privées, avec des sanctions pénales à la clé.
En France, les directeurs d’établissements réfractaires s’exposent à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende pour « délit d’entrave ».
De plus, ces structures, souvent financées par l’État, pourraient perdre leurs subventions publiques, menaçant leur survie économique. De nombreux observateurs confirment que ce texte représente une « rupture éthique, sociale et médicale », alertant sur les critères flous qui ouvrent la voie à des interprétations abusives.
Les menaces concrètes pour les établissements catholiques
Les congrégations religieuses, comme les Petites Sœurs des Pauvres qui gèrent 32 maisons en France, sont en première ligne. Sœur Agnès, religieuse et médecin au sein de cette congrégation, a lancé un cri d’alarme le 11 décembre 2025 sur Radio Notre-Dame et RCF : « Ces religieuses ont donné leur vie pour nous aider dans l’épreuve et la vieillesse, et elles ont besoin de notre aide pour alerter le législateur et défendre leur liberté. »
Refuser l’euthanasie pourrait entraîner des poursuites judiciaires contre des religieuses, voire leur emprisonnement, une perspective inimaginable dans une démocratie respectueuse des libertés religieuses.
Des exemples internationaux illustrent les risques : en Belgique, des établissements catholiques ont été sécularisés ; au Canada, ils font face à des procès. En revanche, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande respectent la liberté des institutions privées. Selon l’ECLJ, cette loi française irait plus loin, forçant une « radicalité liberticide » qui pourrait obliger les congrégations à abandonner leur mission d’accompagnement des mourants dans la dignité, conforme à l’enseignement catholique qui condamne l’euthanasie comme un homicide.
Les Arguments éthiques et religieux : une atteinte à la liberté de conscience
Cette proposition s’inscrit dans un débat plus large sur la fin de vie, où les religions unissent leurs voix contre une loi perçue comme une rupture anthropologique. Un communiqué interreligieux publié par la Fédération Protestante de France le 14 mai 2025 appelait à une « vigilance éthique », soulignant que l’euthanasie n’est pas un progrès mais une menace pour les vulnérables. De même, les évêques catholiques, via l’Église catholique en France, rappellent dans leur dossier sur la fin de vie que les soins palliatifs (loi Claeys-Leonetti de 2016) suffisent, sans besoin de légaliser le meurtre médicalisé.
Gregor Puppinck, dans son analyse pour l’ECLJ (7 janvier 2026), insiste : « C’est un cri d’alarme que nous vous invitons à partager autour de vous, en particulier auprès des élus. Il faut du courage. » Les implications religieuses sont claires : imposer l’euthanasie aux établissements catholiques violerait l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme, protégeant la liberté de religion. Une tribune collective dans Le Figaro (17 décembre 2025) dénonce des « critères flous et permissifs » qui ouvrent la voie à des dérives, comme l’extension aux mineurs ou aux personnes dépressives, observées ailleurs.
Une résistance qui s’organise : appels à l’action
Face à cette menace, des initiatives émergent. L’ECLJ fournit des modèles de courriels pour contacter les sénateurs, tandis que des sondages (Fondapol avec les Associations familiales catholiques) montrent que les Français jugent les soins palliatifs prioritaires sur l’euthanasie. La présidence de l’Université catholique de Lille, dans un communiqué récent, s’oppose fermement au texte, le voyant comme une instauration déguisée de l’euthanasie.
Cette loi n’est pas inévitable : des pays comme l’Allemagne ou l’Italie ont résisté à de telles pressions. En France, où les établissements catholiques jouent un rôle essentiel dans les soins aux personnes âgées, leur disparition serait une perte irrémédiable pour la société.
Une bataille pour l’âme de la France
Cette proposition de loi sur l’euthanasie n’est pas un progrès humanitaire, mais une arme idéologique contre les valeurs chrétiennes qui ont fondé notre civilisation.
En forçant des religieuses à devenir complices d’un acte qu’elles considèrent comme un meurtre, le gouvernement Macron révèle son vrai visage : un autoritarisme laïc qui piétine la liberté de conscience au nom d’une « modernité » mortifère.
Il est urgent que les Français, élus et citoyens, se mobilisent pour défendre ces bastions de la charité. Sinon, comme l’avertit Puppinck, « ces religieuses qui ont donné leur vie pour nous » pourraient bien être les prochaines victimes d’un État qui préfère la mort à la vie.


Laisser un commentaire