Au 39e jour du conflit déclenché le 28 février 2026 par une opération américano-israélienne massive, l’escalade se poursuit. L’armée israélienne a mené de nouvelles frappes sur la capitale iranienne et des sites stratégiques. Téhéran a répliqué par des tirs de missiles vers Israël.
Donald Trump maintient une pression extrême avec un ultimatum expirant mardi soir (7 avril 2026), menaçant de « détruire l’Iran entier en une seule nuit » si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert.
Contexte d’une guerre qui a déjà embrasé la région
La guerre a débuté le 28 février 2026 par l’opération conjointe américano-israélienne « Epic Fury / Roaring Lion ». Près de 900 frappes ont visé les sites nucléaires, balistiques et le haut commandement iranien, entraînant la mort du Guide suprême Ali Khamenei dès les premières heures. L’Iran a riposté par des centaines de missiles et de drones contre Israël et des bases américaines, tout en fermant le détroit d’Ormuz, artère vitale pour 20 % du pétrole mondial. Cette mesure a provoqué une crise énergétique mondiale et des milliers de morts dans la région.
Dernières 24 heures : frappes intenses sur Téhéran et riposte iranienne
Mardi 7 avril au matin, une série d’explosions a secoué Téhéran et sa périphérie. L’armée israélienne (Tsahal) a revendiqué une « vague de frappes aériennes » sur des infrastructures pétrochimiques majeures (dont le complexe South Pars), l’université technologique Sharif, des aéroports et d’autres sites stratégiques. Des fumées épaisses étaient visibles dans la capitale. Au moins 18 personnes, dont deux enfants, ont été tuées dans la province d’Alborz lors de ces opérations.
En riposte, l’Iran a tiré de nouveaux missiles balistiques vers Israël. La plupart ont été interceptés, mais des impacts ont été signalés, notamment à Haïfa et Ramat Hasharon, faisant au moins quatre morts récemment dans le nord d’Israël. Tsahal a également averti les civils iraniens de ne pas prendre le train jusqu’à 21 h (heure locale), laissant craindre de nouvelles frappes sur le réseau ferroviaire.
Réactions internationales et l’ultimatum de Trump
Lors d’une conférence de presse lundi 6 avril, le président américain Donald Trump a durci le ton. Il a fixé un ultimatum expirant mardi soir (20 h heure de Washington, soit 2 h du matin en France mercredi) : l’Iran doit rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz. « Nous pouvons détruire l’Iran entier en une seule nuit », a-t-il déclaré, ajoutant que les États-Unis pouvaient frapper « ponts et centrales électriques en quatre heures » si l’ultimatum n’était pas respecté. Trump a également rejeté une proposition de cessez-le-feu de 45 jours.
Du côté français, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s’est exprimé sur Franceinfo : « Nous nous opposons à toute frappe sur les infrastructures civiles en Iran ». Il a appelé à la réouverture du détroit d’Ormuz, à la libération des otages français détenus en Iran et à une désescalade.
Un vote est attendu au Conseil de sécurité de l’ONU sur la liberté de navigation dans le détroit.
Téhéran a rejeté fermement toute proposition de trêve et menace de « représailles encore plus dévastatrices », affirmant pouvoir priver les États-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz « pendant des années ». L’Iran accuse l’attaque d’être « américano-sioniste » et maintient ses opérations malgré les pertes au sein de son commandement (mort confirmée de Majid Khademi, chef du renseignement des Gardiens de la Révolution).
Bilan humain et impacts économiques
Depuis le début du conflit, des milliers de personnes ont été tuées ou blessées, tant en Iran qu’en Israël. Du côté israélien, plus de 4.000 blessés et plusieurs dizaines de morts civils sont recensés, dont des frappes iraniennes récentes à Haïfa. En Iran, les frappes répétées sur des zones urbaines et industrielles ont fait des centaines de victimes ces derniers jours seulement, avec une répression interne accrue contre les manifestants.
Économiquement, la fermeture du détroit d’Ormuz continue de faire flamber les prix du pétrole et paralyse le commerce mondial. Les marchés sont extrêmement nerveux à l’approche de l’expiration de l’ultimatum.
La situation reste hautement volatile. Avec l’expiration de l’ultimatum de Trump dans les prochaines heures, le risque d’une escalade majeure – y compris des frappes sur des infrastructures civiles – est réel. Les observateurs craignent un embrasement régional sans limite impliquant potentiellement d’autres acteurs comme la Russie, la Chine ou les Houthis.


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