La guerre n’est pas un jeu. Ce n’est pas une épopée héroïque que l’on conte autour d’un feu, ni une simulation que l’on relance après un échec. C’est un monstre vorace qui dévore tout : les vies, les espoirs, les terres, les âmes. À l’heure où certains agitent les tambours de la discorde, il est temps de regarder en face les horreurs qu’elle charrie, un ultime avertissement avant que l’apocalypse ne frappe. Car lorsque les armes parlent, c’est la jeunesse d’un pays qui s’éteint, et avec elle, l’avenir.
Les atrocités de la guerre ne se limitent pas aux champs de bataille. Ce sont des corps déchiquetés par les obus, des enfants hurlant sous les décombres, des familles brisées par une bombe qui ne fait pas de distinction entre soldats et civils. Ce sont des villages réduits en cendres, des rivières empoisonnées par le sang et les produits chimiques, des terres autrefois fertiles devenues des déserts stériles. La guerre, c’est aussi l’odeur de la mort qui imprègne l’air, les cris des blessés qu’aucun médecin ne peut plus sauver, et le silence assourdissant des survivants, hagards, qui ont tout perdu. Qui peut encore parler de gloire face à un tel carnage ?
Et l’économie ? Elle s’effondre comme un château de cartes sous le poids des canons. Les usines cessent de produire, les routes sont éventrées, les champs abandonnés. L’argent qui aurait pu construire des écoles ou des hôpitaux est englouti dans des machines de mort. Les dettes s’accumulent, les ressources s’épuisent, et les nations, même victorieuses, sortent exsangues, incapables de se relever avant des décennies. Regardez l’histoire : après chaque conflit, les ruines économiques durent plus longtemps que les ruines physiques. La guerre ne crée rien, elle détruit tout.
Mais le plus révoltant, ce sont ces va-t-en-guerre, ces hâbleurs qui clament la nécessité du combat depuis leurs bureaux cossus ou leurs plateaux télévisés. Eux ne verront jamais le front. Ils n’entendront pas les balles siffler, ne sentiront pas la terre trembler sous les explosions. Ils envoient les autres mourir – les jeunes, ceux qui ont encore des rêves, ceux qui n’ont pas demandé à être des martyrs. Ces bellicistes de salon, drapés dans leurs costumes impeccables, sacrifient une génération entière sans jamais tenir une arme. Leur courage s’arrête là où commence le danger.
Si nous laissons la guerre éclater, ce sera la fin. Pas une fin glorieuse, mais une chute dans le néant. La jeunesse, colonne vertébrale d’une nation, sera fauchée, et avec elle s’évanouiront les espoirs de reconstruction. Nous ne pouvons plus ignorer cet avertissement. La guerre n’est pas une solution, c’est une condamnation. Arrêtons les tambours avant qu’ils ne deviennent notre requiem.
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