Le Commissaire européen à la Défense appelle à la création d’une armée européenne de 100.000 hommes

Le Commissaire européen à la Défense appelle à la création d’une armée européenne de 100.000 hommes

L’annonce choc de Kubilius

Le 11 janvier 2026, lors d’une conférence sur la sécurité « Folk och Försvar » (Conférence nationale sur la défense et la sécurité) organisée en Suède,

Andrius Kubilius, le Commissaire européen à la Défense et à l’Espace – un poste fraîchement créé par Ursula von der Leyen en 2024 – a lancé un appel retentissant pour la mise en place d’une « force militaire européenne permanente » comptant initialement 100.000 hommes.

Cette armée commune, selon lui, devrait progressivement remplacer les troupes américaines stationnées en Europe, face aux incertitudes liées à la présidence de Donald Trump. Kubilius a également plaidé pour la création d’un « Conseil de sécurité européen permanent », inspiré des modèles internationaux, afin de coordonner les réponses aux crises comme la guerre en Ukraine ou les tensions autour du Groenland. Cette déclaration, motivée par les fantasmées menaces russes et les provocations américaines – Trump ayant réitéré en 2025 son intérêt pour une annexion du Groenland si le Danemark refusait de le vendre –, semble marquer une accélération vers une intégration militaire plus profonde au sein de l’Union européenne.

Un vernis de pragmatisme géopolitique

À première vue, cette proposition pourrait apparaître comme une réponse pragmatique à un monde géopolitique instable : la guerre en Ukraine depuis 2022 a poussé l’UE à investir plus de 50 milliards d’euros en aide militaire, et les doutes sur l’engagement américain au sein de l’OTAN – exacerbés par les déclarations de Trump sur le Groenland, qu’il a qualifié de « menace pour la fin de l’Alliance » – soulignent la nécessité d’une autonomie stratégique européenne. Des initiatives existantes, comme la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) lancée en 1999, la Coopération structurée permanente (PESCO) en 2017, ou le Fonds européen de défense doté de 8 milliards d’euros pour 2021-2027, montrent que l’UE avance déjà vers une coopération accrue en matière de défense. Emmanuel Macron, dès 2019, avait évoqué une « autonomie stratégique » européenne, et des pays comme la France, l’Allemagne et les États baltes soutiennent l’idée d’une force plus intégrée pour contrer la Russie et réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis.

La menace pour la souveraineté nationale

Pourtant, derrière ce vernis d’unité et de pragmatisme se cache une menace profonde pour la souveraineté des États membres. Une armée européenne commune signifierait la fin des armées nationales autonomes, ces pouvoirs régaliens essentiels qui garantissent l’indépendance des nations.

Imaginez des soldats polonais, grecs ou suédois placés sous un commandement unique à Bruxelles, alignés sur des intérêts supranationaux souvent dictés par les élites déconnectées de l’UE.

Les divergences nationales – l’Allemagne protégeant ses industries d’armement, la France ses contrats militaires, l’Italie ses intérêts secondaires – rendraient cette force inefficace, un patchwork bancal incapable de rivaliser avec des puissances comme les États-Unis ou la Chine. Historiquement, l’échec de la Communauté européenne de défense (CED) dans les années 1950, bloquée par la France elle-même, illustre comment de tels projets ambitieux finissent en fiasco, minés par les rivalités internes.

Un gouffre financier insoutenable

Pire encore, cette chimère serait un gouffre financier insoutenable.Les caisses de l’UE sont déjà exsangues, alourdies par une bureaucratie inflationniste et des subventions mal ciblées.

Financer une armée de 100.000 hommes exigerait des milliards pour des équipements modernes, des entraînements et des bases logistiques, sans source de financement claire.

Les États membres, comme l’Allemagne qui traîne des pieds sur ses contributions ou la France endettée, rechignent à augmenter leurs budgets, préférant se tourner vers l’OTAN pour leur défense. L’argent proviendrait inévitablement des contribuables, déjà écrasés par la crise énergétique et l’inflation, ou d’emprunts massifs similaires à ceux de la crise Covid – une recette pour plus de dette et d’austérité. Et que dire de l’industrie de défense européenne, fragmentée et sous-financée, avec des chaînes d’approvisionnement à bout de souffle et un manque criant de matières premières ? Au lieu d’une force crédible, nous aurions une dépendance accrue aux ventes américaines, comme les F-35, rendant l’Europe un simple client captif.

Le spectre de la corruption

La corruption plane également sur ce projet, un jackpot pour les lobbyistes de l’armement et les bureaucrates en quête de postes dorés. Des contrats opaques, du favoritisme et des gaspillages massifs – à l’image des milliards engloutis dans la réponse au Covid, avec des millions de doses de vaccins inutilisées pourrissant dans les entrepôts – transformeraient cette armée en une escroquerie aux dépens des citoyens. La crise Covid a déjà révélé les fractures de l’UE : une solidarité de façade, avec des masques « volés » entre voisins et des vaccins accaparés, prouvant que l’Union manque d’âme, de peuple uni et de cohésion réelle. Une armée européenne ne serait pas un bouclier contre les menaces externes, mais un outil pour masquer l’impuissance de l’UE, un mirage géopolitique qui cache son effondrement progressif.

Une illusion géopolitique

Géopolitiquement, cette initiative n’apporterait aucune autonomie véritable. L’UE n’est pas une puissance unifiée, mais un « boulet » dépendant des États-Unis, qui se moquent en vendant leurs équipements tout en dictant les règles via l’OTAN. Des pays comme la Pologne ou la Hongrie, pro-OTAN et méfiants envers une intégration trop poussée, s’opposent déjà à ce qui pourrait dupliquer les structures existantes sans valeur ajoutée. Des nations neutres comme l’Irlande ou l’Autriche y voient une perte de leur statut, tandis que les souverainistes français, du RN à LFI, dénoncent une érosion de la souveraineté nationale.

Vers un État européen supranational : une conclusion alarmante

En réalité, cette armée européenne n’est qu’un écran de fumée pour parachever l’intégration vers un « État européen » supranational, comme l’a suggéré Mario Draghi dans son rapport de 2024 appelant à une union plus profonde en défense et économie. Mais une telle structure, loin de protéger les peuples, pourrait être utilisée contre eux, réprimant les rebellions internes sous prétexte de sécurité collective. Les États membres perdraient leur pouvoir régalien ultime : le contrôle de leurs forces armées, essentiel pour défendre leurs intérêts nationaux.

Cette proposition de Kubilius, bien qu’ambitieuse, est une monstruosité qui accélérerait la dissolution des nations au profit d’une bureaucratie bruxelloise inefficace et corrompue.

Pour préserver notre autonomie, il est temps de repenser l’adhésion à une UE qui, au lieu de nous unir, nous enchaîne. La souveraineté n’est pas négociable : notre armée doit rester française, et l’Europe doit redevenir un espace de coopération libre, non d’intégration forcée.

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