En février 2026, le scandale Jeffrey Epstein refait surface avec une intensité renouvelée, éclaboussant les sphères politiques et financières transatlantiques. Peter Mandelson, surnommé « le Prince des Ténèbres » et figure emblématique du Parti travailliste britannique, a démissionné du Parlement britannique, anticipant une loi qui l’aurait exclu.
La police métropolitaine de Londres a ouvert une enquête criminelle sur ses liens avec Epstein, et le Premier ministre Keir Starmer a présenté des excuses publiques aux victimes du financier pédophile pour avoir cru aux mensonges de Mandelson.
Ce n’est pas seulement l’histoire d’une chute politique ; c’est la révélation d’un réseau structuré, reliant la criminalité sexuelle à des mécanismes de censure, de surveillance biologique et d’ingérence électorale. À travers des documents récemment déclassifiés, des emails et des propositions internes, nous découvrons comment un « switchboard » – un tableau de commande – britannique s’est transformé en moteur de censure américain, tout en intégrant des projets comme « Project Molecule », une initiative de JPMorgan et de la Fondation Gates pour transformer la biologie en infrastructure investissable.
Cet article, basé sur des investigations approfondies publiées sur Substack par Sayer Ji et des rapports de Sky News, explore ces connexions. Il révèle non seulement les acteurs clés – Epstein, Mandelson, Morgan McSweeney, Imran Ahmed – mais aussi les implications systémiques :
une érosion de la souveraineté nationale au profit d’entités privées, opaques et transnationales.
Nous plongerons dans les détails pour comprendre comment ce réseau opère et pourquoi il persiste.
Qui est Peter Mandeson et ses liens avec Jeffrey Epstein ?
Peter Mandelson, âgé de 72 ans en 2026, est un pilier du Parti travailliste britannique. Architecte du « New Labour » sous Tony Blair, il a été un maître de la communication politique, aidant Blair à remporter la direction du parti en 1994. Surnommé « le Prince des Ténèbres » pour ses manœuvres en coulisses, Mandelson a occupé des postes clés : secrétaire d’État au Commerce et à l’Industrie, commissaire européen à Bruxelles de 2004 à 2008, et secrétaire d’État aux Affaires sous Gordon Brown en 2008.

Sa carrière est marquée par des scandales : deux démissions sous Blair pour un prêt non déclaré et une intervention dans une demande de passeport. En 2025, Keir Starmer l’a nommé ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, saluant son expérience inégalée pour naviguer les relations anglo-américaines sous l’ère Trump. Cependant, en septembre 2025, il a été limogé suite à la révélation d’emails et de documents montrant l’étendue de sa relation avec Jeffrey Epstein.
Les liens entre Mandelson et Epstein remontent au début des années 2000. En 2003, pour le 50e anniversaire d’Epstein, Mandelson a contribué à un « livre d’anniversaire » compilé par Ghislaine Maxwell, complice d’Epstein. Dans son message, Mandelson qualifie Epstein de « my best pal » (mon meilleur ami), évoquant des souvenirs de rencontres dans des maisons luxueuses et des amis « intéressants » à divertir. Le message, illustré de photos d’îles tropicales et de Mandelson, se termine par : « Wherever he is in the world, he remains my best pal ! » (où qu’il soit dans le monde, il reste mon meilleur ami) Ce document, révélé par le Comité de surveillance de la Chambre des représentants américaine en septembre 2025, inclut des contributions d’autres figures comme Donald Trump.
Les échanges d’emails de 2005 à 2010 révèlent une amitié intime. En 2006, après les premières allégations publiques contre Epstein pour abus sexuels sur mineures, Mandelson écrit : « I am following you closely and here whenever you need » (Je te suis de près et suis là quand tu as besoin), conseillant de se rappeler « The Art of War » face aux procureurs. Juste avant la condamnation d’Epstein en 2008 à 18 mois de prison pour prostitution de mineure, Mandelson l’encourage à « fight for early release » (se battre pour une libération anticipée) et déclare : « I think the world of you » (Je pense le monde de toi). En 2009, pendant la peine d’Epstein, un rapport de JPMorgan indique que Mandelson a séjourné dans l’appartement new-yorkais d’Epstein. Des emails de 2016 montrent des discussions sur l’élection de Trump, avec Epstein écrivant : « in the donald white house » (dans la Maison Blanche de Donald), et Mandelson répondant sur des sujets personnels, comme éviter le prince Andrew pour ne pas aggraver les choses.
Mandelson a minimisé ces liens, regrettant d’avoir « accepté les assurances » d’Epstein, un « menteur criminel charismatique ». Il affirme n’avoir jamais vu d’actes criminels et que les messages datent d’avant l’inculpation. Pourtant, ces révélations ont conduit à son limogeage : le Foreign Office a cité la suggestion que la condamnation d’Epstein était injuste comme une information nouvelle, tenant compte des victimes. Starmer a annoncé la décision, soulignant l’importance de la transparence. Une enquête criminelle est en cours sur des allégations que Mandelson a transmis des informations confidentielles du gouvernement à Epstein, y compris des rapports du Trésor sur la règle Volcker, la loi Dodd-Frank et la régulation des dérivés – des données valant des milliards pour les clients d’Epstein à Wall Street.
Ces connexions ne sont pas isolées ; elles s’inscrivent dans un réseau plus large où Epstein agissait comme intermédiaire entre pouvoir politique, finance et contrôle narratif.
Le Switchboard : de Epstein à Mandelson, McSweeney et Ahmed – la machine de censure
Le réseau d’Epstein n’était pas seulement criminel ; il était architectural, reliant des opérations secrètes à des outils de censure. Selon des investigations, le système de censure qui a ciblé la liberté d’expression américaine pendant la pandémie de COVID-19 a été construit au sein d’une faction du Parti travailliste (voir ici). Morgan McSweeney et Imran Ahmed ont créé le Center for Countering Digital Hate (CCDH) depuis les mêmes bureaux, avec le même personnel et les mêmes financements occultes utilisés pour discréditer Jeremy Corbyn. Cette stratégie a ensuite été appliquée contre des éditeurs de santé et des médias indépendants aux États-Unis.
Le fondateur et mécène politique du CCDH est un protégé de Peter Mandelson, qui, simultanément, transmettait des renseignements classifiés à Epstein. Cette culture politique d’opérations dissimulées a permis au réseau Epstein de fonctionner et a engendré le CCDH.
Le « switchboard » – ce tableau de commande – relie ces acteurs : Epstein recevait des infos de Mandelson, qui protégeait McSweeney, architecte politique du CCDH, et Ahmed, son co-créateur.
Le CCDH a produit la liste des « Disinformation Dozen » (les douze désinformateurs), menant directement à la suppression de contenus sur les plateformes. Dans un cas documenté, des matériaux du CCDH ont été utilisés dans des procédures judiciaires étrangères pour obtenir un mandat d’arrêt ex parte contre un journaliste américain pour des discours légaux aux États-Unis – une application transfrontalière sans procédure régulière ni traité d’extradition.
Ce réseau s’étend à l’ingérence électorale. McSweeney, désormais chef de cabinet de Starmer, a été nommé dans une plainte à la Commission électorale fédérale (FEC) pour avoir envoyé une centaine de militants travaillistes dans des États pivots américains lors de l’élection présidentielle de 2024. Les pipelines de censure et d’ingérence partagent les mêmes acteurs et infrastructures, assumant que des agents britanniques peuvent influencer les résultats américains en impunité.
Ces révélations confirment que le débat public sur Epstein – qui savait quoi ? – est insuffisant.
La question clé est le rôle d’Epstein dans un système plus vaste, où les mêmes acteurs réapparaissent en finance, politique et contrôle narratif.
Inside project Molecule : transformer la biologie en infrastructure investissable
Au cœur de ce réseau se trouve « Project Molecule », une proposition de 14 pages de JPMorgan datée du 31 août 2011 (version 13), révélée dans les fichiers Epstein.
Ce plan, partenariat avec la Fondation Bill & Melinda Gates, vise à transformer la préparation aux pandémies en un système transnational, privé et permanent de fourniture de vaccins, surveillance et finance de santé globale.
Développé dans l’écosystème où Epstein opérait comme broker entre Wall Street, santé globale et pouvoir politique, il illustre comment la biologie est devenue « investable infrastructure ».
Le document propose « The Gates & J.P. Morgan Charitable Giving Fund », reliant la Fondation Gates, donateurs ultra-riches, fonds conseillés par donateurs, structures offshore et interventions biologiques. Objectifs : opération perpétuelle sans clause de fin, gouvernance privée avec cinq comités (Board, Investment, Grant Distribution, Management, Audit). Membres potentiels : Warren Buffett, George Kaiser, Mary Erdoes, Melinda Gates (présidente), Susan Rice, Seth Berkley (CEO de Gavi), Jeffrey Sachs, Queen Rania de Jordanie – sans élus ni obligations traitées.
Allocation de 150 millions de dollars : 40M pour vaccins polio en Afghanistan, 40M au Pakistan, 20M pour réseau de surveillance au Pakistan, 20M pour MenAfriVac en Afrique, 30M pour vaccins rotavirus en Amérique latine. Structure : organisation publique américaine, fondation étrangère en juridiction fiscalement neutre (bras offshore pour vaccins, comme suggéré par Epstein), conduits pays-spécifiques.
Les connexions à Epstein sont évidentes : produit dans la division private wealth de JPMorgan sous Jes Staley ; Erdoes, destinataire d’un email d’Epstein sur un « bras offshore pour vaccins », est membre non-votant. Epstein, en août 2011, esquissait un fonds santé global privé, aligné sur Project Molecule – perpétuité, anonymat donateurs, échelle en milliards.
Ce projet révèle la biosécurité comme gouvernance : surveillance souveraine biologique, fonds offshore pour vaccins, structures contournant le contrôle élu.
Au Pakistan, le réseau de surveillance (construit, financé, possédé par des privés) s’inscrit dans un contexte de polio endémique et de campagnes CIA masquées, érodant la souveraineté via des interventions « conditionnelles ».
Project Molecule n’est pas une métaphore ; c’est l’architecture institutionnelle où Epstein jouait un rôle coordinateur, reliant Gates, JPMorgan et des mécanismes de profit pré-positionnés.
Implications plus larges : ingérence, érosion de la souveraineté et appel à la transparence
Ce réseau transcende le crime sexuel : il structure la censure, la surveillance et la finance. Le CCDH, né de factions travaillistes, exporte des tactiques anti-Corbyn (discréditer et évincer Jeremy Corbyn de son poste de leader du parti) vers l’Amérique, supprimant des voix sur la santé. L’ingérence de McSweeney en 2024 illustre comment ces acteurs influencent les élections américaines sans responsabilité.
Project Molecule incarne l’érosion de la souveraineté : biologie gérée par privés, perpétuellement, sans checks démocratiques.
Des fonds offshore insulent des profits, tandis que la surveillance devient outil de gouvernance conditionnelle.
Les mêmes acteurs – Mandelson, Epstein, Gates, JPMorgan – réapparaissent, questionnant : qui bénéficie de ce système ? Les documents sont publics depuis 2011, mais les questions restent inexplorées. Comme l’écrit Sayer Ji, « la révélation est que la biologie elle-même était organisée en système de gouvernance – avec des conseils d’administration… des mandats opérationnels perpétuels… »
Conclusion
Le scandale Epstein n’est pas une anomalie ; c’est un symptôme d’un système où pouvoir privé supplante démocratie. De Mandelson à McSweeney, du CCDH à Project Molecule, ce « switchboard » britannique a infiltré l’Amérique, censurant, surveillant et influençant. Les excuses de Starmer et l’enquête policière sont un début, mais la transparence totale est essentielle. Sans elle, ces réseaux perdurent, transformant la biologie en outil de contrôle global.


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