Les agriculteurs défient Paris : une victoire symbolique face à la répression d’un régime autoritaire

Les agriculteurs défient Paris : une victoire symbolique face à la répression d’un régime autoritaire

Dans un acte de résistance qui rappelle les grandes luttes populaires de l’histoire française, des agriculteurs de la Coordination Rurale (CR) ont forcé les portes de Paris cette nuit du 7 au 8 janvier 2026, bravant un déploiement policier massif pour porter leur cri de détresse au cœur de la capitale. Cette mobilisation, capturée en direct par l’émission matinale de Tocsin média animée par Clémence Houdiakova, n’était pas seulement une manifestation : 

c’était un défi lancé à un gouvernement Macron qui semble avoir déclaré la guerre à ceux qui nourrissent la nation.

Avec des tracteurs garés sous l’Arc de Triomphe et la Tour-Eiffel, ces paysans épuisés, affamés et transis de froid ont symbolisé la résilience d’un peuple face à un système qui privilégie les accords commerciaux mondialisés au détriment de la souveraineté alimentaire.

Actuellement, des centaines d’entre eux manifestent devant l’Assemblée nationale, chahutant la présidente Yaël Braun-Pivet et appelant à un blocage massif pour interpeller les politiques sur leurs revendications.

 

Une entrée triomphale malgré les barrages : le récit des héros du terroir

Dès les premières heures du jour, les images diffusées par Tocsin média montraient des convois d’agriculteurs déjouant les barrages policiers. Karine Duc, de la CR 47, exultait sous l’Arc de Triomphe : « On a porté les tracteurs aux Champs-Élysées ! On a remonté toute l’avenue ! » Ces scènes, filmées par des reporters comme Guy de la Fortelle et Axelle Le Gal de Kerangal, illustraient une stratégie astucieuse :

des petits groupes dispersés, traversant champs et routes secondaires pour éviter les hélicoptères et les blindés Centaures déployés par le ministère de l’Intérieur.

François Turpeau, de la CR Vienne, racontait comment ses camarades avaient « joué au chat et à la souris » avec les forces de l’ordre, passant par des champs gelés pour contourner les blocages.

D’autres sources confirment cette ingéniosité. Selon un article de Le Monde du 8 janvier 2026, environ 500 agriculteurs ont infiltré Paris malgré des arrêtés préfectoraux interdisant les tracteurs dans plusieurs départements. France Info rapportait des scènes similaires à Toulouse et au Boulou, où la CR a bloqué des frontières espagnole pour protester contre les importations bon marché. Mais là où les médias mainstream minimisent souvent la répression, la transcription de Tocsin média révèle la réalité brute : des agriculteurs « chassés comme du gibier », comme le témoignait Nicolas Busolin, bloqué à Viry-Châtillon, ou Cyril Caria de la CR Corse, qui a dû feindre une sortie pour manger avant de récupérer ses tracteurs à Marseille.

Cette infiltration n’était pas un hasard, mais une réponse à un appel lancé par Pierre-Guillaume Mercadal : « Rejoignez-nous devant l’Assemblée nationale pour interpeller les politiques et l’opinion ! » Un appel relayé par des figures comme le Suisse Alexandre, militant pour une agriculture européenne viable, qui dénonçait le Mercosur comme une « destruction programmée ». Aujourd’hui, cet appel porte ses fruits : des manifestants sont rassemblés devant l’Assemblée, réclamant un dialogue direct avec les élus, malgré les tentatives de blocage policier.

La répression policière : une stratégie machiavélique pour écraser la dissidence

Les invités de l’émission, Alexandre Langlois (ex-policier et auteur de La Démocratie au Bal Masqué de la Macronie) et Régis de Castelnau (avocat et auteur de Une Justice Politique), n’ont pas mâché leurs mots.

Langlois décrivait une « stratégie classique » : laisser les agriculteurs s’agglutiner sur des places symboliques comme l’Arc de Triomphe pour mieux les « nasser » et les gazer, une tactique héritée des gilets jaunes.

« C’est un échec pour le gouvernement : ils n’ont pas réussi à les arrêter, mais maintenant, ils les canalisent pour les éloigner des lieux de pouvoir comme l’Élysée ou l’Assemblée », analysait-il.

Maître De Castelnau allait plus loin, qualifiant le régime de « système autoritaire féroce » où « le droit de manifester n’est plus toléré ». Il pointait une criminalisation systématique des opposants, avec des gardes à vue illégales et une justice complice.

Des sources externes corroborent ces critiques : des rapports d’Amnesty International passés, comme celui de 2020 sur les Gilets jaunes, dénoncent déjà l’usage excessif de la force, avec des interpellations arbitraires et des « nasses » interdites depuis 1934 mais réintroduites sous Hollande et amplifiées sous Macron.

Cependant, des publications sur les réseaux sociaux citaient des policiers refusant de verbaliser les agriculteurs, signe d’une dissidence interne face à des ordres perçus comme injustes.

Cette répression n’est pas anodine : elle vise à briser un mouvement qui porte « l’intérêt national », comme le soulignait de Castelnau. Les agriculteurs ne se battent pas seulement pour leurs revenus, mais contre un système qui liquide l’agriculture européenne au profit d’accords comme le Mercosur. « Si la France tombe, l’agriculture européenne est finie », avertissait le militant suisse. Devant l’Assemblée nationale, les manifestants dénoncent cette même hypocrisie, exigeant un moratoire sur le traité et un soutien concret, sous les huées adressées à Yaël Braun-Pivet lors de sa sortie.

Le Mercosur et la souveraineté alimentaire : un combat pour l’avenir de la France

Au cœur de la mobilisation : l’opposition farouche au traité Mercosur, qui ouvrirait les vannes aux importations de viande et de produits agricoles sud-américains, souvent traités avec des pesticides interdits en Europe. La transcription met en lumière les craintes : abattages massifs pour la fièvre catarrhale ovine (FCO), normes européennes surtransposées en France, et une PAC (Politique Agricole Commune) bureaucratique qui étouffe les petits producteurs.

Des sources comme Public Sénat (18 décembre 2025) confirmaient les enjeux : le Mercosur pourrait inonder le marché de 99.000 tonnes de bœuf par an, menaçant 20.000 emplois agricoles français. Tocsin média ajoutait une touche éditoriale : des « contes de Noël » imaginaires suggérant des boycotts citoyens, comme laisser pourrir des produits importés dans les caddies, pour frapper au portefeuille des grandes surfaces complices.

Alexandre Jardin, présent sur place, résumait l’enjeu : « Ils se battent pour que ce pays puisse bouffer. Si les flux se tendent, on mange comment ?« 

Un appel à la raison face à un gouvernement accusé de privilégier l’industrie allemande aux dépens des paysans français.

Devant l’Assemblée, ce message résonne : les agriculteurs, soutenus par des élus comme ceux du RN, exigent un débat immédiat sur la souveraineté alimentaire.

Un appel au peuple : rejoignez-les avant qu’il ne soit trop tard

Cette journée du 8 janvier 2026 n’était pas une victoire totale – des tracteurs saisis, des « nasses » à la Tour Eiffel, des appels ignorés par la plupart des partis – mais un symbole puissant. Comme le clamait Mercadal : « On a besoin d’être le plus nombreux possible pour interpeller l’opinion et les politiques. » Où étaient les députés LFI, PS ou macronistes ? Leur absence souligne un divorce entre élites et terroir.

Pourtant, des soutiens émergent : Florian Philippot appelait au Frexit comme seule solution, tandis que des députés RN comme Marine Hamel et Laurent Jacobelli marchaient aux côtés des agriculteurs. On notait cependant une convergence inédite avec des gilets jaunes et des patriotes, amplifiant le mouvement.

La leçon est claire : ce n’est pas seulement l’agriculture qui agonise, c’est la France souveraine. Les agriculteurs, usés par le froid et la fatigue, nous rappellent que sans eux, pas de nation. Devant l’Assemblée nationale, leur présence actuelle défie le pouvoir : il est temps que le peuple se lève, boycotte les importations, et force un virage radical. Sinon, comme le prédisait Langlois, « la loi n’est que l’écriture d’un rapport de force » – et pour l’instant, c’est Macron qui gagne. Réagissons, avant que le Mercosur ne signe l’arrêt de mort de notre assiette et de notre identité.

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