Les États-Unis, police autoproclamée des mers : une arrogance qui menace la paix mondiale

Les États-Unis, police autoproclamée des mers : une arrogance qui menace la paix mondiale

Dans un monde déjà fragilisé par des tensions géopolitiques exacerbées, les États-Unis sous la présidence de Donald Trump viennent de franchir une nouvelle ligne rouge : la saisie unilatérale d’un pétrolier vénézuélien, le Marinera (anciennement Bella 1), escorté par des forces navales russes, y compris un sous-marin.

Cette opération, menée en eaux internationales entre l’Islande et l’Écosse, n’est rien d’autre qu’un acte de piraterie moderne, déguisé sous le vernis de sanctions américaines.

Sans mandat international, sans aval des Nations Unies, Washington s’arroge le droit de policer les mers, violant ouvertement la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982, qui consacre la liberté de navigation en haute mer (article 87) et interdit les abordages arbitraires, sauf en cas de navires apatrides légitimes (article 110).

Mais qui a donné ce mandat aux États-Unis ? Personne. Ni l’ONU, ni la communauté internationale. 

Cette décision unilatérale n’est que l’expression d’un impérialisme débridé, qui risque d’enflammer des conflits mondiaux.

L’incident du Marinera : un acte de piraterie sans précédent

Rappelons les faits : fin décembre 2025, le Marinera, un tanker sanctionné par les États-Unis pour transport de pétrole iranien et vénézuélien, quitte un port vénézuélien et échappe initialement au blocus naval américain imposé pour étrangler l’économie du pays. Pour se protéger, ses opérateurs changent son pavillon pour russe – une autorisation temporaire accordée par le ministère russe des Transports – et le renomment. La Russie, alliée du Venezuela, déploie alors un sous-marin (probablement de classe Kilo) et d’autres navires pour l’escorter à travers l’Atlantique Nord. Malgré cela, après deux semaines de poursuite, les forces américaines (US Coast Guard, avec soutien britannique) abordent et saisissent le navire le 7 janvier 2026, le qualifiant d’ « apatride » malgré le pavillon russe. Le même jour, un second tanker, le M/T Sophia, chargé de 1,8 à 2 millions de barils de brut vénézuélien, est saisi dans les Caraïbes.

Cette action s’inscrit dans le sillage de la capture spectaculaire de Nicolás Maduro le 3 janvier 2026, transféré aux États-Unis pour des accusations de narcoterrorisme. Trump annonce alors que le Venezuela « livrera » 30 à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis, avec les revenus contrôlés par Washington pour « bénéficier au peuple vénézuélien ». Un euphémisme pour un pillage organisé, qui viole la souveraineté des nations et ignore la CNUDM, censée protéger la navigation pacifique. La Russie condamne fermement cet « acte de piraterie du XXIe siècle », selon le député Leonid Slutsky, et exige le retour de l’équipage russe, perdant contact avec le navire post-abordage. Le ministère russe des Affaires étrangères invoque une violation flagrante du droit maritime international.

Risques d’escalade avec la Russie et la Chine : vers un envenimement mondial

Cette saisie n’est pas un incident isolé ; elle porte en elle les germes d’un conflit majeur. La Russie, déjà engagée dans des négociations sur l’Ukraine, voit dans cette action une provocation directe contre sa souveraineté et ses alliances. Malgré l’absence de confrontation immédiate – le sous-marin russe n’est pas intervenu (on loue une fois de plus la patience de Vladimir Poutine) –, Moscou dénonce une « agression » et pourrait riposter, que ce soit par des mesures diplomatiques à l’ONU ou des manœuvres navales accrues. Au moins trois autres tankers vénézuéliens arborent désormais le pavillon russe pour éviter les saisies, augmentant le risque de futures tensions.

Pire encore, la Chine, grand consommateur de pétrole vénézuélien, pâtit directement de cette suppression des exportations.

Pékin condamne l’opération comme une menace à la sécurité énergétique mondiale, craignant une rupture des chaînes d’approvisionnement déjà fragiles. Alliée de la Russie et du Venezuela dans un axe anti-occidental, la Chine pourrait intensifier son soutien militaire ou économique, menant à un envenimement généralisé. Imaginez un scénario où des navires chinois ou russes défient ouvertement les blocus américains : cela pourrait dégénérer en un conflit naval, rappelant les crises de la Guerre froide.

Les dangers globaux posés par Trump : un monde en péril

Donald Trump n’en est pas à son coup d’essai. Sa doctrine « Monroe 2.0 » – un impérialisme hémisphérique décomplexé – menace non seulement le Venezuela, mais le monde entier. Prenons le Groenland : Trump a réitéré son désir d’annexer ce territoire danois, le qualifiant d’essentiel pour la sécurité américaine, au risque de briser l’OTAN et d’humilier l’Europe. L’Iran est dans le viseur, avec des menaces de frappes militaires pour contrer son programme nucléaire, ravivant les tensions au Moyen-Orient. En Colombie, Trump n’exclut pas une opération militaire contre le président Gustavo Petro, accusé de liens avec des narcotrafiquants, ce qui pourrait déstabiliser l’Amérique latine. Le Mexique subit des pressions constantes : Trump menace d’invasions pour lutter contre les cartels, ou d’imposer des tarifs douaniers punitifs si le pays ne « se met pas au pas ». Cuba est décrit comme « prêt à tomber », et même le Canada ou le Panama (pour le canal) sont dans le collimateur.

Ces menaces ne sont pas des paroles en l’air ; elles reflètent une vision du monde où « la force prime le droit », risquant des guerres régionales et une déstabilisation globale.

Trump fait courir un danger existentiel à la paix, en ignorant les alliances internationales et en favorisant un isolationnisme mercantile agressif.

Vers un impeachment ou une défaite aux midterms ? l’espoir d’une contre-attaque démocratique

Face à cette dérive, un espoir subsiste : les élections de mi-mandat (midterms) de 2026. Trump lui-même avertit ses alliés républicains que s’ils perdent le Congrès, les Démocrates le destitueront pour une troisième fois – un « impeachment » qu’il utilise comme épouvantail pour mobiliser ses troupes. Déjà impeaché deux fois lors de son premier mandat, Trump sait que des enquêtes démocrates sur ses actions au Venezuela, au Groenland ou ailleurs pourraient mener à des accusations de violation de la Constitution ou d’abus de pouvoir. Les midterms pourraient inverser la majorité au Congrès, permettant des investigations approfondies et un possible procès en destitution. C’est une lueur d’espoir pour contrer cette politique belliqueuse, mais le temps presse : le monde ne peut attendre que les urnes américaines sauvent la paix.

En conclusion, les États-Unis, en se faisant police des mers sans légitimité, ne font qu’attiser les flammes d’un monde multipolaire en ébullition.

Trump, par son arrogance, met en péril non seulement des nations souveraines, mais l’équilibre global. Il est temps que la communauté internationale réagisse, avant que cette « Doctrine Trump » ne nous mène à l’abîme.

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