Macron encore à contre-pied : son engagement ukrainien défie l’opinion publique et les alliés

Le 6 janvier 2026, lors d’un sommet à Paris regroupant une trentaine de nations alliées à l’Ukraine, le président français Emmanuel Macron a annoncé que la France pourrait déployer « plusieurs milliers » de soldats en Ukraine dans le cadre d’une force multinationale de garantie de sécurité, une fois un cessez-le-feu conclu avec la Russie.

Cette déclaration, faite en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky et du Premier ministre britannique Keir Starmer, s’inscrit dans une « déclaration d’intention » signée par la France et le Royaume-Uni, avec un soutien américain pour la surveillance du cessez-le-feu. Bien que présentée comme une mesure de « réassurance » et non d’engagement au combat, cette initiative soulève une vague de critiques légitimes.

Elle semble ignorer l’opinion publique française, l’état opérationnel de l’armée, les positions internationales, et même les réalités domestiques du pays.

Pire, elle risque d’exacerber les tensions avec la Russie, qui a déjà déclaré qu’elle n’accepterait pas de troupes de l’OTAN sur le sol ukrainien.

Une décision contre l’opinion publique française

Les sondages récents montrent un rejet massif de l’envoi de troupes en Ukraine par les Français. Selon une enquête de septembre 2025, la majorité des citoyens s’opposent à un déploiement militaire occidental, même pour des garanties de sécurité. Une autre étude de décembre 2025 révèle que 68 % des Français estiment que Macron a eu tort de suggérer un tel engagement, avec 74 % opposés à l’envoi de soldats. Même pour des missions de maintien de la paix post-conflit, le soutien reste tiède : seulement 67 % y sont favorables dans certains cas, mais cela masque une division profonde, surtout face au risque d’escalade.

Macron, avec un taux d’approbation historiquement bas à 11 % en octobre 2025, semble sourd à ces voix.

Au lieu de consulter le Parlement ou de lancer un débat national, il avance seul, renforçant l’image d’un président déconnecté de son peuple.

L’armée française : pas prête pour un tel engagement

L’état opérationnel de l’armée française soulève de sérieuses interrogations. Bien que des préparatifs soient en cours, comme le leadership de la Force de réaction rapide de l’OTAN en 2026 et l’introduction d’un service militaire volontaire à l’été 2026, des experts pointent du doigt des lacunes en termes de réarmement et de préparation à un conflit majeur. Le chef d’état-major des armées, Pierre Schill, a évoqué une possible mobilisation pour l’Ukraine dès 2026, mais cela s’inscrit dans un contexte de tensions budgétaires et de débats sur la mobilisation civile. Les hôpitaux français ont même reçu des instructions pour se préparer à un « engagement majeur » d’ici mars 2026, anticipant des blessés de guerre. Envoyer des milliers de soldats dans une zone volatile, même post-cessez-le-feu, exposerait l’armée à des risques inutiles, alors que la France peine déjà à maintenir ses engagements en Afrique et ailleurs. Cette décision semble plus motivée par une posture géopolitique que par une évaluation réaliste des capacités militaires.

Un isolement international évident

Sur la scène internationale, la position de Macron est isolée. L’Allemagne, par la voix de son chancelier Friedrich Merz, a clairement indiqué qu’elle ne déploierait pas de troupes en Ukraine, se limitant à des pays voisins de l’OTAN. Les États-Unis, bien qu’ils soutiennent la surveillance du cessez-le-feu, refusent d’engager des forces au sol, préférant un rôle logistique. L’Italie, sous Giorgia Meloni, a réaffirmé son opposition, tout comme d’autres alliés qui craignent une provocation envers Moscou. La Russie a réitéré son veto absolu à toute présence de forces de l’OTAN. Cette initiative risque donc de torpiller tout processus de paix, comme le soulignent des publications sur les réseaux sociaux critiquant Macron pour vouloir « sa guerre » afin d’éviter des élections en 2027.

De plus, les relations de Macron avec des leaders étrangers comme Meloni et Trump sont tendues. Avec la Première ministre italienne, des frictions persistent sur l’Ukraine et le commerce, malgré des rencontres pour apaiser les tensions. Trump, réélu, a vanté Meloni tout en critiquant Macron sur les tarifs douaniers et l’approche européenne vis-à-vis de la Russie.

Ces antagonismes soulignent l’isolement de Macron, perçu comme un leader « détesté » par ses pairs, ce qui affaiblit la crédibilité de la France sur la scène mondiale.

Mieux vaudrait s’occuper de la France : instabilité domestique et appels à la démission

Au lieu de s’engager dans des aventures étrangères, Macron devrait prioriser les défis intérieurs. Depuis son élection, la France a connu une instabilité gouvernementale chronique, avec plusieurs Premiers ministres successifs et une crise budgétaire persistante. Les appels à la démission se multiplient, alimentés par des sondages montrant que plus personne ne veut de lui : son approbation est à un niveau record de bas, avec des figures « d’extrême droite » comme Jordan Bardella et Marine Le Pen en tête des intentions de vote pour 2027. Des critiques sur les réseaux sociaux l’accusent d’être un « psychopathe » cherchant la guerre pour reporter les élections.

Plutôt que de risquer des vies françaises pour une cause lointaine, il devrait se concentrer sur l’économie, la sécurité intérieure et la cohésion sociale.

En conclusion, cette décision sur l’Ukraine apparaît comme une provocation imprudente, contredisant l’opinion publique, les capacités militaires et le consensus international. Macron, au crépuscule de son mandat, semble privilégier une posture qu’il croit héroïque à une gestion responsable. Il est temps qu’il écoute son peuple et envisage une sortie honorable, avant que ses choix ne plongent la France dans un chaos plus grand. La paix en Europe ne se gagne pas par des déclarations belliqueuses, mais par le dialogue et la prudence.

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