Pétroliers détournés « sous notre nez » : la France et l’UE, incapables de faire respecter un contrat

Pétroliers détournés « sous notre nez » : la France et l’UE, incapables de faire respecter un contrat, plongent dans la déchéance énergétique

Alors que la France et l’Europe s’enfoncent dans une crise du diesel sans précédent, trois pétroliers américains – l’Aliai, le Minerva Vaso et le Grand Ace6chargés de 1,2 million de barils de diesel initialement destinés à Amsterdam et Gibraltar ont brusquement changé de cap en plein Atlantique. Direction : Lomé au Togo pour l’un, le sud-est (vers l’Asie) pour les autres. La raison ? Les prix du diesel explosent en Asie à cause de la guerre en Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz.

Les acheteurs asiatiques paient plus cher. Les tankers vont là où l’argent est. Point final. Bloomberg l’a confirmé le 30 mars 2026.

C’est un vol légal, un détournement de cargaison en pleine mer, au mépris des contrats signés avec l’Europe. Et ni la France ni l’Union européenne n’ont bougé le petit doigt. Pas un avion de reconnaissance, pas un navire de guerre pour escorter ces tankers et les obliger à respecter leur destination initiale. Imaginez : un pays souverain qui ne sait même plus faire respecter un simple contrat de livraison de carburant. On est loin des grandes puissances d’antan qui envoyaient la marine pour protéger leurs intérêts. Aujourd’hui, on se contente de communiqués larmoyants et de promesses de « diversification ».

Et si on osait l’impensable ?

Envoyer des bâtiments de la Marine nationale ou de la flotte européenne pour escorter ces navires et les contraindre à livrer en Europe. C’est ce que feraient les États-Unis, la Chine ou la Russie dans une situation similaire. Mais non. L’UE préfère jouer les vierges effarouchées du droit international. Résultat : les contrats ne valent plus rien dès que le cours du pétrole fluctue. Le marché « spot » prime sur la parole donnée. La souveraineté énergétique de l’Europe ? Un souvenir.

À qui profite ce « crime » économique ?

Aux acheteurs asiatiques, bien sûr : Chine, Inde, Asie du Sud-Est, qui raflent les cargaisons à prix d’or grâce à la crise du Moyen-Orient. Mais aussi aux grands traders internationaux (Vitol, TotalEnergies et consorts) qui pratiquent l’arbitrage en mer pour maximiser leurs marges. Les majors pétrolières américaines et les raffineurs qui vendent au plus offrant rient sous cape. L’Europe, elle, paie la note : pénuries, stations-service en rupture, prix du gazole +30 % en un mois, et bientôt rationnement. Le PDG de Shell l’a dit clairement : sans réouverture d’Ormuz, c’est la catastrophe dès avril (voir ici également).

Ce n’est pas la première fois qu’on nous vole sous le nez. Souvenez-vous de la crise du Covid en 2020. Des commandes de masques chirurgicaux destinées à la France (régions Grand Est et PACA) ont été purement et simplement rachetées par des acheteurs américains sur les tarmacs chinois.

Ils payaient trois à quatre fois le prix, en cash, et les avions décollaient vers les États-Unis au lieu de l’Hexagone.

Jean Rottner (président Grand Est) et Renaud Muselier l’ont dénoncé publiquement : « Les Américains sortent le cash et payent trois fois le prix ». Libération, Euronews, France 24 et Le Parisien l’ont documenté. L’Europe, encore une fois, impuissante. Pas de rétorsion, pas de mesures de réciprocité. Juste de la colère rentrée et des soignants en première ligne sans protection.

La déchéance d’un pays qui ne sait plus défendre ses droits à l’international, mais qui matraque ses propres citoyens.

Voilà le scandale ultime. La France et l’UE sont incapables de protéger leurs approvisionnements énergétiques face à des traders et à des puissances étrangères. Mais à l’intérieur ? Elles sont sans pitié. Les agriculteurs bloqués sur les routes avec des engins agricoles ? Gaz lacrymogènes et amendes. Les Gilets jaunes qui osaient contester le prix du carburant il y a quelques années ? 

Matraquages en règle, yeux crevés, mains arrachées.

Toute dissidence intérieure est écrasée avec une brutalité inédite. Pourtant, quand il s’agit de défendre nos intérêts vitaux face à l’étranger, c’est le silence, la passivité, la soumission.

Un pays qui ne sait plus faire respecter un contrat de pétrole, qui laisse des cargaisons essentielles dériver vers d’autres continents sans réagir, n’est plus une puissance. C’est une colonie économique.

Une nation en déchéance qui préfère réprimer ses paysans, ses routiers et ses contestataires plutôt que d’affronter les vrais rapports de force internationaux.

L’heure n’est plus aux demi-mesures. Il faut une diplomatie de la canonnière énergétique, des contrats blindés avec clauses de pénalités exécutoires, et une vraie politique de souveraineté. Sinon, préparez-vous : cet été, les camions à l’arrêt, les supermarchés vides et les factures qui flambent. Et toujours les mêmes coupables : une élite bruxelloise et parisienne qui a vendu notre indépendance au plus offrant.

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