Quand les gouvernements privilégient l’armement au détriment des peuples

quand les gouvernements privilégient l’armement au détriment des peuples

Le gaspillage scandaleux des revenus publics

Dans un monde marqué par des tensions géopolitiques croissantes, les dépenses militaires atteignent des sommets inédits, au grand dam des services sociaux essentiels. Inspiré par l’analyse percutante de Normand Bibeau publiée en octobre 2025 sur Les 7 du Québec, cet article explore le détournement massif des fonds publics vers l’industrie de l’armement, un véritable pillage orchestré par les conglomérats militaro-industriels. En nous appuyant sur des recherches indépendantes, notamment les données fiables du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), nous confirmons et approfondissons ces constats, révélant un système vampirique où les profits des élites se nourrissent du sang des classes laborieuses. Loin d’être une fatalité, ce gaspillage reflète des choix politiques délibérés, priorisant la guerre sur le bien-être collectif.

La domination américaine : la part du lion dans les exportations d’armes

Comme le souligne Normand Bibeau,

les États-Unis captent environ 43 % des exportations mondiales de systèmes d’armes, une position hégémonique qui n’étonne guère dans un contexte où le complexe militaro-industriel américain dicte les priorités budgétaires.

Cette part a augmenté de 21 % entre les périodes 2015-2019 et 2020-2024, consolidant les USA comme le premier exportateur mondial, sept fois devant la Chine et surpassant les sept suivants combinés. Ce n’est pas seulement une question de marché : c’est un mécanisme de transfert de richesses publiques vers des géants comme Lockheed Martin ou Raytheon, qui profitent de contrats juteux financés par les impôts des citoyens.

Nos recherches confirment que cette domination s’inscrit dans une tendance plus large. Selon le SIPRI, les transferts d’armes internationaux pour 2020-2024 montrent que les USA ont fourni des armes à 107 pays, dont des alliés comme l’Ukraine, qui est devenue le plus grand importateur mondial en raison du conflit avec la Russie. Cette « course au réarmement », comme l’appelle Bibeau, n’est pas neutre :

elle exacerbe les conflits pour justifier des dépenses supplémentaires, créant un cercle vicieux où la paix est sacrifiée sur l’autel des profits.

Les chiffres accablants de l’industrie de l’armement en 2023

Normand Bibeau rapporte que le chiffre d’affaires combiné des 100 plus grands conglomérats d’armements a atteint 632 milliards de dollars US en 2023, en hausse de 4,2 % par rapport à 2022. Ce constat est corroboré par les données officielles du SIPRI, qui précisent que 41 de ces entreprises sont américaines, générant 318,7 milliards de dollars – soit près de la moitié du total. L’Europe (hors Russie) suit avec 27 entreprises pour 133 milliards, la Chine avec 9 pour 203 milliards, et la Russie avec 25,5 milliards. L’Asie et l’Océanie contribuent à 136 milliards, tandis que le Moyen-Orient ferme la marche avec 19,6 milliards.

Ces chiffres ne sont pas abstraits : ils représentent un détournement direct des budgets publics. Par exemple, en Europe, des pays comme la France et l’Allemagne ont vu leurs ventes d’armes augmenter grâce à des contrats liés à l’Ukraine, mais au prix de coupes dans les services sociaux. Normand Bibeau ironise sur ce « festin » pour les actionnaires, et à juste titre : les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient ont boosté les revenus, avec une hausse globale des ventes d’armes de 4 % en 2023, malgré des défis de production. Pourtant, comme le note l’auteur, tous les acteurs « sont à la curée », exploitant la « chair à canon prolétarienne » sans scrupules.

L’absence de données pour 2024 : une peur de la transparence ?

Un point intrigant soulevé par Bibeau est l’absence de bilan consolidé pour 2024 en octobre 2025. Nos investigations confirment cela : le SIPRI publie traditionnellement ses données sur l’industrie de l’armement en décembre pour l’année précédente, donc les chiffres pour 2024 ne sont pas encore disponibles publiquement. Cela pourrait effectivement refléter une réticence à révéler l’ampleur du « pillage », comme le suggère l’auteur. Anticipant des profits records, Bibeau évoque du « Champagne au party de Noël des actionnaires » – une prédiction plausible, vu la hausse continue des tensions mondiales.

En attendant, les estimations partielles indiquent une poursuite de la croissance. Par exemple, des rapports préliminaires sur les transferts d’armes pour 2024 montrent une augmentation des exportations américaines, alimentée par des aides militaires massives. Cette opacité n’est pas anodine : elle masque comment des billions de dollars publics sont siphonnés vers des industries qui profitent de la misère humaine.

Les dépenses militaires mondiales en 2024 : un record historique

Normand Bibeau cite des dépenses militaires totales de plus de 2,718 trillions de dollars US en 2024, en hausse de 9,4 % – la plus forte depuis 1988. Ces chiffres sont exacts, selon le SIPRI : 2.718 milliards de dollars (ou 2,718 trillions en notation américaine), marquant une décennie de hausses consécutives, avec une augmentation de 37 % depuis 2015. La répartition régionale confirme l’analyse : l’Amérique du Nord domine avec 1,027 billion (40 % du total), suivie de l’Amérique du Sud, Centrale et Afrique (693 milliards, 26 %), l’Europe (629 milliards, 23 %), l’Asie et l’Océanie (243 milliards, 9 %), et le Moyen-Orient pour le reste.

How much is global military spending in 2024
How much is global military spending in 2024

Ce boom est alimenté par des conflits comme ceux en Ukraine et à Gaza, mais aussi par des rivalités géopolitiques croissantes. Un rapport de l’ONU, citant le SIPRI, projette une poursuite de cette tendance en 2025, soulignant comment ces dépenses marginalisent les Objectifs de Développement Durable (ODD), comme l’éradication de la pauvreté ou l’accès à la santé. En effet, pendant que les budgets militaires enflent, les coupes dans l’éducation et la santé se multiplient. Par exemple, aux États-Unis, le budget défense 2024 a dépassé les 800 milliards, tandis que des programmes sociaux comme Medicaid font face à des restrictions.

Un système vampirique : critiques et conséquences sociales

Normand Bibeau qualifie ce complexe militaro-industriel de « vampires » se repaissant de « chair et de sang prolétarien ». Cette métaphore est puissante et justifiée : les profits records contrastent avec la souffrance des populations. En France, par exemple, les dépenses militaires ont augmenté de 7,5 % en 2024 pour atteindre 53 milliards d’euros, finançant des exportations vers l’Arabie saoudite ou l’Ukraine, au détriment d’un système de santé en crise. Au Canada, le Québec inclus, le budget fédéral alloue plus de 30 milliards CAD à la défense, tandis que les services sociaux peinent face à l’inflation.

Un rapport de Vision of Humanity note que cette globalisation de l’armement exacerbe les inégalités, avec les pays en développement dépensant des fortunes en imports d’armes au lieu d’investir dans l’éducation. Normand Bibeau appelle implicitement à une prise de conscience, renvoyant à des articles connexes comme « Des milliards de dollars de contrats : la course au réarmement fait les affaires des industriels américains ». Il est temps de questionner ces priorités : pourquoi financer la mort quand la vie manque de ressources ?

Vers une réorientation des priorités publiques

En conclusion, l’analyse de Bibeau reste d’une actualité brûlante : les gouvernements gaspillent des trillions en armements inutiles, privant les peuples de services essentiels. Nos recherches valident ces données et soulignent l’urgence d’une réforme. Avec des dépenses militaires à 2,718 trillions en 2024, il est impératif de rediriger ces fonds vers la santé, l’éducation et la transition écologique. Sinon, comme le prévient Bibeau, la « chair à canon » continuera de pâtir silencieusement.

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