Réalisé en 2024, Silenced de Tommy Robinson, disponible en VOSTFR sur YouTube depuis le 26 novembre (Breizh-Info, 4 439 vues), remet sur la table une affaire qui divise le Royaume-Uni. Le film revient sur les accusations portées par Robinson contre un jeune réfugié syrien, J.H., qu’il présentait comme violent et misogyne dans son école à Huddersfield. Ces allégations, jugées infondées par un tribunal en 2021, lui ont valu une condamnation pour diffamation et une amende de 100 000 livres plus frais. Malgré cela, Robinson persiste dans Silenced, mêlant interviews, documents scolaires et témoignages – certains captés en secret – pour étayer sa version. Censuré au Royaume-Uni, le documentaire cristallise un débat explosif sur la liberté d’expression et la politique migratoire.
Une justice au service d’un agenda
La condamnation de Robinson en 2021, renforcée par son emprisonnement en octobre 2024 pour outrage au tribunal (The Guardian, 28 oct. 2024), illustre une justice britannique inflexible. Le juge avait écarté ses preuves – témoignages d’élèves, rapports scolaires – comme « incohérentes et contradictoires », privilégiant la version de J.H., un réfugié syrien soutenu par les institutions. Cette décision, suivie d’une injonction interdisant à Robinson de répéter ses accusations, n’est pas un simple verdict : elle s’inscrit dans une logique où les tribunaux semblent protéger un narratif intouchable. Diffuser Silenced à Trafalgar Square en juillet 2024, malgré l’interdiction, a valu à Robinson 18 mois de prison, dont 9 en isolement. Une sanction disproportionnée qui trahit une volonté de faire taire les voix critiques sur l’immigration.
Les médias, chiens de garde du système
Les grands médias britanniques – BBC, The Guardian, ITV – ont joué leur rôle de rempart. Dès la sortie de Silenced, ils ont qualifié Robinson d’« agitateur d’extrême droite » (The Guardian, 28 oct. 2024) et le film de « tissu de mensonges » (Metro UK, 28 oct. 2024), sans analyser son contenu. Leur couverture unanime rejette toute discussion sur les problématiques soulevées – violences liées à l’immigration, intégration ratée – au profit d’une défense aveugle du multiculturalisme. Cette complaisance médiatique n’est pas nouvelle : les scandales de grooming gangs à Rotherham ou Telford, étouffés pendant des années, ont montré leur réticence à confronter les échecs de la politique migratoire, par peur d’alimenter les critiques de figures comme Robinson.
Une classe politique vendue
Le silence ou la condamnation des élites politiques complètent le tableau. Conservateurs et travaillistes, englués dans une vision mondialiste, ont soutenu une immigration massive sans débat. L’arrestation de Robinson en juillet 2024, après une manifestation anti-immigration, et son incarcération subséquente ont été saluées par des figures comme la procureure générale Sarah Sackman, qui y voit une victoire de « l’État de droit ». Mais cet État de droit semble sélectif : les crimes liés à certains groupes migrants sont minimisés, tandis que les lanceurs d’alerte comme Robinson sont écrasés. Cette politique migratoire, imposée sans consentement populaire, vise-t-elle à diluer les identités européennes, comme le craignent ses détracteurs ?
Une complicité institutionnelle
Justice, médias, politique : les institutions britanniques forment un front uni pour défendre une immigration débridée, perçue par beaucoup comme une menace à la cohésion nationale. Silenced n’est pas qu’un film : c’est un symbole de cette fracture. Robinson, ex-leader de l’English Defence League, polarise – adulé par ses soutiens comme défenseur des oubliés, honni par l’establishment comme un fauteur de troubles. Sa peine draconienne, dans une prison de haute sécurité, contraste avec l’impunité apparente de certains criminels issus de l’immigration. Cette asymétrie alimente le sentiment que le système sacrifie les peuples d’Europe sur l’autel d’un projet idéologique.
Une révolte en sourdine
Le succès de Silenced sur les plateformes alternatives (57 millions de vues sur X, Daily Declaration, 31 oct. 2024) montre que le message résonne. Les Britanniques – et Européens – se réveillent face à une élite qui semble prête à tout pour imposer sa vision. Si cette complicité institutionnelle persiste, elle pourrait précipiter une révolte plus large contre une politique migratoire jugée insensée, au risque d’un chaos que ni les juges, ni les médias, ni les politiciens ne pourront contenir.
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