Le 11 février 2026, la petite communauté de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, a été plongée dans l’horreur lorsqu’une fusillade de masse a fait au moins huit morts et des dizaines de blessés, touchant une école secondaire et un domicile privé. Cet événement, qualifié par les autorités comme l’un des pires actes de violence de l’histoire récente du pays, a choqué le Canada et le monde entier, ravivant les débats sur la santé mentale, les armes à feu et la sécurité scolaire.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé sa tristesse et présenté ses con doléances aux victimes et au peuple canadien.
Le déroulement des faits : un acte de violence inexplicable
Selon les autorités, l’attaque a commencé vers 13h20 heure locale, lorsque la police de Tumbler Ridge a reçu un appel signalant un tireur actif à l’école secondaire Tumbler Ridge, un établissement accueillant des élèves de la 7e à la 12e année dans cette ville minière isolée de 2.400 habitants. Les officiers, en arrivant sur place, ont été confrontés à des tirs directs, mais ont rapidement pénétré dans l’école pour neutraliser la menace. À l’intérieur, ils ont découvert le suspect mort d’une blessure par balle auto-infligée, ainsi que six victimes décédées : une éducatrice de 39 ans et cinq élèves âgés de 12 à 13 ans.
L’enquête a révélé que le tireur avait d’abord frappé à un domicile proche de l’école, où deux autres victimes – la mère du suspect, âgée de 39 ans, et son demi-frère de 11 ans – ont été retrouvées sans vie. Au total, 27 personnes ont été blessées, certaines grièvement, et transportées vers des hôpitaux régionaux. La police a confirmé que le suspect agissait seul, sans complice, et qu’aucun motif clair n’a encore été identifié, bien que des armes – un fusil long et un pistolet modifié – aient été retrouvées sur les lieux.
Les victimes : des vies brisées dans une petite communauté
Parmi les victimes de l’école, on compte une éducatrice de 39 ans, trois filles de 12 ans, un garçon de 12 ans et un autre de 13 ans. Des témoignages émouvants émergent déjà : l’une des survivantes, Maya Gebala, 12 ans, reste en état critique à l’hôpital. Abel Monsa, un garçon de 12 ans, fait partie des disparus, laissant une famille et des amis en deuil. La communauté, unie par son isolement géographique, a organisé des veillées spontanées, avec des résidents déposant fleurs et messages devant l’école fermée.
Sur les réseaux sociaux, des hommages affluent. Une publication sur X décrit la douleur collective : « Les résidents de Tumbler Ridge rendent hommage aux huit victimes d’une fusillade de masse. » Une mère endeuillée s’est exprimée publiquement, appelant à l’unité avant la visite du Premier ministre.
Le suspect : Jesse Van Rootselaar, une histoire de souffrance mentale
La police a identifié le suspect comme Jesse Van Rootselaar, une jeune femme transgenre de 18 ans, née biologiquement mâle et ayant transitionné il y a six ans. Ancienne élève de l’école, elle avait abandonné ses études il y a quatre ans et vivait avec sa mère et son demi-frère. Les autorités ont révélé un historique de contacts avec la police pour des problèmes de santé mentale, avec plusieurs visites à son domicile. Sa mère, Jennifer Strang, était une militante pour les droits trans, ayant partagé des messages contre la haine en ligne et encourageant les parents à soutenir leurs enfants.
Des débats ont surgi sur les médias sociaux concernant la couverture médiatique, certains critiquant l’insistance sur le genre du suspect. L’enquête se penche sur d’éventuels facteurs comme la haine en ligne ou des troubles non traités, mais aucun manifeste n’a été trouvé.
Certains commentateurs, tels que Billboard Chris (activiste canadien opposé aux traitements affirmant le genre pour les mineurs) et Oli London (influenceur britannique ayant détransitionné et critique des transitions de genre), ont évoqué un possible lien entre l’acte de Van Rootselaar et un mal-être lié à sa transition de genre, en se référant à des publications en ligne présumées exprimant des pensées suicidaires ou des effets potentiels d’hormones. Un article du Telegraph pose la question des effets des médicaments cross-sex sur la santé mentale et la violence, en reliant ce cas à d’autres fusillades impliquant des personnes trans. D’autres experts, comme Aaron Devor de l’Université de Victoria et James Densley du Violence Prevention Project, considèrent ces affirmations comme spéculatives et mettent l’accent sur des facteurs plus larges tels que la santé mentale générale et la radicalisation en ligne. L’enquête policière n’a pas encore établi de motif clair lié à ces éléments.
Réactions nationales et internationales : deuil et appels à l’action
Le Premier ministre canadien Mark Carney a exprimé sa tristesse : « Ce matin, des parents, grands-parents, sœurs et frères à Tumbler Ridge se réveillent sans un être cher. La nation pleure avec vous. » Il prévoit une visite sur place pour soutenir la communauté. Au Canada, où les lois sur les armes sont strictes (38 % des homicides impliquent des armes à feu en 2023), cet événement rare – le plus meurtrier depuis la tuerie de l’École polytechnique de Montréal en 1989 – relance les discussions sur le contrôle des armes et la santé mentale.
Un rappel douloureux pour le Canada
Cette fusillade rappelle que même dans un pays réputé pour sa sécurité, la violence armée peut frapper n’importe où. Alors que l’enquête progresse, la communauté de Tumbler Ridge, connue pour ses paysages naturels et son industrie minière, cherche à guérir. Des fonds de soutien ont été lancés, et des experts appellent à une meilleure prise en charge de la santé mentale chez les jeunes. Le Canada, uni dans le deuil, doit maintenant transformer cette tragédie en action pour prévenir de futures horreurs.


Laisser un commentaire