Le 20 janvier 2026, le président américain Donald Trump a lancé une menace spectaculaire contre la France, promettant d’imposer un tarif douanier de 200 % sur les vins et champagnes français si le président Emmanuel Macron persistait dans son refus de rejoindre le « Board of Peace », une initiative controversée visant à superviser la paix à Gaza et d’autres conflits mondiaux. Cette déclaration, faite lors d’une conférence de presse nocturne et relayée par Fox News, a immédiatement suscité des réactions vives des deux côtés de l’Atlantique, illustrant les tensions croissantes dans les relations transatlantiques sous la seconde administration Trump.
Le contexte de la menace
Tout a commencé avec une question d’un journaliste sur le refus présumé de Macron de rejoindre ce conseil international proposé par Trump.
« Oh, l’a-t-il dit ? Eh bien, personne ne veut de lui car il va bientôt quitter le pouvoir. C’est d’accord. Ce que je ferai, c’est que s’ils se sentent hostiles, j’imposerai un tarif de 200 % sur ses vins et champagnes, et il rejoindra. Mais il n’est pas obligé de rejoindre »
a déclaré Trump, confirmant par ailleurs que Vladimir Poutine avait été invité. Le « Board of Peace » est une idée lancée par Trump en septembre dernier, initialement pour Gaza, mais élargie à d’autres conflits. Les membres permanents doivent contribuer 1 milliard de dollars chacun à un fonds géré par Trump lui-même. La France a décliné l’invitation, invoquant des préoccupations sur la participation de la Russie et de figures comme Alexandre Loukachenko de Biélorussie.
Trump a même partagé publiquement un message texte de Macron l’invitant à dîner à Paris ce jeudi, dans une tentative apparente de désamorcer la crise, tout en maintenant sa pression. Cette tactique s’inscrit dans une série d’actions agressives : Trump a déjà menacé huit pays européens de tarifs pour des raisons liées au Groenland, critiqué la Norvège sur le Prix Nobel de la Paix, et poussé le Royaume-Uni sur Diego Garcia.
Réactions en France et aux États-Unis
Du côté français, la réponse a été ferme. Le ministre de l’Agriculture a qualifié la menace de « chantage« , tandis que le ministre des Finances, Roland Lescure, a déclaré : « Nous vivons des territoires inexplorés. Nous n’avons jamais vu cela auparavant. Un allié, un ami de 250 ans, envisage d’utiliser les tarifs comme une arme géopolitique. » Macron, dont le mandat s’achève en 2027 sans possibilité de réélection, a souligné que la France ne considérait pas cette initiative comme sérieuse, craignant qu’elle ne sape le rôle des Nations Unies.
Aux États-Unis, les réactions sont partagées. Des soutiens à Trump, contrastent avec des critiques acerbes. Des analystes financiers notent que cette stratégie suit un schéma désormais classique : annonces de tarifs provoquant des chutes de marchés, suivies de négociations et de rebonds. Trump a d’ailleurs indiqué qu’il accepterait de rencontrer diverses parties pour discuter du Groenland, suggérant une résolution possible.
Implications économiques et diplomatiques
L’industrie viticole française, qui exporte pour des milliards vers les États-Unis, craint un impact majeur. « Les gens ne cesseront pas de boire du vin plus cher, mais cela transférera plus d’impôts des poches des citoyens américains vers l’administration Trump », a commenté un utilisateur sur les réseaux sociaux. Des alternatives comme les vins italiens ou américains pourraient gagner du terrain, tandis que l’Europe envisage d’activer son « bazzoka commercial » anti-coercition.
Sur le plan diplomatique, cette affaire met en lumière la doctrine « America First » de Trump, qui utilise les tariffs comme levier géopolitique. « Trump teste le monde : qui est un ami et qui ne l’est pas », a résumé un post sur X. L’Union européenne, déjà sous pression avec les menaces sur le Groenland, pourrait renforcer son autonomie en matière de défense et de commerce. Des voix européennes appellent à la prudence face à cette « Board of Peace », vue comme un club d’autocrates potentiellement affaiblissant l’ONU.
Vers une résolution avant Davos ?
Avec le Forum économique mondial de Davos approchant, une désescalade semble possible. Macron a proposé un dîner, et Trump a exprimé une ouverture aux discussions. Cependant, cette crise souligne les défis des relations transatlantiques : d’un côté, un Trump imprévisible ; de l’autre, une Europe cherchant à affirmer sa souveraineté. Si les tariffs entrent en vigueur, ils pourraient marquer le début d’une guerre commerciale plus large, affectant non seulement le vin, mais l’ensemble des échanges économiques. Reste à voir si le verre sera à moitié plein ou vide pour les deux nations.


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