Le 16 février 2026, un groupe d’experts indépendants du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a publié une déclaration sans précédent. Après l’examen des millions de documents déclassifiés par le Département de la Justice américain, ils estiment que les actes documentés – trafic sexuel systématique, esclavage sexuel, viols, torture, disparitions forcées et violence reproductive contre des femmes et des filles – pourraient constituer des crimes contre l’humanité.
« L’ampleur, la nature systématique, le caractère transnational de ces atrocités sont si graves qu’un certain nombre d’entre elles répondent raisonnablement au seuil juridique des crimes contre l’humanité », ont-ils écrit.
Ces experts, dont la Rapporteure spéciale sur la violence contre les femmes Reem Alsalem, décrivent un « réseau criminel mondial » opérant dans un contexte de suprémacisme, racisme, corruption et misogynie extrême. Ils dénoncent la marchandisation des victimes, issues de multiples nationalités, et critiquent vivement les fuites mal gérées ainsi que le manque d’enquêtes réelles malgré des décennies de signalements. En France, la procureure de Paris Laure Beccuau a immédiatement invité les victimes potentielles à se manifester, rappelant la compétence du parquet pour tout auteur ou victime français.
Des millions de preuves enfin sur la table
Tout a basculé fin janvier 2026 avec la publication par le DOJ de plus de 3 millions de pages, 2.000 vidéos et 180.000 images, en application de l’Epstein Files Transparency Act signé en novembre 2025. Ces archives, issues des enquêtes fédérales depuis 2006, confirment l’existence d’un système organisé : l’île Little St. James (surnommée « l’île des pédophiles »), les jets privés « Lolita Express », les résidences de New York et Palm Beach, et un réseau de recrutement de mineures payées pour des « massages » qui tournaient à l’agression sexuelle (voir également ici).
Les logs de vols, emails, photos et témoignages dessinent un tableau accablant. Jeffrey Epstein, condamné en 2008 puis en 2019, n’était pas un simple prédateur isolé. Ghislaine Maxwell, sa complice principale, purge aujourd’hui 20 ans de prison et aurait confié craindre pour sa vie :
« Ils vont me tuer, tout comme ils ont tué Epstein. »
Une dimension géopolitique et de chantage assumée
L’affaire dépasse largement le scandale sexuel. Elle révèle un outil de pouvoir : le chantage via des enregistrements cachés (kompromat) dans des coffres-forts et serveurs sécurisés. Des services de renseignement auraient historiquement utilisé ce type d’opérations pour contrôler des élites politiques, économiques et scientifiques. Epstein lui-même était une source du FBI, ce qui lui a valu une impunité relative pendant des années.
Des liens étroits avec des figures britanniques de haut rang apparaissent clairement. Peter Mandelson, ancien secrétaire d’État et commissaire européen, entretenait une relation amicale ancienne avec Epstein : messages d’anniversaire (« mon meilleur ami »), séjours dans son appartement, échanges de conseils pendant ses ennuis judiciaires, et transmission présumée d’informations confidentielles sur la régulation financière (règle Volcker, Dodd-Frank). Une enquête criminelle a été ouverte par Scotland Yard en 2026, et Mandelson a été limogé de son poste d’ambassadeur à Washington.
Ce réseau s’étend à la finance globale et à la censure. Des documents internes de JPMorgan de 2011 évoquent le « Project Molecule » : un partenariat avec la Fondation Bill & Melinda Gates pour créer une structure transnationale privée de préparation aux pandémies, vaccins, surveillance et finance de santé, avec des entités offshore pour échapper aux contrôles démocratiques. Epstein servait d’intermédiaire dans ces cercles.
Le même écosystème a exporté des outils de censure vers les États-Unis via des organisations comme le Center for Countering Digital Hate (CCDH), liées à des factions du Parti travailliste britannique, qui ont contribué à la suppression massive de contenus sur les plateformes américaines avant l’élection de 2024.
Les ténèbres des élites exposées
Les fichiers citent à répétition des noms parmi les plus puissants : Bill Clinton (plus de 26 vols sur le Lolita Express), Donald Trump (mentionné plus de 1.000 fois, certaines accusations réfutées), Bill Gates, Prince Andrew, Richard Branson, Leonardo DiCaprio, et bien d’autres. Des liens avec des conseillers de la Maison-Blanche, des propriétaires d’équipes sportives ou des scientifiques influents persistent même après la condamnation d’Epstein.
Les banques comme JPMorgan ont fermé les yeux sur des transactions suspectes pour préserver les profits. Les enquêtes ont été sabotées : accord de clémence en 2008, projet d’acte d’accusation fédéral abandonné en 2007, documents cachés ou caviardés. Les médias mainstream, particulièrement discrets en France, ont souvent minimisé ou sensationnalisé sans creuser la dimension systémique.
Pendant des années, évoquer un réseau protégé au plus haut niveau valait l’étiquette « complotiste ». Aujourd’hui, des experts de l’ONU parlent ouvertement de « global criminal enterprise » et exigent une enquête indépendante, la levée des prescriptions, des poursuites internationales (y compris via la CPI) et des réparations pour les victimes. « Personne n’est trop riche ni trop puissant pour être au-dessus des lois », insistent-ils.
Un tournant historique ?
L’affaire Epstein n’est plus seulement un scandale judiciaire américain.
Elle est devenue un révélateur planétaire des mécanismes de contrôle par le sexe, l’argent et la peur qui gangrènent les élites transnationales.
La publication massive des fichiers et la déclaration de l’ONU marquent un avant et un après : la fin possible de l’impunité et le début d’un véritable travail de vérité.
Reste à savoir si les États – États-Unis, Royaume-Uni, France et autres – auront le courage d’aller jusqu’au bout. Les experts de l’ONU l’ont dit clairement : les preuves sont là. Il ne reste plus qu’à agir. La justice internationale et les citoyens du monde entier attendent des réponses.


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