Les derniers rebondissements dans l’affaire Quentin Deranque : une violence qui met LFI face à ses contradictions

Les derniers rebondissements dans l’affaire Quentin Deranque : une violence qui met LFI face à ses contradictions

L’affaire de la mort de Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans lynché le 12 février 2026 à Lyon en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, continue de faire des vagues. Alors que l’enquête judiciaire progresse, les rebondissements politiques et médiatiques s’enchaînent, révélant une polarisation extrême. Sept personnes, dont Jacques-Élie Favrot, ancien assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault et figure de la Jeune Garde « antifasciste », ont été mises en examen pour homicide volontaire ou complicité.

Favrot a reconnu son rôle de leader, des cris incitatifs comme « Allez, Lyon Antifa, on tient ! » et potentiellement « Butez-le, tuez-le ! », ainsi que des coups portés, selon des exclusivités d’Europe 1 et du JDD.

Mais au-delà des faits, c’est l’hypocrisie présumée de La France Insoumise (LFI) qui fait scandale : le parti accuse régulièrement les autres de violence, en particulier le Rassemblement National (RN), tout en refusant de reconnaître sa propre « hyper violence » liée à des groupes radicaux.

Les avancées judiciaires : des mises en examen et des aveux accablants

L’enquête, qualifiée d’homicide volontaire, a connu des développements rapides. Le 19 février, sept jeunes hommes – âgés de 20 à 25 ans et majoritairement liés à l’ultragauche lyonnaise – ont été placés en détention provisoire. Parmi eux, six pour homicide volontaire et un (Favrot) pour complicité par instigation.

Tous nient avoir porté les coups mortels, mais l’autopsie confirme que Quentin Deranque a succombé à un déluge de coups au sol, impliquant au moins six agresseurs masqués.

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse le 19 février pour détailler les faits, soulignant que l’agression s’est étalée sur 1,5 km et 1h30, un « chemin de croix » pour la victime.

Des témoignages et vidéos amateurs ont permis d’identifier les suspects, dont des membres de la Jeune Garde, dissoute en 2024 pour apologie de la violence mais toujours active dans les milieux « antifascistes ». Le 23 février, Le Monde a révélé des profils radicaux : ces militants, issus d’une « génération violente », justifient leurs actes par l’antifascisme, mais l’enquête pointe une escalade préméditée. Aucune nouvelle interpellation n’a été annoncée depuis, mais les juges d’instruction poursuivent les auditions.

La marche d’hommage et ses dérives : peur d’un engrenage

Le 21 février, une marche en hommage à Quentin Deranque a réuni 3.200 personnes à Lyon, sous haute surveillance policière. Organisée par des groupes d’extrême droite, elle s’est déroulée dans un calme parfait, sans aucun incident ni affrontement. Seul bémol : un ou deux imbéciles ont fait un salut nazi (un seul clairement visible sur la vidéo virale, avec la personne à côté qui lui dit immédiatement d’arrêter).

Ce geste isolé a été repris en boucle par l’ensemble de la presse mainstream et instrumentalisé pour tenter de discréditer toute la manifestation.

Collaboration habituelle avec le pouvoir en place : la préfecture et le parquet ont aussitôt ouvert deux enquêtes pour « apologie de crime contre l’humanité » et « injures racistes et homophobes » sur la base de ces images. Les bras levés poing fermé, nombreux dans la foule, n’ont strictement rien à voir avec un salut nazi : c’est un geste classique de colère et de désapprobation. Une hirondelle ne fait pas le printemps. La famille de Quentin, par la voix de son avocat Fabien Rajon, a d’ailleurs condamné fermement la « récupération politique » de l’événement et rappelé qu’elle n’en était pas à l’initiative.

Cette mobilisation a ravivé les craintes d’un « engrenage de violences » à Lyon, où extrême droite et ultragauche s’affrontent depuis des années. Des habitants ont déposé des fleurs sur les lieux du drame, mais la ville redoute des représailles.

L’hypocrisie de LFI : accuser les autres tout en niant sa propre violence

C’est ici que les propos de LFI font scandale. Le parti, prompt à dénoncer la « violence fasciste » du RN, refuse de reconnaître toute responsabilité dans l’affaire, malgré les liens évidents avec la Jeune Garde cofondée par Raphaël Arnault. Jean-Luc Mélenchon a qualifié l’incident de « traquenard » monté par l’extrême droite, sans condamner explicitement les actes de ses alliés. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée, s’est dite « choquée » par les accusations, affirmant que « ni LFI, ni Rima Hassan, ni notre service d’ordre n’ont été au contact d’aucun problème ». Sandrine Rousseau va plus loin : LFI est « victime d’une espèce de cabale incroyable ».

Ces déclarations sont qualifiées d’ « ignobles » et « abjectes » par Sébastien Lecornu, qui somme LFI de « faire le ménage ». Laurent Wauquiez accuse directement : « Cette violence ne vient pas de nulle part, l’extrême gauche a du sang sur les mains […] L’impunité dont bénéficie LFI doit cesser ! » Sur X, des députés RN comme Matthias Renault dénoncent : « LFI justifie la violence politique […] Aujourd’hui, LFI a du sang sur les mains. » Alice Cordier, de Némésis, parle d’ « hypocrisie alarmante » de Mélenchon, pointant des attaques violentes contre des médias par des activistes LFI.

Gérald Darmanin note que « LFI ne se désolidarise en rien du travail de violence de la Jeune Garde », accumulant des faits « très importants ». Des appels à un « cordon sanitaire » contre LFI émergent, la sommant de clarifier sa position sur la violence politique.

Une affaire qui polarise et interroge la démocratie

À l’approche des élections municipales de 2026, cette affaire expose les fractures françaises. LFI, en niant toute « hyper violence » chez elle tout en accusant les « fachos » du RN, risque de perdre le peu de crédibilité qui lui restait. Les enquêtes judiciaires trancheront sur les faits, mais le débat public est déjà enflammé : peut-on tolérer un parti qui parle de violence chez les autres sans balayer devant sa porte ?

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