L’Observatoire des Décisions de Justice : une initiative pour dénoncer la politisation de la justice

L’Observatoire des Décisions de Justice : une initiative citoyenne pour dénoncer la politisation de la justice française

Créé en juin 2025, l’Observatoire des Décisions de Justice (ODJ) est une association indépendante et citoyenne, financée exclusivement par des dons privés, sans aucune subvention publique. Dirigé par la juriste Élisabeth Louvel, qui en est la directrice générale et porte-parole,

cet observatoire se donne pour mission d’analyser les décisions de justice, de les rendre accessibles aux Français et de révéler leurs failles.

Dans un entretien accordé à TV Libertés, Élisabeth Louvel détaille les constats alarmants qui ont motivé sa création et les réformes urgentes qu’elle préconise.

Un constat partagé par la grande majorité des Français

« Des millions de Français font le même constat », explique Élisabeth Louvel. Selon des sondages, plus de 80 % estiment que la justice est trop laxiste, 86 % qu’elle est trop lente, 74 % qu’elle est trop chère et incompréhensible.

Plus grave encore, près de 70 % la considèrent comme politisée. Résultat : plus de la moitié des Français n’ont plus confiance en elle.

Ce malaise s’explique notamment par l’influence du Syndicat de la Magistrature, auquel un tiers des magistrats serait affilié. Ce syndicat est tristement connu pour son « mur des cons », sa participation à la Fête de l’Humanité et un communiqué jugé scandaleux après la mort de Quentin Deranque. « La justice est rendue au nom du peuple français. Un observatoire indépendant était nécessaire », insiste la directrice.

Analyser, décrypter et révéler les défaillances

L’ODJ réunit une équipe solide : un directeur de publication universitaire (Bertrand Saint-Germain, auteur de La République des juges contre la nation), des juristes, des étudiants en droit, des contributeurs bénévoles et des journalistes. Son champ d’action couvre l’ordre judiciaire (civil, pénal, commercial) ainsi que la justice administrative, particulièrement submergée par le contentieux des étrangers (près de 46 % des affaires).

Sur leur site, l’observatoire publie déjà des analyses détaillées, un dossier de 12 pages sur la démocratisation du Conseil constitutionnel et une lettre d’information hebdomadaire. Un prochain dossier portera sur le syndicalisme dans la magistrature, avec un comparatif international (l’Allemagne interdit les syndicats politisés) et des témoignages exclusifs de magistrats.

Politisation, conflits d’intérêts et absence de responsabilité

Élisabeth Louvel dénonce une dérive marquée par la politisation. Elle propose de revoir les règles de neutralité : interdire aux magistrats toute appartenance à un mouvement politique et leur participation à des manifestations ou conférences partisanes. Elle évoque également la nécessité de déclarations transparentes sur les conflits d’intérêts, y compris les réseaux d’influence comme la franc-maçonnerie (à l’image de l’Angleterre).

Autre critique majeure : l’« infaillibilité magistraturelle ». Les magistrats disposent de pouvoirs immenses sans réelle responsabilité. « Quand un détenu libéré tue, personne ne pointe du doigt le juge », regrette-t-elle. L’ODJ souhaite nommer publiquement (avec les données déjà accessibles) les hauts magistrats auteurs de décisions contestables et créer un organe indépendant de responsabilité, distinct du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qui rendrait des comptes devant le Parlement.

Les témoignages reçus par l’observatoire sont éloquents : opacité, silence de la justice, classements sans suite abusifs via des codes bureaucratiques au parquet (code 72 pour délai trop long, code 75 pour preuves insuffisantes), et mépris envers les citoyens lambda.

Justice à deux vitesses et affaires emblématiques

L’entretien met en lumière le phénomène de « justice à deux vitesses ». Un citoyen squatté attend parfois deux ans ; quand c’est un magistrat, l’affaire est traitée en urgence. L’affaire Fillon, avec l’action rapide du Parquet national financier sous présumées pressions de l’exécutif, est citée en exemple.

Parmi les décisions les plus révoltantes analysées :

  • La mort d’une jeune femme de 32 ans percutée en moto par deux multirécidivistes : seulement un an de prison aménageable, sans nuit d’incarcération.
  • L’assassinat du jeune Théo dans une boutique : l’auteur a été déclaré pénalement irresponsable pour abolition totale du discernement.
  • L’« excuse de minorité » (ordonnance de 1945), critiquée par le père de Benoît Vasselet, assassiné en mai 2025.

L’observatoire salue cependant les bonnes décisions et rappelle que tous les magistrats ne sont pas complaisants, notamment envers l’extrême gauche. Elle cite par exemple un procureur à Brest qui a requis une peine exemplaire après le tir de mortier sur un policier.

Le contentieux des étrangers et la Cour nationale du droit d’asile

La justice administrative est écrasée par les affaires d’étrangers, paralysant les recours des Français (jusqu’à 5 ans pour un litige d’urbanisme). Élisabeth Louvel accuse la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) de « faire le droit » en matière migratoire sans passer par le législateur. Exemple récent (janvier 2026) : octroi de l’asile à une femme transgenre péruvienne en créant un nouveau « groupe social ». Selon l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, jusqu’à 580 millions de personnes pourraient théoriquement prétendre à l’asile en France.

Trois axes de réformes urgentes

Pour restaurer une vraie justice, l’ODJ propose des réformes en trois volets :

  1. Juridiques : aller plus loin que la loi « SURE » de Gérald Darmanin en limitant les sursis et aménagements de peine, réviser la légitime défense et supprimer ou réformer l’excuse de minorité pour les crimes graves commis à 16 ans.
  2. Structurelles : augmenter drastiquement le budget de la justice (actuellement seulement 7 € pour 1.000 € de dépenses publiques) et construire des prisons (record historique de 86.000 détenus pour 63.000 places).
  3. Institutionnelles : réformer le syndicalisme, interdire les syndicats politisés et créer un organe indépendant de sanction des magistrats responsable devant le Parlement.

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