L’usine Stellantis de Rennes-La Janais s’apprête à assembler, pour la première fois, un modèle du constructeur chinois Dongfeng destiné au marché européen. L’accord pourrait être officialisé dans les prochains jours, possiblement dès le début de semaine prochaine.
Dongfeng, ancien partenaire stratégique de PSA avant la fusion dans Stellantis, connaît bien la maison. Le groupe chinois a ainsi ciblé plusieurs sites européens jugés performants mais sous-exploités. Rennes-La Janais, modernisée ces dernières années, coche toutes les cases. Des délégations chinoises s’y sont rendues à deux reprises, fin janvier puis début avril, pour évaluer le potentiel du site.
L’enjeu est de taille pour cette usine emblématique, inaugurée au début des années 1960 par le général de Gaulle. Haut lieu de l’histoire industrielle de Citroën, elle a vu défiler des modèles iconiques, de l’Ami 6 à la Xantia, avant de se recentrer aujourd’hui sur le C5 Aircross. Mais cette spécialisation inquiète. Avec un seul modèle en production, les 1 300 salariés restent exposés à un retournement du marché. Donc l’arrivée d’un nouveau véhicule pourrait sécuriser l’activité. Jusqu’à 40 000 unités supplémentaires pourraient être produites chaque année sans investissements lourds, notamment si le modèle choisi appartient au même segment.
Stellantis multiplie les coopérations avec des constructeurs chinois, à l’image de Leapmotor. Initialement centré sur la distribution en Europe, cet accord s’étend désormais à la production, avec des projets dans les usines espagnoles de Madrid et Saragosse. À Madrid, le site devrait être transféré à une coentreprise commune. À Saragosse, un SUV Opel inspiré d’un modèle Leapmotor est également dans les cartons.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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