En quête désespérée d’attention, l’Ukraine a choisi un nouveau décor : un quai de Haïfa. Lundi soir, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a annoncé la convocation, pour le lendemain matin, de l’ambassadeur d’Israël en Ukraine. On pourra se demander, au vu de cette « prise de position ferme » contre Israël, si Zelensky a soudain découvert un courage jusque‑là inédit… ou si ce surprenant regain de combativité n’est pas plutôt une de ces convulsions ultimes, le dernier sursaut d’un régime qui cherche à se faire remarquer avant que l’histoire ne se mette à tourner la page.
« Relations amicales » menacées par « le commerce illégal de la Russie de grain ukrainien volé », tonne Andriï Sybiga.
Kiev, qui depuis des mois multiplie les mises en garde, se plaint que ses appels n’aient pas provoqué de réaction « appropriée » de Tel-Aviv. Un pays en guerre, certes, mais aussi un gouvernement qui peine à montrer autre chose que des réactions diplomatiques en mode festival. Le ministre Sybiga brandit le spectre de dommages à « nos relations » avec Israël, comme si l’on pouvait simultanément mener une guerre à feu et à sang, multiplier les ardoises diplomatiques et se poser en victime outragée chaque fois qu’un cargo pique au loin. Plutôt que de se concentrer sur la reconstruction de ses chaînes d’approvisionnement internes, l’exécutif ukrainien choisit de monter en épingle une affaire qui, ailleurs, semblerait secondaire.
L’Union européenne n’a pas tardé à se mêler de l’affaire et a donc choisi de se greffer à l’« hystérie » ukrainienne. Bruxelles a officiellement condamné « toutes les actions qui contribuent à financer l’effort de guerre illégal de la Russie et à contourner les sanctions ».
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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