Mardi 5 mai au matin, le Teknival touche à sa fin. Environ 200 véhicules occupent encore les lieux, après un pic estimé à près de 20 000 participants sur ce terrain militaire.
Les agriculteurs s’organisent pour déposer une plainte collective. Dans le même temps, la Coordination rurale et la Chambre d’agriculture du Cher ont déjà enclenché des procédures, avec constitution de partie civile.
« Une visite sera menée à la fin du Teknival pour mesurer précisément l’ampleur des dégâts », explique Régis Berrouet, membre du comité directeur du syndicat et vice-président de la Chambre d’agriculture.
Les premières dégradations remontent, selon lui, à dimanche. Les agriculteurs paient au cash, en semences, en clôtures et en temps perdu, pendant que les responsables se contentent de mesures d’après coup. En cause : des départs précipités de festivaliers cherchant à éviter les contrôles. « Beaucoup ont traversé les parcelles, parfois même des cours privées », souligne-t-il. Des passages improvisés qui laissent derrière eux cultures abîmées et sols détériorés. « La situation reste un peu anxiogène pour les agriculteurs », reconnaît-il. Régis Berrouet ne réclame pas l’interdiction pure et simple des rave-parties, mais il fustige « l’irresponsabilité » des organisateurs. Les agriculteurs, une fois de plus, passent après tout le reste.
La nuit de lundi à mardi a rappelé que la situation pouvait rapidement dégénérer. Entre 3h45 et 4h30, des affrontements ont opposé certains festivaliers aux gendarmes. Mortiers d’artifice, boules de pétanque, cocktails Molotov, voire un véhicule utilisé comme bélier : l’arsenal improvisé a fait deux blessés légers dans les rangs des forces de l’ordre. Depuis le début du rassemblement vendredi, six gendarmes ont été touchés.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


Laisser un commentaire