Face au cas isolé d’hantavirus identifié en France, le gouvernement multiplie les messages d’apaisement tout en activant discrètement ses protocoles sanitaires.
« Il n’y a pas d’épidémie d’hantavirus dans le monde aujourd’hui et un seul cas dans notre pays », rappellent les services du Premier ministre.
La question des masques refait surface, les stocks existent et ils sont jugés confortables : « au moins trois mois » de réserve, assure Matignon, avec une capacité de production nationale évaluée entre 2,6 et 3,5 milliards d’unités par an. Mais pour l’instant, pas question de généraliser leur usage. « Il n’y a aucune raison de porter un masque », dit la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sauf en cas de symptômes.
« Ce qu’on a aujourd’hui, c’est rassurant », affirme l’infectiologue Yazdan Yazdanpanah.
Selon lui, la souche identifiée n’aurait pas muté, ce qui faciliterait sa prise en charge. Un nouveau séquençage doit toutefois venir confirmer cette hypothèse.
En parallèle, les autorités affinent leur stratégie de suivi. Un protocole est en cours d’élaboration pour encadrer les « cas contacts des cas contacts », une étape jugée « logique » par Ghislaine Sicre, présidente de Convergence infirmière.
Concrètement, 22 personnes identifiées comme cas contacts sont désormais hospitalisées en France. Huit d’entre elles, ayant voyagé avec la patiente sur un vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg, sont prises en charge à Paris. Les quatorze autres, issus d’un second vol vers Amsterdam, sont répartis dans plusieurs établissements à travers le pays. Tous devront rester isolés au minimum quatorze jours.
Parmi eux figurent trois adolescents, hospitalisés à la Pitié-Salpêtrière, qui doivent être testés dans la journée. En Bretagne, un autre cas contact a quitté le CHU de Rennes pour être transféré à l’hôpital Bichat, à Paris, afin de se rapprocher de ses proches. Deux nouvelles admissions pourraient suivre dans les prochains jours.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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