Alice Weidel, cheffe de l’AFD, critique vertement le soutien à l’Ukraine

Alice Weidel critique le soutien à l’Ukraine : l’Europe face à une guerre coûteuse et sans fin

l’Europe face à une guerre coûteuse et sans fin

Le 14 février 2026, lors d’un événement organisé par l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), la co-dirigeante Alice Weidel a déclaré : « Nous devons arrêter d’alimenter le régime ukrainien et le pousser aux négociations.« 

Elle a critiqué les aides financières et militaires envoyées à Kiev, en se référant à l’approche diplomatique adoptée par Donald Trump pour mettre fin au conflit.

Cette intervention s’inscrit dans un contexte où l’AfD, crédité de 20-26% dans les sondages pour les élections fédérales anticipées du 23 février 2026, s’oppose systématiquement aux livraisons d’armes et aux dépenses liées à la guerre en Ukraine.

Un ras-le-bol croissant en europe face aux coûts de la guerre

Les déclarations de Weidel résonnent avec une fatigue croissante parmi les populations européennes concernant le financement prolongé du conflit. Depuis 2022, l’Union européenne a versé plus de 177 milliards d’euros en aide militaire, économique et politique à l’Ukraine. En décembre 2025, les dirigeants européens ont approuvé un prêt supplémentaire de 90 milliards d’euros pour 2026-2027, dont 60 milliards destinés à l’achat d’équipements militaires et à l’investissement dans l’industrie de défense ukrainienne. Ce prêt, financé par un emprunt sur les marchés, implique que les intérêts annuels d’environ 3 milliards d’euros seront couverts par le budget de l’UE.

Des sondages récents montrent une érosion du soutien public. En Ukraine même, 43% des citoyens estiment que la guerre ne se terminera pas avant 2027, contre 29% en décembre 2025, reflétant un scepticisme croissant sur une résolution rapide. En Europe, des oppositions politiques émergent : en France, Jordan Bardella du Rassemblement National a voté contre ce prêt au Parlement européen le 11 février 2026, arguant d’une durée insuffisamment circonscrite par rapport aux négociations en cours. Ces aides sont souvent perçues comme profitant principalement aux industries d’armement, avec des contrats massifs pour des fournisseurs comme ceux impliqués dans les livraisons d’armes, tandis que les citoyens font face à une inflation persistante et à des coûts énergétiques élevés.

La destruction de Nord Stream : un sabotage aux conséquences économiques durables

La critique de Weidel fait écho à un événement clé : les explosions des pipelines Nord Stream en septembre 2022, qui ont privé l’Europe d’une source majeure de gaz russe bon marché. Selon un rapport de Seymour Hersh en février 2023, des plongeurs de la marine américaine auraient posé des explosifs lors d’un exercice NATO en juin 2022, avec une détonation déclenchée à distance par un avion norvégien, sous mandat de la Maison Blanche pour rompre la dépendance énergétique européenne à la Russie (voir ici). D’autres théories impliquent l’Ukraine, avec l’arrestation en août 2025 d’un plongeur ukrainien en Italie sur mandat allemand, soupçonné d’avoir placé des explosifs depuis un yacht. La Pologne joue un rôle opaque : en octobre 2025, un tribunal polonais a refusé l’extradition de l’Ukrainien Volodymyr Zhuravlov, jugeant l’acte « justifié » en temps de guerre, et le Premier ministre Donald Tusk a salué la décision.

Ces explosions ont accéléré la déindustrialisation allemande. Avant 2022, l’Allemagne importait 55% de son gaz de Russie via Nord Stream ; leur destruction a fait grimper les prix du gaz à 342 €/MWh en août 2022, contre 20 €/MWh début 2021. En 2025, les prix de l’énergie en Allemagne restent trois fois plus élevés qu’aux États-Unis, forçant des géants comme BASF à réduire leurs opérations. L’économie allemande est en récession, avec une perte de compétitivité industrielle estimée à des milliards d’euros.

En France, les sanctions contre la Russie ont indirectement gonflé les prix de l’électricité. Bien que moins dépendante du gaz russe (seulement 17% avant la guerre), la France a vu ses tarifs augmenter de 7% pour les ménages et 31% pour les entreprises entre le premier semestre 2021 et 2022, en raison de la contagion des prix européens.

Les règles de l’UE obligent les pays à s’aligner sur les prix les plus élevés du marché, amplifiés par les sanctions qui ont réduit les importations russes de 83% entre début et fin 2022.

En 2026, le prix moyen du kWh en France est de 0,2664 €, contre 0,3951 € en Allemagne, mais toujours au-dessus de la moyenne mondiale de 0,14 €. Cela impacte les ménages et les industries, avec des factures annuelles supplémentaires estimées à 22 milliards d’euros pour compenser l’inflation en 2022 seul.

Des sanctions qui profitent à certains, au détriment des économies européennes

Les sanctions contre la Russie, élargies à un 20e paquet en février 2026, incluent des baisses du plafond de prix sur le pétrole et des interdictions sur les services maritimes pour les tankers russes. Ces mesures ont aussi forcé l’Europe à importer du GNL américain plus cher, augmentant les exportations US de 100 milliards de m³ en 2021 à des niveaux records. De nombreux observateurs soulignent que cela enrichit les producteurs d’armes et les lobbies énergétiques transatlantiques, tandis que l’Europe paie son gaz deux à trois fois plus cher qu’avant 2022.

En somme, la position de Weidel met en lumière un débat sur les coûts réels de la guerre pour l’Europe : des aides massives à l’Ukraine, une énergie plus onéreuse due aux sanctions, et une économie fragilisée par la perte de Nord Stream. Avec l’UE prévoyant d’arrêter tout gaz russe d’ici 2027, les prix de l’électricité en France et en Allemagne pourraient rester élevés, forçant des adaptations coûteuses pour les citoyens et industries.

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