L’opération absolute resolve : la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines
Le 3 janvier 2026, les forces armées américaines ont lancé l’ « Operation Absolute Resolve », une intervention militaire à Caracas qui a abouti à la capture de Nicolás Maduro, l’ancien président vénézuélien, et de son épouse Cilia Flores. Maduro, accusé de narco-terrorisme par un acte d’accusation datant de 2020, est désormais détenu aux États-Unis et doit comparaître devant un tribunal fédéral pour trafic de drogue et collaboration avec des groupes terroristes. Cette opération, qualifiée d’ « enlèvement illégal » par certains critiques internationaux comme l’ONU, est présentée par l’administration Trump comme une « appréhension légitime » visant à amener un « dictateur hors-la-loi » devant la justice.
La conférence de presse de Trump : une « leçon de démocratie » pour le monde
Lors d’une conférence de presse tenue le même jour, le président Donald Trump, accompagné du secrétaire à la Défense Pete Hegseth et du secrétaire d’État Marco Rubio, a détaillé l’opération. Trump a décrit cette action comme une « leçon » pour ceux qui menacent la souveraineté américaine,
affirmant que « ce qui est arrivé à Maduro peut arriver à n’importe qui » si les dirigeants ne traitent pas leur peuple de manière juste.
Il a insisté sur le fait que les États-Unis guideront le Venezuela vers une « transition pacifique du pouvoir », avec une gestion temporaire impliquant potentiellement des responsables américains.
Les motivations économiques : le pétrole vénézuélien au cœur de l’intervention
Trump a également mis en avant les ressources pétrolières du Venezuela comme une motivation clé, déclarant que des compagnies américaines investiront des milliards de dollars pour réparer les infrastructures endommagées et générer des profits pour les États-Unis et le Venezuela, en remboursement de « biens volés » par le régime précédent.
Pete Hegseth a renforcé ce message en affirmant que « l’Amérique peut projeter sa volonté n’importe où, n’importe quand », soulignant la capacité des États-Unis à imposer leur influence globale.
Avertissements à l’Amérique latine : cuba, Colombie et Mexique dans le viseur
De son côté, Marco Rubio a tourné son regard vers Cuba, qualifiant le pays de « désastre dirigé par des hommes incompétents et séniles » et notant son déclin économique, sans mentionner l’embargo américain comme facteur contributif – un point régulièrement condamné par l’ONU comme illégal et préjudiciable au peuple cubain. Trump a également exhorté le président colombien Gustavo Petro à la prudence, l’accusant de tolérer la production de cocaïne, et a mentionné des avertissements similaires envers le Mexique dans le contexte du trafic de drogue.
Drainer le marécage » à l’international : l’extension d’une promesse de campagne
Cette intervention s’inscrit dans la volonté exprimée par Trump lors de ses campagnes électorales de « nettoyer le marécage » (drain the swamp), une promesse emblématique de 2016 et réitérée en 2024, visant à éradiquer la corruption et l’influence des intérêts spéciaux à Washington et au-delà. Trump a utilisé cette expression pour critiquer le système politique américain, promettant de libérer la capitale des « lobbyistes » et de restaurer l’intégrité. Dans le cas du Venezuela, cette rhétorique est étendue à l’international, présentant Maduro comme un symbole de corruption à éliminer.
Unilatéralisme et souveraineté : les intérêts américains avant tout ?
Cependant, cette approche soulève des questions sur l’unilatéralité de la politique étrangère américaine sous Trump. D’un côté, il est vrai que l’opération priorise les intérêts des États-Unis – comme la sécurisation des ressources pétrolières et la lutte contre le narcotrafic – souvent au détriment de la souveraineté d’autres nations, comme le Venezuela, où l’intervention est vue comme une violation du droit international par de nombreux chefs d’État étrangers (Russe et Chinois notamment).
America first ou retour de l’interventionnisme ? la contradiction apparente avec les promesses électorales
D’un autre côté, il est faux de généraliser cela à toutes les actions : Trump a parfois évité des engagements prolongés, et cette opération est présentée comme ciblée et non comme une occupation permanente. Néanmoins, elle contredit partiellement les promesses de campagne de Trump en 2024, où il mettait en avant une politique « America First » évitant les interventions étrangères inutiles et le « nation-building » (ingérence) dans d’autres pays.
Bien que Trump n’ait pas explicitement promis de ne plus « s’occuper des autres pays », sa ligne politique anti-interventionniste a été interprétée comme un retrait des affaires étrangères, rendant cette incursion au Venezuela surprenante pour sa base électorale.
En résumé, cette opération marque un retour affirmé des États-Unis sur la scène latino-américaine, aligné sur les intérêts nationaux mais potentiellement au prix de tensions internationales croissantes.


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