Le caporal‑chef Anicet Girardin, 31 ans, membre du 132ᵉ régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, est décédé mercredi 22 avril des suites des blessures reçues lors d’une embuscade imputée au Hezbollah. Il était engagé dans l’opération Daman au Liban depuis le 23 janvier 2026. Déployé au sein du contingent français de la Finul, il intervenait dans des missions de reconnaissance et de détection d’explosifs, un rôle essentiel pour sécuriser les itinéraires et les postes isolés.
Lors de l’embuscade samedi au sud‑Liban, près de Deir‑Kifa, il tentait de porter secours à l’adjudant Florian Montorio, mortellement touché dans la même attaque. Blessé très grièvement, il avait été rapatrié dans un avion médicalisé mardi, mais malgré « l’attention extrême du personnel médical », il n’a pas survécu à ses blessures.
Emmanuel Macron « a salué la mémoire du caporal‑chef Anicet Girardin » et parlé d’un engagement « exemplaire » des armées au sein de la Finul, au service de la paix et de la souveraineté libanaise. Le chef de l’État a également annoncé que la Nation rendrait un hommage national à l’adjudant Florian Montorio, tué dans la même embuscade, et a exprimé sa « profonde compassion » aux familles des deux soldats ainsi qu’aux autres blessés. Le chef d’état‑major des armées, le général d’armée aérienne Fabien Mandon, s’est incliné « devant la mémoire de ce militaire mort en opération », soulignant que le caporal‑chef Girardin était « mort pour la France » dans l’exercice de sa mission.
La mort de ce deuxième militaire français survient au moment où la guerre au Liban a déjà détruit ou endommagé plus de 62 000 logements, selon un responsable libanais, et où la trêve négociée entre Beyrouth et Tel‑Aviv fait l’objet de violations répétées. Malgré un cessez‑le‑feu théorique, trois personnes ont péri dans des frappes israéliennes au Liban mercredi, tandis que le Liban demandera l’extension de la trêve pour un mois lors des pourparlers prévus jeudi à Washington.
Parallèlement, Washington a suspendu la livraison de dollars à Bagdad et certains programmes de coopération militaire, afin de forcer l’Irak à reprendre la main sur les milices pro‑iraniennes suspectées d’attaques contre des intérêts américains.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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