Dans un débriefing vidéo diffusé récemment, le professeur Jean-Michel Péron, infectiologue expérimenté, a été invité par Xavier pour décrypter l’actualité autour de l’hantavirus.
Alors que les médias et certains responsables politiques présentent la souche sud-américaine (virus des Andes) comme un nouveau danger planétaire comparable à Ebola, le spécialiste livre une analyse tranchée : transmission très limitée, maladie connue depuis des décennies en France, et surtout une communication anxiogène disproportionnée.
Qu’est-ce que l’hantavirus ?
Le nom « hantavirus » vient de la rivière Hantaan, en Corée, où des soldats américains avaient contracté une fièvre hémorragique sévère dans les années 1950. Il s’agit d’un virus porté par les rongeurs (campagnols, mulots, parfois rats). La contamination humaine se fait essentiellement par inhalation de déjections de rongeurs (urine, fèces, salive) dans des espaces confinés et poussiéreux : granges, garages, tas de bois, etc.
En Europe et en France, les souches sont généralement bénignes. Le professeur Péron, qui a soigné des cas pendant 40 ans (notamment dans l’Oise et la Picardie), rappelle que la maladie provoque surtout une insuffisance rénale aiguë temporaire, traitée par dialyse. Jamais, en France, on n’a mis en place d’isolement, de masques ou de mesures drastiques pour ces patients.
Seule la souche Andes (présente en Argentine et au Chili) a montré, dans de rares cas, une transmission interhumaine limitée, nécessitant un contact très proche et prolongé (échange de salive, relations sexuelles, soins prolongés en espace clos).
L’épisode actuel : un cluster sur un paquebot
L’actualité concerne un foyer à bord du paquebot de croisière MV Hondius, parti d’Ushuaïa (Argentine) début avril 2026. Plusieurs passagers ont développé des symptômes graves, avec à ce jour huit cas (dont trois décès confirmés ou suspectés). Des rapatriements ont eu lieu vers les Canaries, la France et d’autres pays.
Le professeur Péron note que l’origine la plus probable reste une contamination par aérosolisation de déjections de rongeurs à bord (climatisation, espaces confinés). Il juge « bizarre » que plusieurs personnes soient touchées simultanément sans lien évident avec les rongeurs, mais surtout, il dénonce le narratif officiel qui évoque une transmission par aérosolisation humaine classique.
Une réaction « maximaliste » et des coïncidences troublantes
Pour l’infectiologue, le traitement médiatique et gouvernemental est excessif :
- Comparaisons alarmistes à Ebola par certains professeurs médiatiques.
- Déplacement du directeur de l’OMS Tedros aux Canaries pour quelques cas.
- Réunion ministérielle de crise en France.
- Annonce rapide du développement d’un vaccin ARN messager par Moderna, avant même l’émergence médiatique de l’épisode.
Il relève plusieurs coïncidences :
- L’Argentine (et les États-Unis) qui quittent l’OMS.
- Une « répétition générale » aux Canaries trois semaines avant.
- Le timing parfait avec les discussions sur le traité pandémique de l’OMS.
- Une explosion récente de publications scientifiques sur l’hantavirus (plus de 1.000 en quelques mois).
« On nous refait le même coup qu’avec le Covid », estime-t-il. Il rappelle le rôle des tests PCR (risque de faux positifs avec trop de cycles d’amplification) et met en garde contre une future « pseudo-épidémie » fabriquée par dépistage massif.
Traitement et conseils pratiques
Il n’existe pas de traitement spécifique. La prise en charge est symptomatique : réanimation et dialyse en cas d’insuffisance rénale. Des études anciennes suggèrent un possible intérêt de la chloroquine/hydroxychloroquine (à confirmer), mais l’essentiel reste le soutien vital.
En France, 70-75 % de la population vit en ville et n’est pas exposée. Le risque concerne surtout les personnes manipulant des matériaux dans des lieux fréquentés par les rongeurs (agriculteurs, bricoleurs). Pas de psychose à avoir lors des vide-greniers ou rangements de printemps : aérer, porter un masque FFP2 si poussière importante, et éviter d’inhaler les déjections.
Le devoir du médecin : sérénité et vérité
Le professeur Péron, qui a géré de nombreuses épidémies par le passé (légionellose, Clostridium difficile, etc.), rappelle que le rôle des scientifiques et des autorités est d’informer sans affoler. « On exploite la peur pour manipuler les populations », dit-il, citant Goering à Nuremberg.
Son message final aux Français :
« Restez vigilants, ne vous laissez pas manipuler. Suivez l’actualité avec esprit critique. Refusez toute injection expérimentale obligatoire. Cette fois, il faut dire non. »
L’affaire du hantavirus sur le MV Hondius est-elle une simple coïncidence malheureuse ou le début d’une nouvelle campagne de peur ? Le professeur Péron invite à observer sans paniquer. Pour l’instant, rien ne justifie, selon lui, de replonger la population dans le cauchemar des confinements, masques et vaccins expérimentaux


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