Dans une interview explosive diffusée ce vendredi 17 avril 2026 sur la chaîne Tocsin, Christophe Morel, figure historique des Gilets Jaunes, revient sans filtre sur l’état du mouvement et la crise profonde que traverse la France. Face à l’animateur, il martèle un message clair :
les Gilets Jaunes n’ont pas disparu, ils se sont transformés, et le système tout entier doit être remis en cause.
Les Gilets Jaunes : toujours là, mais plus discrets
Interrogé sur l’atmosphère du mouvement et les appels à une nouvelle mobilisation (notamment dans le Nord ce week-end), Christophe Morel explique que les Gilets Jaunes sont loin d’être morts. Si les grandes manifestations de 2018-2019 ont diminué en nombre, le mouvement perdure sous des formes plus décentralisées :
« Juste parce qu’on ne parle plus d’un mouvement, ça ne veut pas dire que ce mouvement n’existe plus. »
Il cite les dizaines de ronds-points encore occupés, les associations, les collectifs et même un syndicat des Gilets Jaunes. La répression passée a poussé le mouvement à devenir plus discret, mais il reste très actif sur le terrain et sur les réseaux sociaux. « Les Gilets Jaunes sont bel et bien sur les ronds-points », insiste-t-il.
Soutien total aux combats du quotidien
L’interview bascule ensuite sur les images en direct de la ferme Soulet en Ariège, où des citoyens protestent contre la vaccination obligatoire des animaux. Christophe Morel apporte un soutien sans équivoque :
« Les Gilets Jaunes ont cette particularité… d’être du côté de toutes les luttes pour la justice, la dignité, le bien commun de tous et contre tous les abus d’autorité de cette oligarchie. »
Le Gilet Jaune devient pour lui un symbole universel : contre l’injustice, l’inégalité et l’autoritarisme.
Un système « non viable » et condamné d’avance
Christophe Morel pointe du doigt l’explosion des prix du carburant – passé de 1,547 € en 2018 à 2,23 € aujourd’hui – comme symptôme d’un mal plus profond :
« La hausse des prix du carburant est une conséquence d’un système non viable… condamné dès sa conception. »
Pour lui, les Gilets Jaunes ne se contentent pas de protester contre un symptôme : ils contestent le système à sa racine. Il appelle à une « émancipation populaire » et à une refondation profonde de la gouvernance.
Appel à l’union populaire : « La solution est politique au sens noble »
Au-delà des luttes corporatistes ou partisanes, Christophe Morel plaide pour une « coagulation populaire » qui rassemble toutes les professions ainsi que les chômeurs, les sans-abri et les citoyens ordinaires :
« La lutte ne doit pas être partisane… elle doit être faite pour tout le monde. Nous avons besoin de prendre du recul sur tout ça et de chercher vraiment une solution collective. »
Il cite l’exemple de l’Irlande pour montrer que d’autres peuples ont su reprendre leur souveraineté. Pour lui, la réponse ne peut être que politique, au sens le plus noble du terme : remettre le pouvoir entre les mains du peuple.
Où retrouver les Gilets Jaunes ?
Christophe Morel donne des points de rendez-vous concrets : le rond-point du parapluie à Grande-Synthe, des actions à Paris, Besançon et bien d’autres, relayés sur les réseaux sociaux et les médias indépendants.
En conclusion, cette intervention cash sur *Tocsin* sonne comme un rappel : les Gilets Jaunes de 2018 n’ont pas été vaincus, ils ont muté. Face à une France qui s’enfonce dans la misère sociale et l’autoritarisme, ils incarnent toujours cette révolte populaire qui refuse de mourir.
Le message est limpide : il faut « foutre en l’air ce système complètement » et reconstruire ensemble.


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