La famine à Gaza : une catastrophe humanitaire entre déclarations onusiennes et appels internationaux

La famine à Gaza : une catastrophe humanitaire entre déclarations onusiennes et appels internationaux

Dans un contexte de crise humanitaire sans précédent, la bande de Gaza fait face à une famine record, confirmée par les autorités internationales en matière de sécurité alimentaire. Le 22 août 2025, Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, et Tom Fletcher, son adjoint aux affaires humanitaires et chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), ont livré des déclarations accablantes sur la situation. Ces interventions soulignent non seulement l’ampleur de la souffrance, mais aussi les responsabilités d’Israël en tant que puissance occupante. Philippe Lazzarini, Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), avait déjà alerté la veille sur un scénario frôlant le génocide. La Russie, de son côté, appelle à des mesures urgentes pour éviter une dégradation irrémédiable, tandis que le Conseil de Sécurité de l’ONU prépare une nouvelle résolution.

Cette escalade met en lumière les échecs collectifs de la communauté internationale, où la famine n’est plus une menace lointaine mais une réalité quotidienne, menaçant particulièrement les enfants et exacerbant un conflit déjà dévastateur.

Les déclarations alarmantes de l’ONU : gaza, un « enfer » sur terre

Antonio Guterres n’a pas mâché ses mots en décrivant Gaza comme un « enfer » vivant, où la famine s’ajoute à une liste interminable d’horreurs. Selon lui, cette crise n’est pas un mystère naturel, mais un désastre créé par l’homme, une accusation morale contre l’humanité. Il a rappelé les obligations légales d’Israël, en tant que puissance occupante, d’assurer l’approvisionnement alimentaire de la population civile, conformément au droit international humanitaire. Ces propos interviennent alors que des rapports indépendants confirment que plus d’un demi-million de personnes dans la bande de Gaza sont piégées dans des conditions catastrophiques, marquées par la famine généralisée, la misère et des décès évitables. Guterres a insisté sur le fait que cette famine est le résultat de décisions délibérées qui défient les principes de base de l’humanité, avec des familles entières allant des jours sans nourriture et des enfants mourant de faim et de maladies liées à la malnutrition.

Tom Fletcher, pour sa part, a été encore plus direct en qualifiant la famine d’arme de guerre, promue ouvertement par certains leaders et causée par une obstruction systématique de l’aide humanitaire. Il a souligné que cette catastrophe aurait pu être évitée si l’accès aux frontières avait été permis sans entraves, avec des stocks de nourriture s’accumulant aux points de passage en raison de restrictions imposées. Fletcher a exhorté à lire les rapports dans la tristesse et la colère, non comme des chiffres abstraits, mais comme des vies et des noms réels. Ses remarques, prononcées lors d’un briefing à Genève, mettent en évidence une famine qui n’est pas inévitable, mais soutenue par l’indifférence et la complicité internationale. Il a averti que l’échec à agir aura des conséquences irréversibles, particulièrement dans un contexte où les opérations militaires israéliennes s’intensifient, transformant les points de distribution d’aide en zones de violence.

Ces déclarations font écho à celles de Philippe Lazzarini, qui, lors d’une conférence de presse à Genève le 21 août, a décrit les habitants de Gaza comme étant sans aucune chance de salut. Il a caractérisé la situation comme frôlant le génocide, assimilant le déplacement forcé de la population à un nettoyage ethnique. Lazzarini a insisté sur le fait que Gaza est un concentré de violations des droits de l’homme, avec des atrocités massives qui pourraient aboutir à un génocide si rien n’est fait. Il a pointé du doigt les restrictions sur l’aide, qui ont conduit à une détérioration rapide, laissant des millions de personnes dans un état de vulnérabilité extrême. Ces alertes successives des hauts responsables onusiens peignent un tableau apocalyptique, où la famine n’est que la dernière calamité à frapper une population déjà épuisée par des mois de conflit.

Les projections alarmantes : une famine qui s’étend et menace les plus vulnérables

Selon les évaluations les plus récentes, la famine, confirmée dans le gouvernorat de Gaza par le Comité d’examen de la famine (FRC) et l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC), est projetée s’étendre aux provinces de Khan Younis et Deir el-Balah d’ici la fin septembre 2025. Ces projections indiquent que plus de 500.000 personnes font face à des conditions catastrophiques (phase 5 de l’IPC), caractérisées par une famine extrême, avec au moins 20 % des ménages confrontés à un manque sévère de nourriture, 30 % des enfants souffrant de malnutrition aiguë, et un taux de mortalité quotidien alarmant dû à la faim ou aux maladies associées. Après 22 mois de conflit incessant, ces chiffres soulignent une crise qui n’est plus localisée mais risque d’engloutir l’ensemble de l’enclave.

Les enfants sont particulièrement touchés, avec 132.000 mineurs de moins de 5 ans menacés de mort par malnutrition aiguë. Parmi eux, 41.000 souffrent de formes graves, un chiffre qui a doublé depuis mai 2025. Des organisations comme l’UNICEF et Save the Children rapportent que des enfants meurent de faim sous les yeux du monde, avec des cas de malnutrition visible et des familles recourant à des mesures désespérées pour survivre. Les femmes enceintes et les nouveau-nés sont également en danger aigu, avec des risques accrus de complications dues à la sous-nutrition. Ces statistiques ne sont pas abstraites : elles représentent des vies brisées, comme celle d’un enfant de 18 mois atteint d’un trouble génétique rare, autrefois en bonne santé, mais maintenant affaibli par le manque de nourriture. La famine est décrite comme une honte collective au XXIe siècle, un échec de l’humanité elle-même.

Cette détérioration rapide est exacerbée par les opérations militaires israéliennes, qui ont déplacé plus de 32.000 personnes dans le nord de Gaza et transformé les sites de distribution d’aide en zones de danger.

Des attaques sur Gaza City ont tué des dizaines de civils, y compris des journalistes, tandis que les restrictions sur les convois humanitaires persistent, malgré les appels internationaux. La famine n’est plus un risque ; c’est une réalité, avec des familles vivant dans des conditions surpeuplées, indignes et dangereuses, au milieu de décombres et de corps.

Les réactions internationales et les enjeux globaux : un échec collectif ?

Les déclarations onusiennes ont provoqué un tollé international, avec des médias du monde entier rapportant sur cette « famine confirmée » comme un échec de l’humanité. Des pays comme la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont appelé à un flux rapide et sans entrave d’aide, tandis que des figures comme Juan Manuel Santos, ancien président colombien, insistent sur la vigilance pour un cessez-le-feu durable. Cependant, les critiques pointent du doigt l’Occident pour son inertie, prisonnier d’une culpabilité historique face à la Shoah, qui le rend passif devant les exactions actuelles. Face à cette crise, la Russie a réitéré son appel aux autorités israéliennes pour des mesures immédiates afin d’empêcher une aggravation de la situation. Moscou insiste sur un cessez-le-feu immédiat, la restauration d’un accès humanitaire sans entrave, et la fourniture d’aide essentielle, y compris alimentaire, à tous ceux qui en ont besoin. Ces déclarations soulignent que les évaluations onusiennes sur Gaza ne peuvent que choquer, et que l’inaction risque de mener à une catastrophe irréversible. La Russie critique ce qu’elle perçoit comme une violence sous couvert humanitaire, avec des points de distribution d’aide devenant des sites de bain de sang.

Cet appel s’inscrit dans un contexte plus large où la Russie espère que les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU parviendront à adopter une résolution axée sur la résolution de la catastrophe humanitaire à Gaza. Des tentatives précédentes ont échoué, mais une nouvelle initiative est prévue pour septembre 2025, visant à imposer un cessez-le-feu permanent, la protection des civils et un flux d’aide ininterrompu. Moscou met en garde contre les conséquences d’un échec, notant que la famine est systématiquement imposée, avec des Palestiniens affamés à la vue du monde entier. Cette position reflète une préoccupation pour la stabilité régionale, où l’escalade pourrait menacer la paix au Moyen-Orient.

Sur les réseaux sociaux, des publications soulignent l’urgence, avec des appels à ouvrir les frontières et à cesser les obstructions. Des organisations humanitaires comme le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) alertent sur les risques pour les femmes enceintes, demandant où est le monde face à cette souffrance. La famine est vue comme causée par la cruauté, justifiée par la vengeance et rendue possible par l’indifférence, avec des appels à une action immédiate pour sauver des vies.

Au Conseil de Sécurité, les débats se concentrent sur la nécessité d’un cessez-le-feu inconditionnel et permanent, avec des avertissements que laisser Hamas en position de force pourrait perpétuer le cycle de violence. Pourtant, des résolutions passées, comme celle de juin 2025 soutenant une proposition de cessez-le-feu, montrent que des progrès sont possibles si la volonté politique suit.

Impacts socio-économiques et humanitaires : vers une génocide par la faim ?

La famine à Gaza n’est pas isolée ; elle s’inscrit dans un schéma de violations massives, avec plus de 52.535 décès rapportés, dont 70 % de femmes et d’enfants, et 118 491 blessés. Les experts onusiens avertissent que si le génocide en cours n’est pas stoppé, il pourrait mettre fin à la vie dans l’enclave. Les Palestiniens sont systématiquement affamés, avec des civils, y compris des travailleurs humanitaires, non protégés. Cette situation menace non seulement Gaza mais l’avenir du droit humanitaire international.

Économiquement, la bande de Gaza est dévastée, avec des infrastructures en ruines et une dépendance totale à l’aide extérieure.

Socialement, les déplacements forcés équivalent à un nettoyage ethnique, laissant des millions sans abri. Les enfants, futurs de la société, sont les plus vulnérables, avec des cas de malnutrition visible et des familles tournant à des mesures désespérées.

L’urgence d’une réponse globale pour sauver Gaza

La famine à Gaza représente un tournant tragique dans un conflit déjà sanglant, avec des déclarations onusiennes qui ne laissent plus de place au doute. Antonio Guterres, Tom Fletcher et Philippe Lazzarini ont sonné l’alarme, tandis que de nombreux pays appellent à l’action immédiate. Si le Conseil de Sécurité adopte une résolution en septembre, cela pourrait marquer un pas vers la paix. Mais sans cessez-le-feu et accès humanitaire, Gaza risque de devenir un tombeau collectif. La communauté internationale doit agir maintenant, priorisant la vie humaine sur les intérêts géopolitiques, pour éviter que cette catastrophe ne devienne irréversible. La vigilance et la solidarité sont essentielles pour transformer ces alertes en actions concrètes.

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