Remis en liberté alors qu’il a été condamné à de la prison ferme : un ancien animateur périscolaire de Rezé, reconnu coupable d’agressions sexuelles sur 12 enfants, a quitté la détention sous contrôle judiciaire, dans l’attente de son procès en appel.
Âgé de 61 ans, l’homme avait été condamné le 22 janvier par le tribunal correctionnel de Nantes à 6 années d’emprisonnement. Les faits reprochés remontent à la période 2017-2019, dans deux écoles maternelles de la commune, l’Ouche Dinier et le Chêne Creux, où il encadrait de jeunes enfants.
Malgré cette condamnation assortie d’une exécution provisoire, ce qui impliquait son incarcération immédiate, le sexagénaire a rapidement fait appel, le 5 février. Jeudi, la juridiction a finalement accédé à sa demande de remise en liberté. Une décision confirmée par son avocat, Benoît Poquet, auprès d’ICI Loire Océan. Son client reste toutefois soumis à un contrôle judiciaire strict, en attendant d’être rejugé. La date de ce nouveau procès n’est pas encore fixée : elle devrait être précisée le 9 juin lors d’une audience dite « relais ».
Au cœur du dossier, des accusations concordantes d’enfants scolarisés en maternelle. Les témoignages évoquent des gestes déplacés répétés : baisers sur la bouche, attouchements sur les parties intimes ou les fesses. Tous les plaignants, sauf une fillette, fréquentaient les établissements de Rezé au moment des faits.
L’affaire repose largement sur la parole des très jeunes victimes — un point que la défense conteste frontalement. À l’issue du premier jugement, l’avocat de l’ancien animateur avait exprimé son incompréhension, estimant que « la parole des enfants (pourtant en bas âge) n’a jamais été questionnée, soupesée, jaugée », tout en affirmant que son client « maintient n’avoir jamais commis les faits reprochés ».
La remise en liberté de l’accusé, bien que juridiquement encadrée, ne manquera pas de susciter des réactions, notamment du côté des familles concernées.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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