Des réquisitions lourdes qui exposent un crime politique
Le parquet de Lyon a requis ce 19 février la mise en examen pour homicide volontaire de sept suspects, ainsi que leur placement en détention provisoire.
Parmi eux, deux sont directement visés pour les coups mortels, tandis que Jacques-Élie Favrot, alias Jeff, ancien assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, est mis en examen pour complicité d’homicide volontaire par instigation. Il reconnaît sa présence sur les lieux et des violences, mais nie avoir porté les coups fatals. L’enquête, ouverte pour violences aggravées en réunion, dissimulation du visage et association de malfaiteurs, confirme la nature politique du lynchage du jeune militant patriote de 23 ans, survenu le 12 février en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Les ramifications directes avec La France Insoumise
Parmi les interpellés figurent plusieurs membres ou proches de la Jeune Garde antifasciste, groupe dissous en juin 2025 mais qui agissait comme partenaire régulier de LFI et du Nouveau Front Populaire. Jacques-Élie Favrot, cofondateur de ce groupe à Lyon, y occupait un rôle de cadre loyal, formé à la violence de rue et chargé de « frapper » lors des confrontations avec les patriotes. Un témoignage recueilli par la presse révèle le fonctionnement interne : la Jeune Garde assurait souvent le service d’ordre des événements insoumis, coordonné par Favrot, et ses membres étaient récompensés par des postes parlementaires. La phrase choc du témoin résume le système : « On fait le sale boulot et on est remercié avec des postes. » (voir ici).
Un système de complaisance à l’Assemblée nationale
L’affaire met au jour un traitement de faveur inédit au sein de l’institution. Un autre collaborateur de Raphaël Arnault, Robin Chalendard, apparaissait sur le site de l’Assemblée sous le pseudonyme Robin Michel, une démarche exceptionnelle accordée à la demande du député et validée par la division de la gestion financière.
Ce pseudonyme n’a pas été déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), soulevant des questions sur une transparence à deux vitesses réservée à l’extrême gauche.
L’utilisation présumée de moyens parlementaires pour coordonner des actions de rue et des services d’ordre violents interroge directement sur la frontière entre mandat public et militantisme : emplois fictifs ? Financement indirect de la violence ?
L’hypocrisie du maire écologiste de Lyon
Dans ce climat, le maire EELV de Lyon, Grégory Doucet – allié électoral de LFI en 2022 –, demande à la préfecture d’interdire la marche d’hommage à Quentin prévue samedi, invoquant des « risques de troubles à l’ordre public ». Pourtant, la mairie a elle-même collaboré avec la Jeune Garde et d’autres organisations d’extrême gauche, qualifiées de « camarades de combat » par le maire lui-même, notamment avec le Planning familial.
Refuser un hommage serein aux victimes tout en ayant travaillé main dans la main avec les milices présumées responsables du lynchage révèle une hypocrisie moralisatrice flagrante.
L’extrême gauche, faux rempart de la démocratie et vraie machine à violence
Ce drame n’est pas un fait divers isolé. Il incarne l’ultra-violence systémique d’une extrême gauche qui se pare du manteau de la démocratie tout en organisant des guet-apens mortels contre ses opposants politiques. Dissoute sur le papier, la Jeune Garde continue d’agir à travers ses réseaux et ses relais parlementaires. LFI, qui condamnait mollement le meurtre tout en maintenant son soutien à ces « alliés », se retrouve prise à son propre piège : celui d’une complaisance structurelle envers la violence de rue, financée et protégée par des postes publics. Le pouvoir centriste, par son silence complice ou son refus de nommer clairement les responsabilités, laisse prospérer cette machine à broyer les dissidents.
Un signal d’alarme pour la République
Le parquet a fait son travail en requérant des qualifications lourdes et des détentions. Mais le vrai scandale dépasse le judiciaire :
il est dans ce système où des assistants parlementaires financés par l’argent public orchestrent potentiellement des agressions mortelles, où une mairie « citoyenne » protège ses anciens partenaires violents tout en interdisant l’hommage aux victimes, où l’extrême gauche tue au nom de l’antifascisme sans jamais être inquiétée durablement.
Quentin Deranque, étudiant en mathématiques de 23 ans, n’est pas mort d’un banal règlement de comptes. Il est mort pour ses idées, lynché par une milice politique tolérée par ceux qui prétendent défendre la démocratie. L’heure n’est plus aux demi-mesures : la transparence totale sur les liens LFI-Jeune Garde, la fin des traitements de faveur à l’Assemblée et la dissolution réelle de ces réseaux sont désormais des exigences minimales de l’État de droit.


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