Un porte-conteneurs de l’armateur français CMA CGM a été pris pour cible dans le détroit d’Ormuz. Tout de suite Emmanuel Macron a tenu à dissiper toute ambiguïté : la France n’a « en aucun cas » été « visée », selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement.
Au sortir du Conseil des ministres, Maud Bregeon a insisté sur le message envoyé par cette attaque. « Les tirs qui ont visé hier un bateau CMA CGM montrent de toute évidence que la situation reste dangereuse », a-t-elle déclaré.
Le navire touché n’arborait pas le pavillon français, mais le pavillon maltais, et son équipage était philippin. Paris dit néanmoins assurer sa « solidarité » aux marins concernés.
Le porte-conteneurs San Antonio, propriété du groupe français, a été atteint lors de son passage dans la zone. Les blessés ont été évacués et pris en charge médicalement, tandis que le navire a subi des dommages.
Sur les marchés, la nouvelle s’est aussitôt ressentie. Le prix du pétrole a nettement reculé après l’annonce par Donald Trump de « grands progrès » dans les négociations entre l’Iran et les États-Unis. Vers 10 h 55 à Paris, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet chutait de 6,22 %, à 103,04 dollars.
Cette baisse intervient alors que Trump a aussi décidé de suspendre son « Projet Liberté », l’opération destinée à escorter les navires dans le détroit d’Ormuz. Il a expliqué vouloir attendre de voir si « un accord pouvait être finalisé et signé » avec Téhéran. Le blocus américain des ports iraniens, en vigueur depuis le 13 avril, reste toutefois maintenu. La pause, a précisé Donald Trump, répond à « la demande du Pakistan et d’autres pays ».
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé plus tôt dans la journée que la phase offensive du conflit avec l’Iran était terminée. « L’opération est finie (…) comme le président l’a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade », a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche.
Donald Trump a bien mis en garde Téhéran, au lendemain d’accrochages en mer et d’attaques contre les Émirats arabes unis imputées à l’Iran. « Ils savent ce qu’ils ont à faire et (…) ce qu’ils ne doivent pas faire », a lancé le président américain. Il s’est néanmoins gardé d’accuser explicitement l’Iran d’avoir violé la trêve en vigueur depuis le 8 avril.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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