Paix avec l’Iran : Trump exige l’adhésion de Riyad et Doha aux accords d’Abraham

Politician in a dark suit and red tie speaks with arms outstretched on a construction site, with a large government-style building in the background and construction equipment around.

Donald Trump a ajouté une exigence diplomatique de taille aux discussions de paix avec l’Iran. Lundi, sur Truth Social, le président américain a réclamé que l’Arabie saoudite et le Qatar signent les accords d’Abraham, ces textes qui normalisent les relations avec Israël. Il a également ouvert la porte à une éventuelle adhésion de l’Iran une fois l’accord de paix conclu.

L’annonce survient alors que se poursuivent les pourparlers pour mettre fin à la guerre opposant une coalition dirigée par les États-Unis à la République islamique. M. Trump a jugé que les négociations progressaient, mais il a prévenu qu’un échec entraînerait une reprise des combats d’une ampleur inédite.

Le dirigeant américain a révélé avoir conversé avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed, l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al-Thani et le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al Khalifa. Il leur a signifié qu’après les efforts déployés par Washington, il était impératif que ces États signent simultanément les accords d’Abraham.

Pour mémoire, ces accords signés en 2020 lient déjà Israël aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Maroc et au Soudan. L’Arabie saoudite avait engagé des discussions en ce sens avant de les geler en 2023 après le début de la guerre à Gaza. Le Qatar, pour sa part, n’avait jamais entamé ce processus.

Dans son message, Donald Trump a énuméré les pays dont il attend une signature : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Pakistan, Turquie, Égypte, Jordanie et Bahreïn. Il a toutefois placé la priorité sur Riyad et Doha, indiquant que leur adhésion immédiate entraînerait celle des autres capitales. Un ou deux pays pourraient, selon lui, avoir des raisons valables de ne pas signer, mais la plupart devraient être prêts.

Le président américain a défendu ces adhésions comme une opportunité financière et économique majeure pour toute la région, y compris en période de conflit. Il a aussi suggéré que plusieurs dirigeants arabes verraient d’un bon œil l’entrée de l’Iran dans ce cercle diplomatique, si Téhéran concluait un accord avec les États-Unis. Il a qualifié cette perspective de moment historique et d’accord le plus important jamais signé entre ces puissances.

Aucune réaction officielle n’a été enregistrée dans l’immédiat de la part des pays concernés. Cette pression replace la normalisation avec Israël au centre du futur équilibre régional.

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