Emmanuel Grégoire veut un Paris sans enfants à la rue cet hiver. « Parler des enfants, c’est parler des familles », rappelle Didier Wloszczowski, président du Secours populaire à Paris. Mais disons la vérité, la majorité des mineurs visibles dans les campements parisiens sont des enfants de migrants, souvent arrivés clandestinement ou en situation de séjour irrégulière, donc pour que la rue renonce vraiment aux enfants, il faut d’abord freiner la migration non contrôlée.
Mardi 14 avril, lors de son premier Conseil de Paris exceptionnel, le nouveau maire a répété sa promesse : « aucun enfant ne dormira à la rue » d’ici l’hiver 2026.
La ville de Paris est aujourd’hui un point de chute de plusieurs milliers de personnes et de familles, dont une part très importante relève de la migration irrégulière. Dans les campements sous les voies aériennes, dans les maraudes, dans les files du 115, les profils sont remarquablement homogènes : familles récentes, souvent issues de pays d’Afrique ou du Moyen‑Orient, sans papiers ou en attente de procédures, avec parfois des enfants en bas âge.
Le maire annonce un plan de 4 000 nouvelles places d’hébergement, portant la capacité totale à près de 7 000. Mais tant que les réseaux d’arrivées continuent à déverser des dizaines de milliers de nouveaux arrivants, doubler le nombre de lits revient à agrandir la salle d’attente plutôt qu’à résoudre la file d’entrée. Les familles qui arrivent en fraude, sans sponsoring ni projet viable, sont précisément celles qui se retrouvent ligotées par la précarité. Elles n’ont ni réseau, ni travail, ni logement légal — et se retrouvent tôt ou tard dans les campements.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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