Trump humilié au Moyen-Orient : l’Arabie saoudite et le Koweït sabordent le « Project Freedom » dans le détroit d’Ormuz

Trump humilié au Moyen-Orient : l’Arabie saoudite et le Koweït sabordent le « Project Freedom » dans le détroit d’Ormuz

Une annonce unilatérale et impulsive sur Truth Social

Le dimanche 4 mai 2026, Donald Trump annonce sur Truth Social le lancement immédiat du « Project Freedom »,

une opération militaire américaine destinée à escorter et à guider des navires commerciaux bloqués dans le détroit d’Ormuz.

Présentée comme un « geste humanitaire » pour libérer des navires de pays neutres piégés par le blocus iranien, l’initiative visait à rétablir la liberté de navigation dans ce passage stratégique qui représente près de 20 % du pétrole mondial. Trump l’a lancée sans consulter au préalable ses alliés traditionnels du Golfe, une décision impulsive qui allait rapidement se retourner contre lui.

L’opération a débuté le lundi 5 mai : deux navires américains ont transité sous escorte de la marine américaine, tandis que l’armée américaine affirmait avoir coulé plusieurs bateaux iraniens rapides qui tentaient d’interférer. Pourtant, dès le lendemain, tout s’est arrêté net.

La colère des monarchies du Golfe : refus d’accès aux bases et à l’espace aérien

Selon des informations confirmées par NBC News et plusieurs officiels américains, l’Arabie saoudite et le Koweït ont immédiatement refusé tout soutien logistique à l’opération.

Riyad a suspendu l’accès des forces américaines à la base aérienne Prince Sultan (au sud-est de la capitale) ainsi qu’au survol de son espace aérien. Le Koweït a fait de même : interdiction totale d’utilisation de ses bases, de son espace aérien et de ses droits de survol.

Mohammed ben Salmane (MBS), furieux de n’avoir pas été informé en amont, a exprimé son irritation lors d’un appel direct avec Trump. Ces refus ont privé les États-Unis du « parapluie aérien » et de l’infrastructure essentielle (basing, access, overflight) nécessaire au déploiement de l’aviation et au soutien logistique de l’opération navale. Sans ces appuis, « Project Freedom » devenait tout simplement impossible à mener à bien.

Une suspension rapide déguisée en « progrès diplomatiques »

Face à ce camouflet, Donald Trump a annoncé dès le 6 mai la suspension temporaire de l’opération. Sur Truth Social, il a justifié ce revirement par « d’importants progrès » vers un accord de paix complet et final avec l’Iran, à la demande du Pakistan et d’autres pays. Le blocus naval américain contre les ports iraniens reste cependant maintenu.

En réalité, ce n’est pas une victoire diplomatique, mais un échec opérationnel et politique majeur. L’opération, qui devait durer et démontrer la force américaine, n’a tenu que 48 heures à peine. Un navire marchand aurait même été touché pendant cette courte période.

Un camouflet diplomatique qui révèle le recul de l’influence américaine

Cet épisode marque un tournant symbolique dans les relations entre Washington et ses alliés du Golfe. L’Arabie saoudite et le Koweït, pourtant considérés comme des partenaires historiques, ont clairement affirmé leur souveraineté :

ils refusent désormais d’être entraînés automatiquement dans une escalade contre l’Iran sans consultation ni garantie.

C’est un signal fort de la nouvelle donne géopolitique au Moyen-Orient, où Riyad privilégie une plus grande autonomie stratégique (rapprochements avec la Chine et la Russie) plutôt que de servir de base arrière à une politique américaine impulsive.

Pour Trump, qui avait fait de la fermeté face à l’Iran l’un de ses marqueurs, ce revers est particulièrement humiliant. Annoncer une opération militaire majeure via les réseaux sociaux, sans coordination avec ses alliés, a non seulement provoqué leur colère, mais a aussi exposé les limites actuelles de la puissance américaine dans la région.

Vers une nouvelle ère au Golfe ?

Le détroit d’Ormuz reste sous tension, avec des milliers de navires et de marins toujours bloqués. Les négociations avec l’Iran se poursuivent, mais cet incident montre que les États-Unis ne peuvent plus compter sur un blanc-seing automatique de leurs alliés du Golfe. L’époque où Washington décidait seul semble révolue.

Cet échec du « Project Freedom » pourrait bien marquer le début d’une nouvelle phase : celle d’une Amérique contrainte de négocier non seulement avec ses adversaires, mais aussi avec ses propres partenaires. Une leçon géopolitique amère pour l’administration Trump, diffusée en direct sur X et dans les médias du monde entier.

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