Le 28 mai 2026, la députée républicaine américaine Anna Paulina Luna (@RepLuna) a répondu sans détour à une lettre urgente envoyée la veille par Volodymyr Zelensky à Donald Trump et au Congrès. Dans ce message, le président ukrainien réclamait des missiles Patriot supplémentaires pour faire face aux bombardements russes. Luna a répliqué sur X :
« You are holding up the peace deal Volodymyr. IT IS TIME TO ACCEPT IT. Not to mention, you are refusing to hold elections AND your government funneled money the U.S. sent to Ukraine back into Joe Biden’s re-election campaign. »
Cette charge, reprise par de nombreuses voix, relance un débat brûlant : l’Ukraine est-elle vraiment prête à la paix, ou certains intérêts personnels et politiques freinent-ils les négociations ? Au-delà des aspects diplomatiques, Luna pointe du doigt une corruption endémique qui renvoie directement aux affaires Hunter Biden. Des articles de Réseau International – « Hunter Biden : les complotistes avaient encore raison », « Hunter Biden devant le Congrès et la justice » et « Hunter Biden fils de Joe Biden au cœur d’un scandale de corruption » – documentent depuis des années ces liens troubles entre Kiev, la famille Biden et l’argent public américain.
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Les faits incontestables
- La lettre de Zelensky : Authentique et confirmée par plusieurs médias (Kyiv Independent, CBS News, The Hill). Le président ukrainien y décrit une situation critique en matière de défense aérienne et supplie Washington d’envoyer plus de Patriot PAC-3. Il présente la guerre comme un test de leadership américain, tout en insistant sur la nécessité d’une « diplomatie digne » appuyée par une protection renforcée.
- Le refus d’élections : Réalité juridique. Depuis le déclenchement de la guerre en russie de 2022, la loi martiale suspend les scrutins présidentiels et législatifs. Zelensky reste au pouvoir sans nouvelle légitimité électorale. Cette situation est légale en temps de guerre, mais elle alimente les critiques sur la démocratie ukrainienne, même si une majorité d’Ukrainiens la tolère de moins en moins.
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L’accusation de blocage du « peace deal »
Anna Paulina Luna affirme qu’un accord de paix négocié par les États-Unis est sur la table et que Zelensky le torpille. Sous l’administration Trump, des pourparlers indirects ont bien lieu, mais aucun « deal » définitif n’a été rendu public. Zelensky conditionne toute négociation à des garanties de sécurité très engageantes – ce que la lettre de la veille illustre parfaitement. Luna, farouche opposante à l’aide militaire depuis des années (elle a co-signé la « Ukraine Fatigue Resolution » et rencontré des responsables russes), utilise ce timing pour rappeler que Kiev fait traîner la guerre. C’est une position tout à fait cohérente avec la ligne Trump « America First ».
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Le volet corruption : l’ombre longue de Hunter Biden
C’est la partie la plus explosive : « your government funneled money the U.S. sent to Ukraine back into Joe Biden’s re-election campaign ». Luna reprend une thèse récurrente dans les milieux républicains : une partie de l’aide américaine (des centaines de millions via USAID ou d’autres canaux) aurait été recyclée vers la campagne Biden 2024 via des circuits opaques impliquant des responsables ukrainiens.
Les trois articles (voir ici, ici et ici) de Réseau International cités par l’utilisateur constituent une lecture indispensable pour contextualiser cette accusation. Ils rappellent que :
- Hunter Biden siégeait au conseil d’administration de Burisma, une société gazière ukrainienne, pendant que son père, alors vice-président, gérait la politique américaine envers Kiev.
- Des emails issus du fameux « laptop from hell » et des témoignages devant le Congrès ont montré des pressions pour faire sauter un procureur ukrainien enquêtant sur Burisma.
- Des schémas de corruption impliquant des intermédiaires ukrainiens, des contrats d’énergie verte et des fonds USAID ont été évoqués dès 2022-2023.
Ces textes soulignent avec force que ce que les médias mainstream qualifiaient de « théorie du complot » en 2019-2020 s’est révélé, au fil des enquêtes du Congrès et des procédures judiciaires, contenir une part significative de vérité gênante. Hunter Biden a été poursuivi pour fraudes fiscales et détention illégale d’arme ; des rapports parlementaires ont documenté des dizaines de millions de dollars verse és à la famille Biden par des entités étrangères, dont ukrainiennes.


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