Juste avant les ponts de mai, la SNCF observe une affluence record dans ses trains, TGV comme TER. La direction de SNCF Voyages confirme une montée en puissance ces dernières semaines. Lors des vacances de printemps, près de 14 millions de billets s’écoulent toutes zones confondues, un poil au-dessus de l’an dernier. Bordeaux, Lyon, Lille, Nantes ou Rennes trustent les destinations phares. Pour le week-end du 1er-Mai, plus d’1,5 million de voyageurs se sont embarqué dans 2 700 TGV et Intercités, avec plus de 25 % des rames combles.
Côté grande vitesse, la hausse reste modeste et multifactorielle : vacances zonées, Pâques et ponts de mai gonflent naturellement les convois. Les TER bondissent de 12 % sur les ventes de billets occasionnels (hors abos) à l’échelle nationale – deux fois plus qu’en avril 2025, où le gain n’était que de +6 %.
La SNCF se garde bien de crier victoire sur un effet d’aubaine lié aux carburants.
« De manière générale, la fréquentation des trains est en constante progression depuis 2019 », qu’il s’agisse de TGV ou TER, martèle la direction.
Preuve en chiffres : le marché grande vitesse français et européen culmine à 168 millions de clients en 2025, +3,5 % sur 2024. Depuis 2019, le TGV gagne près d’un voyageur sur cinq (+18 %). Les TER progressent de 3 % l’an dernier, soit +50 % au total sur la période post-Covid.
Jérôme Laffon, directeur de Ouigo, l’expliquait début avril : « La demande de trains a explosé après le Covid, et le contexte géopolitique pourrait l’accélérer. Mais nos marges de manœuvre pour booster l’offre sont très réduites : nos rames tournent déjà à plein régime. »
La compagnie maximise les rotations, doubles compositions en congés, et renforce où elle peut. Nouveauté 2026 : 200 000 places Inoui en plus vers Marseille et Nice au printemps-automne, plus 60 000 vers les Alpes (Paris-Annecy) cet été.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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