Dans une nouvelle émission diffusée le 12 mai 2026, le professeur Didier Raoult était l’invité de retour sur le plateau pour une longue analyse de l’actualité virologique. Au menu : le hantavirus (qu’il appelle « antavirus » dans la discussion), l’emballement médiatique autour du foyer argentin sur le paquebot MV Hondius, et surtout la question centrale : faut-il avoir plus peur du virus ou de la machine à peur médiatique et politique ?
Le professeur Raoult, qui vient de publier La Société du Factis – Journal d’un complotiste, n’a pas mâché ses mots :
« On est en train de nous refaire le même film qu’avec le monkeypox ou le Covid. »
Un virus connu depuis des décennies, pas une nouveauté apocalyptique
Le hantavirus n’est pas une découverte récente. Comme l’explique Raoult, qui enseigne les virus émergents :
- C’est une zoonose classique, transmise principalement par les rongeurs (rats, souris, campagnols) via leurs déjections, urines ou salive.
- On estime 200.000 cas par an dans le monde, sous deux formes principales : fièvres hémorragiques avec insuffisance rénale (formes plutôt bénignes) et formes pulmonaires plus graves décrites aux États-Unis.
- Le variant « Andes » (Honduras) impliqué en Argentine est connu pour pouvoir donner des formes respiratoires sévères et, dans de très rares cas, une transmission interhumaine en contact très proche (pas une transmission aérienne banale).
« C’est exactement ce que disait déjà notre ministre de la Santé actuelle, et pour une fois elle n’a pas dit de bêtise », ironise Raoult.
Sur le bateau de croisière, seulement quelques cas ont été détectés malgré des semaines de confinement en mer. Pour le professeur Didier Raoult, c’est un excellent indicateur : « Si c’était vraiment très contagieux, on aurait 30 à 50 % des passagers malades. » Il compare avec le norovirus (diarrhées) ou le Covid sur le Diamond Princess et le Charles de Gaulle : là, la contagion était massive. Ici, ce n’est pas le cas.
La chloroquine, une piste sérieuse oubliée
Le professeur rappelle une étude publiée en mars 2021 dans Frontiers in Cellular and Infection Microbiology (Valentin Vergotte et al.) montrant que la chloroquine est efficace in vitro et in vivo contre les hantavirus. Elle agit précisément au stade de l’endocytose, en empêchant l’acidification de l’endosome nécessaire à la libération du génome viral.
« C’est de la biologie de base, ça ne rapporte pas un sou, donc on n’en parle pas », lance-t-il.
Il insiste : la chloroquine (ou hydroxychloroquine) est l’un des médicaments les plus sûrs et les plus utilisés au monde (des dizaines de millions de boîtes prescrites chaque année en France en rhumatologie). La campagne de diabolisation pendant le Covid était, selon lui, scientifiquement infondée.
Vaccins en urgence : le même scénario que le Covid ?
Alors que Nicolas Hulscher, MPH, épidémiologiste à la Fondation McCullough, a récemment évoqué sept prototypes de vaccins en développement (ADN, ARN messager de Moderna, vecteurs viraux, sous-unités protéiques…), Raoult reste très sceptique :
- Les virus à ARN mutent rapidement.
- Les vaccins à cible unique risquent d’être vite contournés.
- Il rappelle l’échec des anticorps monoclonaux pour les mêmes raisons pendant le Covid.
« On veut nous faire croire qu’on va sortir un vaccin en quelques mois contre un virus qui mute tout le temps… On a déjà vu le film. »
La vraie épidémie : celle de la peur médiatique
Pour Raoult, le véritable danger n’est pas tant le virus que la presse et le storytelling anxiogène :
- Même schéma qu’avec le monkeypox (MST présentée comme une menace pandémique).
- Même schéma qu’avec le Covid (bateau, PCR, panique mondiale).
- Même acteurs : fondations, laboratoires, médias subventionnés qui « vendent » l’urgence.
Il cite l’exemple des chats à Paris : la ville a préféré stériliser et euthanasier les chats errants plutôt que de les laisser chasser les rats. Résultat : prolifération des rongeurs. « On préfère interdire la liberté plutôt que d’accepter la nature. »
Une société du « factis » (simulacre)
Le professeur élargit le débat à son dernier livre La Société du Factis : nous vivons dans un monde de simulacres où la communication remplace la réalité, où les promesses politiques sont des faux contrats (principe d’annualité budgétaire violé en permanence), où les institutions (OMS, médias, ministère) ont perdu toute crédibilité.
« Les gens commencent à être vaccinés contre la propagande. Ils ne croient plus au loup. C’est une bonne nouvelle. »
Message final
Le Professeur Didier Raoult reste serein sur le plan virologique :
« Ce n’est pas une maladie très contagieuse »
Il appelle à la raison, à la décontamination simple (gants + javel ou alcool), à la chasse aux rongeurs sur les bateaux, et surtout à ne pas céder à la panique.
Il conclut sur une note d’optimisme relatif : « Les systèmes vieillissent. La presse, l’OMS, le narratif Covidien… tout cela s’effrite. Les gens commencent à voir le simulacre. »
L’interview est donc un rappel salutaire, à l’heure où sept vaccins contre le hantavirus sont déjà en développement accéléré.
Faites bien attention, dans l'opération spéciale Hantavirus, l'OMS se présente comme l'opérateur raisonnable, scientifique, méthodique, tempéré et humaniste face aux gouvernements.
— Louis Fouché (@louisfouch3) May 12, 2026
Les médias, les gouvernements, et les médecins sont présentés volontairement comme dictatoriaux,… pic.twitter.com/bW0P8TxOQl


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