« Nous sommes déjà en pleine Troisième Guerre mondiale »

« Nous sommes déjà en pleine Troisième Guerre mondiale »

l’analyse sans concession du professeur Jiang Xueqin sur le conflit États-Unis/Iran

Dans une interview accordée à Glenn Diesen et diffusée le 12 mai 2026, le professeur Jiang Xueqin, analyste géopolitique chinois renommé pour ses prédictions exactes (réélection de Donald Trump, choix de JD Vance comme vice-président et déclenchement d’une guerre contre l’Iran), livre une lecture particulièrement lucide et inquiétante de la situation actuelle au Moyen-Orient. Selon lui, la guerre en cours entre les États-Unis (soutenus par Israël et les pays du Golfe) et l’Iran ne fait que s’installer dans la durée et marque déjà le début d’une Troisième Guerre mondiale d’un nouveau genre :

non plus des tranchées ou des bombardements massifs, mais une guerre d’usure économique, de blocus naval et de sabotage.

Une guerre annoncée… et sans issue facile

Le professeur Jiang rappelle que l’assassinat du général Qassem Soleimani en janvier 2020 par Donald Trump constituait déjà, selon lui, une « déclaration de guerre de facto ». Si Trump avait été réélu en 2020, la guerre aurait éclaté plus tôt. Aujourd’hui, après une première phase de « décapitation » (tentative d’éliminer la direction iranienne pour provoquer un changement de régime), les États-Unis sont passés à une stratégie de seconde phase : l’étranglement économique. Objectif principal : empêcher l’Iran d’exporter son pétrole vers la Chine et contrôler le détroit d’Ormuz via un blocus naval déclaré par Donald Trump.

« Les Iraniens se sont révélés bien plus résistants et inventifs que prévu », note Jiang. Résultat : une guerre lente, qui sortira vite des gros titres, à l’image du conflit à Gaza. Trump cherche à exercer une pression maximale (militaire, diplomatique, économique) pour imposer un « accord global » tout en détournant l’attention du public américain.

Trop d’acteurs qui veulent que le conflit continue

Le spécialiste explique pourquoi personne n’a réellement intérêt à une sortie rapide du conflit. Les pays du Golfe (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Bahreïn) voient dans une victoire iranienne une menace existentielle : contrôle du détroit d’Ormuz et domination chiite. Israël, de son côté, poursuit le projet du « Grand Israël » et espère que le chaos affaiblira durablement Arabes et Iraniens, lui permettant de redessiner la carte du Moyen-Orient. L’Iran, quant à lui, refuse de revenir au statut de pays sous sanctions et considère le détroit d’Ormuz comme son principal levier de négociation.

Les États-Unis eux-mêmes sont piégés par le pétrodollar : un retrait précipité pousserait les pays du Golfe à rapatrier leurs milliers de milliards investis aux États-Unis pour payer des réparations à l’Iran, provoquant un effondrement de l’économie américaine, notamment du secteur de l’intelligence artificielle.

La Troisième Guerre mondiale est déjà là

Pour Jiang Xueqin, nous ne sommes pas au bord d’une Troisième Guerre mondiale : nous y sommes déjà.

Simplement, la guerre du XXIe siècle ne ressemble plus à celle du XXe.

Il ne s’agit plus d’affronter des armées sur un champ de bataille, mais d’étrangler économiquement l’adversaire, de provoquer des troubles intérieurs et de saboter ses infrastructures (drones sur raffineries, interceptions de pétroliers). Une « guerre sur les océans » oppose déjà discrètement États-Unis et Russie autour des tankers russes. La Chine joue un rôle central : les États-Unis ne veulent pas la détruire économiquement (elle achète les bons du Trésor américain), mais la contraindre à un accord qui en fasse un vassal.

La stratégie américaine : forteresse Amérique du Nord et « diviser pour régner »

Donald Trump s’apprête à se rendre à Pékin dans les prochains jours. Selon Jiang, trois points seront au cœur des négociations : un accord commercial (la Chine achètera davantage de GNL américain), la reconnaissance de Taïwan comme partie intégrante de la Chine, et une coopération massive en intelligence artificielle. Objectif affiché : transformer la Chine en vassal de l’empire américain.

Parallèlement, Washington se replie sur une « Grande Amérique du Nord » (pression sur Canada, Mexique, Groenland…) et sous-traite les conflits : l’Europe contre la Russie, le Japon et la Corée du Sud contre la Chine, les pays arabes contre l’Iran.

L’Europe est déjà vassalisée : gel des avoirs russes, destruction de Nord Stream, achat forcé de GNL américain quinze fois plus cher que le gaz russe.

Les Européens risquent désormais d’être envoyés au front pour compenser l’essoufflement ukrainien.

Troupes au sol en Iran et dette américaine : le moteur caché

Le professeur Jiang prévoit l’envoi de troupes américaines au sol en Iran, non par idéologie, mais par nécessité économique : l’usage intensif d’avions devient trop coûteux en guerre d’usure. Ces troupes serviront à sécuriser la côte, traquer l’artillerie et les missiles iraniens, et exploiter les divisions ethniques (Baloutches au sud-est, Kurdes au nord-ouest) pour affaiblir les Gardiens de la révolution de l’intérieur.

Derrière tout cela, une réalité financière implacable : la dette américaine atteint 39.000 milliards de dollars. Les intérêts seuls coûtent 1.000 à 2.000 milliards par an.

L’alternative à la guerre ? Le défaut de paiement, qui ferait s’effondrer le système bancaire.

La guerre permet de forcer le reste du monde à absorber cette dette en achetant énergie et armes américaines.

Perspectives : victoire apparente à court terme, déclin inéluctable ?

À court terme, Jiang prévoit que les États-Unis donneront l’impression de gagner : accord avec la Chine et dégâts économiques majeurs infligés à l’Iran. Mais à moyen et long terme, l’empire américain, miné par l’arrogance de Washington, la corruption, la décadence et la faible natalité, risque de sombrer dans une guerre civile entre financiers de Wall Street et oligarques de la tech (Larry Ellison, Sam Altman, Peter Thiel). Donald Trump pourrait chercher un troisième mandat et rétablir la conscription, non pour faire la guerre, mais pour discipliner une jeunesse américaine devenue « paresseuse et corrompue » par les cryptomonnaies, OnlyFans et la spéculation.

Le professeur reste cependant optimiste sur la résilience de la « République américaine » (50 États très différents, Constitution solide) par rapport à l’Empire. Un retour aux racines chrétiennes pourrait, selon lui, redonner à l’Amérique la cohésion et la vitalité qui lui manquent.

Dans tous les cas, conclut Jiang Xueqin, le monde qui émergera de cette période de chaos sera profondément transformé.

La seule certitude, c’est que l’empire américain joue son va-tout… et que personne ne semble prêt à céder.

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