Jeudi soir, à Nantes, des tirs en pleine rue ont coûté la vie à un adolescent de 15 ans et blessé deux autres mineurs. Sur place, les enquêteurs relèvent quatorze douilles de calibre 9 mm et les tireurs prennent la fuite.
Une habitante raconte la scène : « On revenait des courses avec ma mère. On a entendu des rafales, deux fois. J’ai attrapé ma mère pour rentrer vite dans l’immeuble. »
Un jeune de 15 ans meurt sur place, un autre, âgé de 13 ans, est hospitalisé dans un état critique, avec un pronostic vital engagé. Le troisième, 14 ans, est blessé mais ses jours ne sont pas en danger. Selon les premiers éléments, les victimes n’étaient pas connues de la justice. Une précision qui nourrit déjà une autre hypothèse : celle de victimes collatérales.
Pour le procureur de Nantes, Antoine Leroy, la piste d’un règlement de comptes lié aux stupéfiants est privilégiée. Une lecture partagée par la maire, Johanna Rolland, qui dénonce « un narcotrafic qui gangrène le pays » et appelle à une réponse ferme de l’État.
Une enquête a été confiée à la division de la criminalité organisée. Dès jeudi soir, un important dispositif policier est déployé pour sécuriser les lieux et lancer les premières investigations. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est rendu sur place le lendemain matin, il s’est dit confiant, assurant que les forces de l’ordre feraient le nécessaire pour retrouver aussi bien les exécutants que ceux qui tirent les ficelles. Il a salué leur mobilisation sur le terrain et leur capacité à faire avancer l’enquête. Il a répété qu’il restait pleinement déterminé à lutter contre le narcotrafic, un combat qu’il entend mener jusqu’au bout. « On ne lâchera rien », a-t-il insisté.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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