Trois jours après la fusillade qui a endeuillé les Moulins, à Nice, les policiers ont interpellé quatre personnes. Parmi elles, un homme susceptible d’être l’auteur des tirs.
Sur son compte X, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est félicité de « l’important travail des enquêteurs » et a précisé que trois suspects avaient été interpellés « cette nuit », tandis que le quatrième l’avait été « dans la journée ».
Selon le parquet de Marseille, qui supervise désormais le dossier, ces placements en garde à vue s’inscrivent dans la traque des responsables de l’attaque survenue lundi. L’un des suspects pourrait être ce tireur aperçu arrivant en trottinette sur les lieux.
« J’adresse toutes mes félicitations aux enquêteurs de la police judiciaire et aux magistrats qui ont permis l’interpellation du tireur et de ses trois complices présumés dans le drame des Moulins », écrit le maire de Nice, Éric Ciotti, sur X, appelant à des « sanctions les plus fortes contre ces criminels qui défient la République en semant la terreur et la mort ».
Déposé en voiture avec sa trottinette, l’assaillant a ouvert le feu en rafales sur un groupe rassemblé devant un café et une confiserie, en plein cœur d’une place animée. Deux hommes ont été tués : Ahmed, 57 ans, et Adilson, 39 ans, éducateur sportif bien connu dans le quartier, tous deux étaient pères de famille. Six autres personnes ont été blessées, dont trois grièvement, leur pronostic vital n’est plus engagé depuis mardi.
Le parquet évoque, une fois encore, des rivalités liées au trafic de stupéfiants, un motif désormais classique dans ce type de règlements de comptes. Pourtant, seules trois des personnes blessées lundi étaient connues pour des faits en lien avec ces activités et les autres victimes apparaissent comme des dommages collatéraux d’une guerre de territoire qui dépasse ses protagonistes.
Antoine, rédacteur stagiaire, service information


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