Dans les premières heures du 3 janvier 2026, les forces spéciales américaines ont lancé une opération audacieuse au Venezuela, capturant le président Nicolás Maduro et le transférant à New York pour un procès sur des accusations de narcotrafic.
Ce qui était présenté comme une mission de justice anti-drogue par l’administration Trump s’est rapidement révélé être bien plus : une manœuvre impérialiste pour contrôler les vastes réserves pétrolières vénézuéliennes, les plus importantes au monde avec environ 304 milliards de barils.
Trump lui-même a déclaré que les États-Unis « géreraient » le Venezuela temporairement pour « réparer » son industrie pétrolière, en impliquant des compagnies américaines dans la reconstruction – un euphémisme pour une appropriation des ressources. Cette intervention dépasse largement le cadre d’une opération anti-drogue ; elle incarne le retour d’un impérialisme prédateur américain, rappelant les sombres chapitres des interventions en Amérique latine, et soulève des questions sur la souveraineté des nations et la véritable nature de la politique étrangère des États-Unis.
Le prétexte anti-drogue : un masque pour un accaparement pétrolier
L’administration Trump a justifié l’incursion en invoquant la lutte contre le narcotrafic, accusant Maduro d’être à la tête du « Cartel des Soleils » et de faciliter l’importation de drogues aux États-Unis. Pourtant, des critiques progressistes et analystes indépendants soulignent que ces allégations servent de couverture à un objectif plus prosaïque : s’emparer des réserves pétrolières vénézuéliennes pour renforcer la domination énergétique américaine. Trump a explicitement mentionné que les compagnies pétrolières américaines investiraient des milliards pour relancer la production, avec un remboursement potentiel via les revenus pétroliers ou même les contribuables américains – une idée qui transforme les citoyens en bailleurs de fonds involontaires d’une aventure impérialiste.
Des observateurs comme ceux de *Responsible Statecraft* notent l’ironie : alors que la Maison Blanche embrasse un « impérialisme fossile », les marchés énergétiques mondiaux ont évolué, rendant cette saisie non seulement anachronique mais potentiellement contre-productive. Sur les réseaux sociaux, des utilisateurs dénoncent cela comme un « accaparement de ressources cynique », avec des explosions à Caracas causant plus de 80 morts, et la Garde côtière américaine traquant un tanker russe – un acte qui frise la piraterie moderne. La Russie a qualifié cela de « vol de ressources cynique », tandis que des publications soulignent que l’opération vise à priver la Chine de son approvisionnement en pétrole vénézuélien, affaiblissant ainsi les rivaux géopolitiques des États-Unis.
Ce n’est pas de la justice ; c’est une extension de la Doctrine Monroe, où Washington dicte les règles en Amérique latine pour sécuriser ses intérêts économiques.
De plus, des preuves émergent que l’industrie fossile a financé massivement la campagne de Trump – plus de 450 millions de dollars – et que des discussions avec les PDG pétroliers ont eu lieu avant et après l’opération. Le Département de la Justice américain a omis de mentionner le « Cartel des Soleils » dans l’acte d’accusation contre Maduro, renforçant l’idée que les charges sont fabriquées pour justifier un vol pétrolier évalué à 18,5 billions de dollars. Comme l’a tweeté un analyste, « c’est un accaparement de pétrole et de crypto », avec des rumeurs sur la saisie des réserves de Bitcoin vénézuéliennes pour renforcer le pétrodollar en déclin.
Le défi des tankers BRICS : une résistance à l’hégémonie américaine
Malgré le blocus naval imposé par les États-Unis mi-décembre 2025, une flotte de tankers provenant de pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine) et d’alliés comme le Mexique défie ouvertement les sanctions. Des rapports indiquent que 12 à 16 tankers ont quitté les ports vénézuéliens en mode « dark » (sans transpondeurs), certains à destination de la Chine, utilisant des techniques d’évasion pour contourner la surveillance américaine. Pepe Escobar, journaliste géopolitique, a qualifié cela de défi direct à « Neo-Caligula » (Trump), prédisant un retour aux « Pirates des Caraïbes » avec Marco Rubio comme « vice-roi » du Venezuela.
Cette résistance met en lumière l’hypocrisie américaine : sous couvert de sécurité nationale, Washington perturbe les flux énergétiques globaux pour rediriger le pétrole vénézuélien vers ses raffineries, au détriment des partenaires BRICS.
La Chine, qui a prêté plus de 60 milliards de dollars au Venezuela en échange de pétrole, voit cela comme une escalade dans la rivalité sino-américaine. Un envoyé chinois à l’ONU a condamné l’action militaire comme une « prise de pouvoir flagrante », appelant à la libération immédiate de Maduro. Sur les réseaux sociaux, des voix critiques comparent cela à des invasions passées en Irak ou en Libye, où les États-Unis ont promis la démocratie mais n’ont laissé que le chaos et le pillage de ressources.
Critiques internationales : un retour à l’impérialisme prédatrice
Les réactions mondiales sont unanimes dans leur condamnation : c’est du « rang impérialisme », un rappel des interventions américaines qui ont laissé un legs terrible en Amérique latine. Le Monde parle du « retour de l’impérialisme prédateur américain », tandis que El País voit en Trump une approche prête à intervenir directement pour des intérêts stratégiques. Des progressistes américains accusent l’opération d’être motivée par « l’impérialisme pétrolier », notant que les États-Unis visent à contrôler les réserves pour empêcher l’invasion de Taïwan par la Chine, dominer l’IA et contrer la monnaie de réserve BRICS.
Au Venezuela, la révolution bolivarienne persiste malgré la capture de Maduro, servant de base arrière pour le socialisme et l’anti-impérialisme. Des analystes comme ceux de Geopolitical Economy décrivent cela comme la « Doctrine Donroe » (voir ici) – une plan impérial pour l’Amérique latine, où les sanctions et les blocus forcent la soumission économique. Sur les réseaux, des utilisateurs ironisent : « Si c’est ainsi, prenons le Canada demain – dictateur et pétrole là aussi. » Même des voix pro-Trump admettent implicitement que ce n’est pas seulement anti-drogue, mais une stratégie pour « affamer la Chine de pétrole ».
Implications géopolitiques : un monde multipolaire en ébullition
Cette intervention risque d’accélérer le déclin de l’hégémonie américaine. En forçant le Venezuela à vendre son pétrole en dollars, Washington tente de sauver le pétrodollar, mais cela pourrait renforcer les alliances BRICS et accélérer la dédollarisation.
Les impacts sur les Vénézuéliens sont dévastateurs : perturbations économiques, migration forcée et perte de souveraineté. Internationalement, cela viole le droit international, comme le soulignent des critiques qui comparent cela à un « racket » pour les ressources, similaire à d’autres conflits pour le gaz et le pétrole.
En conclusion, l’opération au Venezuela n’est pas une victoire contre les drogues, mais une démonstration flagrante que les États-Unis dictent encore leur loi par la force, sortant du cadre légal pour sécuriser des ressources vitales. Cela renforce l’image d’un empire en déclin, prêt à tout pour maintenir sa suprématie. Le monde multipolaire, avec les BRICS en tête, doit résister à cette agression pour préserver la souveraineté des nations. Sinon, qui sera la prochaine cible de cet impérialisme déguisé ?


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